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 Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.

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MessageSujet: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Dim 19 Aoû - 15:47

Mary Margaret & Bartholomew


Je m’étais levé, bien trop pressé de quitter ces lieux, et pourtant retenu par la seule pensée qu’il faudrait alors la quitter sans savoir quand notre prochaine rencontre. Je m’étais servi de cette excuse, alors que je pouvais si bien m’acquitter de mes responsabilités bien plus tard. Je n’avais pensé qu’à moi-même, sans me demander si cela l’enchanterait ou non de me voir disparaitre comme j’étais apparu. Comme elle m’était apparu. Mais qui aurait pu le croire ?! Qui aurait pu penser que ce soudain empressement aurait éveillé en elle un certain mal-être. Une gaucherie certaine dans sa dénégation. Et elle avait chuté, empêtré dans les jupons de sa robe sans que je ne puisse faire quoi que ce soit.
A peine le temps d’esquisser un pas, un geste secourable, de murmure un juron, avant de m’agenouiller à ses côtés. « Est-ce que tout va bien ?! ». Je tachais de ravaler l’inquiétude qui me ronger, mais ma voix étranglée trahissait tout mon émoi. Mais je m’inquiétais de ne pas entendre sa douce voix me répondre calmement. Mais comment aurait il put en être autrement alors, alors que ces yeux clos me la présentait comme endormie. Victime d’un malaise ? D’un évanouissement ? Je n’en savais rien, mais je me sentais déjà rassurer de la savoir en vie, de voir ses joues pales toujours légèrement rosies. Cette jeune femme avait vraiment le don de me mettre dans des situations incroyables. Mais je me sentais tout de même coupable.
Certes je l’avais remarqué. Sa pâleur maladive, mais je l’avais alors prise pour une sorte de coquetterie propres aux demoiselles. Cette mode clairement annoncé, celle qui voulait que toutes les demoiselles ait cette couleur virginale, celle qui faisait en sorte que les demoiselles aimaient à se promener avec chapeaux, coiffes, ou autres ombrelles. Limitant leur exposition à la lumière somme toute naturelle. Mais j’avais été absolument idiot de penser cela. Elle. Celle qui me parlait avec autant de facilité, que je dévorais des yeux, et qui ne me semblait pas plus coquette que cela. Comment avais-je put penser cela ?! Pourquoi m’étais je permis de penser en ces termes ?! Peut-être avais-je été abusé par les habitudes à défaut des convenances. L’habitude de ces américaines trop maquillées, de ces anglaises trop coquettes… Pourtant je le savais bien. Oui, je savais qu’il ne fallait pas faire une généralité de ces femmes-là.

« Croyez-moi mademoiselle, je rêverais qu’il en fut autrement, mais mes intentions sont pures. ». Parlant plus pour moi que pour la belle endormie, je la chargeais entre mes bras, non sans mal. Non pas qu’elle fut lourde, mais tout simplement parce que je n’étais pas habitué à ce genre de paquet, et il restait impensable de la charger sur mon épaule comme un simple sac de blé, comme il m’était tout bonnement inconcevable que de faire le chemin à dos de cheval sans avoir la certitude qu’elle n’en chuterait pas par ma propre bêtise. Et il fallait avouer une chose, aussi pures soient mes intentions, la porter ainsi me permettait de la tenir tout contre moi. Plus proche que nous ne le serions surement jamais.
Je sifflais, et le cheval se mit à avancer au même rythme que le mien, prenant sans même se donner la peine de me regarder la destination de DarleyHill. Encore une chance que le manoir ne se trouvait pas à plus d’un kilomètre, car je n’aurais su alors où la mener, ni que faire d’elle. Alors qu’une fois arrivée au pied de la porte, il ne me fut pas difficile de la confier au soin de mon intendant et de la gouvernante. « Prenez soin d’elle comme s’il s’agissait de moi. ». Leur avais-je dit, en la déposant sur le lit d’une des chambres de l’étage.
Et avait alors commencé mon supplice. Attendre, encore et encore, face à ces minutes qui s’égrainent. Ecrivant une missive qui se voulait sage, et mettant en aucun cas la vertu de la jeune femme en péril, sans cesser de me demander s’il fallait vraiment que je charge un messager de trouver la demeure de cette chère Miss Howard. Que faire ?! Que devais-je faire ? Attendre. Je me contentais d’attendre, jusqu’à ce que l’attente ne devienne trop longue. J’avais alors appelé mon intendant et lui avait remis la lettre. « Si elle ne se réveille pas avant trois heures, veillait à mener cette lettre chez elle. Quelqu’un doit bien connaitre Miss Howard au village. ». Puis j’étais parti, avant de revenir sur mes pas presque en courant. « Et prévenez moi dès qu’elle ouvre les yeux ! ».

J’avais besoin de me concentrer sur autre chose. De me plonger dans le travail comme je le faisais si facilement. Et je pris la direction des enclos à l’arrière du manoir, suivant les petits chemins de pierres qui crissaient à chacun de mes pas. Le pas était lent, très lent, et je ne pouvais m’empêcher de me retourner tous les dix mètres afin de jeter un coup d’œil à ce que j’avais laissé derrière moi. Comment pouvais-je la laisser ainsi seule dans ces lieux qu’elle ne connaissait pas ?! Voilà que je me retrouvais une nouvelle fois face à me culpabilité.
Alors sans réfléchir, sans laisser aucune place aux convenances, à ce qu’il fallait vraiment faire dans ces moments-là, je pris la décision de revenir sur mes pas. De courir encore et encore, de chasser tout cela de mon esprit. De monter les marches quatre à quatre, passant certainement pour un fou aux yeux de mes propres employés. Mais je n’avais qu’elle. Uniquement elle à l’esprit. J’ouvrais la porte de la chambre… Et me retrouver face à ma gouvernante, cette bonne madame Stratford. Aussi ronde que les théières qu’elle polissait tous les matins. Elle avait ce genre de regard réprobateur qu’à une mère quand elle surprend ces enfants en train de faire des bêtises. « Monsieur vous ne pouvez entrer ! On ne peut décemment regarder une jeune fille en train de dormir à moins de vouloir passer, aux yeux des gens, pour un de ces vilains dépravés. ». Que pouvais-je répondre à cela ? Alors qu’elle avait entièrement raison… Alors je me contentais de pousser un soupir pour finalement me retrancher dans la vaste bibliothéque à l’autre bout du couloir.



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MessageSujet: Re: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Dim 19 Aoû - 18:22



Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.


Je me réveillais, était-ce moi ou c’était la deuxième fois aujourd’hui ? Je laissais glisser mes mains sur les draps, ils étaient doux, mais bizarrement je me sentais mal à l’aise. J’ouvrais enfin les yeux et regardais autour de moi. Ce n’était pas mes draps, ils étaient d’une couleur violette et là, ils étaient bleus. Je continuais mon inspection, ce n’était pas mon lit puisque le bois était noir et là il était de couleur marron clair. Ce n’était pas ma chambre puisque mes affaires ne se trouvaient pas sur la coiffeuse. Je sortais du lit et me demandais où je me trouvais, une chambre inconnue de la maison de ma tante ? Non, je l’avais parcourus de long en large et je connaissais toutes les pièces. Je regardais ma robe et la voyais déchirée, les souvenirs me revinrent alors. J’avais rencontré l’homme qui me hantait dans la matinée, nous avions conversé, j’avais faillit tombé mais je m’étais accrochée à son pantalon. Je rougis à cette pensée. Puis nous nous étions posé près de la rivière et nous avions une fois de plus discuté jusqu’à ce qu’il m’informe de son départ. Là j’avais décidé de simuler un mal aise, j’avais dû drôlement bien réussir puisque je me retrouvais dans une chambre. Une chambre, mais de quel maison ? Et à quel propriétaire ? Je me mis à espérer que je me trouvais chez Monsieur Aubray. Dans une chambre où il s’était tenu, dans un lit où il avait peut-être une fois dormit. Je me sentais comme une enfant, je sautillais sur moi-même lorsque j’entendis la porte s’ouvrir. J’arrêtais immédiatement et tourné la tête vers la personne qui venait d’entrer. « Je vois que vous vous êtes réveillé mademoiselle Howard. » Elle s’approcha de moi et rajouta « Monsieur paraissait inquiet. » Elle jeta un oeil a ma robe et tenta tant bien que mal de la rafistoler. « Ne vous inquiétez pas madame, je la ferais recoudre en rentrant. Si je puis me permettre, savez-vous où se trouve le maître de maison ? » Elle se tourna vers la porte et l’ouvrit. « La dernière fois que je l’ai vu, il était dans ce couloir. Monsieur ne doit pas être bien loin. » Je sortais donc de la pièce, la gouvernante ferma la porte et je me mettais à marcher dans les couloirs, regardant les tapisseries, les différentes choses qui pouvaient être accroché aux murs. À chaque porte je frappais, espérant entendre sa voix. J’entendis du bruit dans une pièce sur ma gauche et je décidais d’entrer. Je décidais de rester silencieuse. De chaque côté du couloir, des livres s’entassaient dans des étagères, je touchais les reliures de cuirs, l’envie d’en prendre un et de découvrir ce qu’il renfermait me pris, mais je me retenais, je n’étais pas venue pour cela, il fallait que je le trouve, que je le remercie et pourquoi pas, cessé de lui mentir... J’arrivais enfin dans le centre de la pièce, des sofa étaient installés et une grande vitre s’ouvrait sur le jardin. Je vis une tête dépassé d’un des sofas, même de dos je le reconnaissais. Je me postais à l’entrée et croisais mes mains dans mon dos, je me raclais la gorge, d’une façon féminine et douce, avant d’ajouter. « Monsieur ? Désolée de vous déranger, mais j’aimerais vous remercier pour m’avoir ramener. » J’entendais sa réponse sans bouger.




Dernière édition par Mary Margaret W. Howard le Lun 20 Aoû - 9:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Dim 19 Aoû - 20:29

Mary Margaret & Bartholomew


Le temps s’écoule de façon anarchique, à certains instant il file dans un galop infernal, si vite qu’il nous glisse entre les doigts sans que nous ne puissions rien y faire. Et a d’autres, c’est tout le contraire, il s’écoule lentement, grain par grain dans un immense sablier si plein mais pourtant si vide à la fois. Et moi, je n’aurais pas pu imaginer que le temps s’égrainerait si lentement dans ma propre maison, celle qui m’apportait autant de réconfort que m’avaient apporté les bras de ma mère lors de ma tendre jeunesse. Ce genre de réconfort qui vous berce et vous calme… Mais qu’en était-il de ce calme quand l’être qui vous hante se trouve à peine plus loin qu’une longueur de couleur. Alité, sous la surveillance d’une gouvernante bien trop sérieuse à votre gout.
Je m’étais alors mit à faire des allés-retours entre la chambre et la bibliothèque, écoutant au porte, m’asseyant dans l’un des fauteuils se trouvait à côté de la porte pour finalement me relever presque immédiatement. On m’avait apporté un thé que j’avais laissé refroidir et que je n’avais finalement pas bu. J’avais distribué un bon nombre d’ordres, et scruté par la fenêtre de mon bureau s’ils étaient correctement accomplis. Je poussais des soupirs profond, me montrait maladroit en souhaitant travailler sur les comptes, renversant mon encrier, cassant une plume. Je n’arrivais pas à lire sans avoir son image qui s’imposait à mon esprit.

Alors je quittais tout, laissant mon travail là où en était, aussi bien intellectuel que manuel. J’arrêtais de me ronger les sangs en observant le cadran de l’horloge, prenant pour résolution que de me calmer. Me mettre dans tous mes états pour un simple malaise. Je me laissais ainsi aller un livre à la main, tentant de lire ses quelques lignes qui ne cessaient de se jouer de moi en se mélangeant sous mes yeux. A force de relire encore et encore la même ligne, je finissais par m’endormir d’un sommeil sans rêve.

Pas de rêves et pourtant si parfait, ce genre de sommeil qui vous repose bien plus que ne vous délasse. On se laisse emporter souhaitant qu’il dure à jamais, car le réveil ce fait toujours difficilement. On vous extirpe de la douceur, d’un nid fait de coton, ou que sais-je encore. Mais cette fois ci ce fut en tout point différent, car même le plus doux rêve n’aurait pu avoir tel dénouement. Cette voix, cette simple fois suffit à me sortir des bras de Morphée. J’ouvrais alors les yeux un peu gêné, et avec une raideur digne de ce sommeil qui m’avait pris en traitre, je me relevais. « Vous n’avez pas besoin de vous inquiéter, ni de me remercier pour cela. ». Je me passais une main sur le visage, comme pour effacer la fatigue qui me marquer à présent le visage. « Je suis désolée, je me suis assoupi… Mes nuits ont été quelque peu écourté ces derniers temps. ».
Je lui désignais alors les divers fauteuils qui se trouvaient dans la pièce, lui signifiant ainsi qu’elle pouvait s’asseoir là où bon lui semblerait. Et je remarquais alors pour la première fois que sa robe se trouvait être déchiré. Je fixais ainsi la déchirure, avant de détourner le regard. « Je n’ai pas encore averti votre famille d’où vous vous trouviez. Je pensais attendre que vous soyez réveillé pour ça. ». Je lui offris un sourire quelque peu désolé, me demandant si j’avais jusqu’alors fait les bons choix.

Un peu hésitant, je restais debout, ne sachant comment agir. « Vous n’avez pas eu le temps de vous nourrir, je vais faire appeler quelqu’un. ». Et je me déplaçais dans la bibliothèque ouvrant une trappe tout contre le mur pour y tirer une cordelette assez large et aux allures quelque peu âgée. On ne pouvait l’entendre, mais une cloche devait avoir résonnait dans les cuisines, et quelqu’un finirait bien par monter. « J’espère vraiment que vous vous sentez mieux. ».


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MessageSujet: Re: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Lun 20 Aoû - 9:07



Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.


Il se leva, les traits tirés. Je ne l’avais pas remarqué plus tôt, mais il semblait fatigué, une fatigue mentale bien plus que physique. « Vous n’avez pas besoin de vous inquiéter, ni de me remercier pour cela. » Il se passa la main sur le visage, pour ma part, je ne bougeais pas. Autant je me permettais une proximité lorsque nous étions à l'extérieur, autant j’offrais de la retenue maintenant que je me trouvais dans cette grande maison, dans sa grande maison, j’imaginais alors qu’elle pourrait devenir Notre grande maison ... Je chassais cette pensées, car aussi parfaite soit-elle, elle me faisait mal, me rappeler à la réalité des choses, mon père ne l’accepterait jamais. Il ne faisait pas partit de l’aristocratie et si aujourd’hui il était riche, à un moment de sa vie il avait dû être plus pauvre que cela. Je le regardais, me sentant désolée pour moi, mais plus encore plus pour lui. « Je suis désolée, je me suis assoupi... Mes nuits ont été quelque peu écouté ces derniers temps. » il me montra les fauteuils, comme pour m’inviter à m’asseoir. Je n’osais cependant bouger. « Je n’ai pas encore averti votre famille d’où vous vous trouviez. Je pensais attendre que vous soyez réveillé pour ça. » Il souriait, mais un sourire désolé, pour le rassurer, j’ajoutais « Vous avez bien fait Monsieur Aubray. Mieux vaut qu’il ne sache rien de tout cela. J’espère que votre personnel saura être discret. Je n’ai pas besoin d’un scandale et vous non plus je crois. » Je souriais en disant cela, je ne voulais pas qu’il le prenne mal. « Vous n’avez pas eu le temps de vous nourrir, je vais faire appeler quelqu’un. » Je me dirigeais vers le fauteuil le plus près de lui, il avait déjà fait sonner la cloche. « Vous n’auriez pas dû les déranger pour si peu, Monsieur. » mais je me disais le contraire dans ma tête, mon ventre gargouillait et mon évanouissement n’avait pas arranger les choses. « J’espère vraiment que vous vous sentez mieux. » Je regardais mes mains, elles étaient blanches, plus que d’habitude et je commençais à m’inquiéter de ma santé, je ne voulais pas passer des mois alité et penser à ce que l’homme que je croyez aimer pouvait faire, s’il m’aurait alors oublié ou pire encore, si une autre était venu prendre son coeur. « J’ai déjà été mieux, je ne vous le cacherais pas, mais ces soucis ne sont en rien dû à notre escapade. J’ai une santé fragile, depuis ma plus tendre enfance. Je n’ai survécu à ma naissance seulement parce que le docteur a su m’extirper. Pour le reste, ma mère me répète que je me suis battu, mais je ne sais pas si cela est vrai. Quoi qu’il en soit, je suis passé à côté de beaucoup de chose dans ma vie à cause de cette santé. On me répétait tous les jours que je n’avais pas le droit de sortir, que je ne pouvais pas jouer... » Je prenais une pause, je ne savais pas pourquoi je m’étais mise à tout lui raconter, mais c’était comme-ci je pouvais lui faire absolument confiance. Je repris « Quand je suis resté coucher dans un lit, sans pouvoir bouger, mes jambes ne pouvant plus me porter, les médecins ont convenu que l’air de la campagne serait peut-être plus bénéfique que celui de Norfolk. J’ai passé près d’un an ici à me remettre, pour pouvoir me rendre dehors, il fallait que l’on me porte... Mais les médecins avaient vu juste, j’ai recouvré la santé ici, à Histon. » Mon regard était tourné vers la grande fenêtre, mais je regardais au loin dans le vague. Tout en moi m’obligeait à continuer, à lui dire que notre rencontre m’avait tellement touchée que je n’en dormais plus, que j’étais à présent stressée tous les jours, stressée de ne jamais le revoir, stressé de me rendre compte qu’il n’avait pas les mêmes sentiments que moi. Je sentis les larmes montés, mais je les refoulés. Elles restèrent là, au bord de mes yeux, voulant s’échapper, couler et faire partir avec elles la douleur qui me tiraillait. Mais je ne voulais pas, je lui avait déjà montrer que j’étais faible et je ne voulais pas qu’il voit que je pouvais l’être encore plus. Je ne quittais pas le jardin des yeux, ainsi il ne pouvait pas me voir. Et puis je sentais que j'avais trop souffert, bien trop souffert pour passer à côté de ce qu'il pourrait m'offrir, au delà des convenances, au delà de ce que cela pourrait entraîner, peut-être que c'était égoïste de ma part, mais il fallait que je le dise. « Et puis je vous ai rencontré... Vous êtiez-là, comme une promesse du destin, une promesse que mon avenir serait meilleure. » Je tournais enfin la tête vers lui, mes yeux planté dans les siens, dans lesquels j'avais l'impression de me perdre.




Dernière édition par Mary Margaret W. Howard le Lun 20 Aoû - 20:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Lun 20 Aoû - 10:06

Mary Margaret & Bartholomew


Je ne la regardais, le dévorais des yeux, ne pouvant fuir cette vision idyllique, presque angélique qui se dessinait en face de moi. Qui se mouvait aussi pale que les voilages qui encadrait la fenêtre qui donnait sur le jardin. Magnifique. Merveilleuse. Et pourtant, si fragile, terriblement frêle et maladive. Je me sentais horriblement maladroit avec elle, moi qui pourtant semblait toujours à l’aise. Elle me tuait à petit feu, comme un poison insidieux qui s’infiltre dans votre cœur au travers de vos pores jusqu’à s’attaquer à votre cœur. Il s’affole, il frétille, s’accélère, loupe quelques battements, et fini, fatalement, par cesser de battre. On se sent alors prêt à mourir d’amour pour quelqu’un, tout en comprenant alors ce qu’on du ressentir Roméo et Juliette face à leur amour impossible.

Mais peu importait la douleur, peu importait ce qu’il pouvait advenir de moi, cela restait une certitude. Elle était devenue en un laps de temps extrêmement réduit, celle que j’aimais de tout mon être. De toute mon âme. Celle que j’aurais pu admirer dans le sommeil le plus profond. Celle pour qui j’aurais pu me battre jusqu’à en mourir. Alors je ne pouvais que sentir un profond émoi face à son aveux, me dire qu’elle n’avait pas eu une vie facile, la plaindre silencieusement. Et finalement penser qu’elle était une pauvre enfant qui méritait cents fois mieux qu’un homme comme moi. De ces hommes qui ne sont pas vraiment intéressants et qui passent la plus part de leur temps à travailler. Il lui fallait un de ces jeunes hommes aux vies passionnantes, et terriblement amusant. Tout ce que je n’étais pas, je n’avais pour moi qu’un peu de fortune, des chevaux et une indéniable gentillesse.
Pourtant malgré ça. Malgré tous mes scrupules, je ne pouvais ravaler tout le désir que j’avais pour elle. Il me semblait impossible de ravaler tous ces sentiments qui me submergeaient. Trop puissant. Trop intense. Et si amplifié par ces quelques mots qui résonnaient à présent dans ma tête comme une délicieuse musique. « Et puis je vous ai rencontré... Vous étiez-là, comme une promesse du destin, une promesse que mon avenir serait meilleur. » . Ce fut le moment qu’elle choisit pour se tourner vers moi, me surprenant certainement en train de la regarder avec ces grands yeux étonnés qui m’étaient propre. Je n’en revenais pas. J’avais entendu, et comprit, je tentais alors de remettre mes idées en place.

Puis vinrent rapidement les évidences, celles qui passèrent sans mal la barrière de mes lèvres. Dans un murmure, un souffle presque. Cela sonnait comme une menace. Une mise en garde, comme pour lui faire comprendre qu’il n’y avait pas lieu de me laisser de l’espoir, et que si elle le faisait se serait alors à ces risques et périls. « Vous ne devriez pas dire ça. Pas devant moi. Pas comme ça. ». Je me sentais fiévreux, envahit par des choses inavouables et des sentiments contradictoires. Ne rien faire. Ne pas la regarder. Ne pas la toucher. Et surtout ne pas avancer vers elle.
Mais il était à l’évidence trop tard pour que je n’arrive à me contrôler. Bien trop tard, pour cesser de me perdre dans son regard, bien trop tard pour afficher un de ces sourires désolée, me retourner puis claquer la porte pour hurler ma douleur. Non. Il était à présent bien trop tard, tout cela était arrivé en retard. Et j’en allais aussi de ces aveux que l’on ne devrait pas faire à une jeune femme, qu’il n’est bon de garder que pour soi ou le cercles très fermés de ces très bons confidents. « Je n’ai eu de cesse que de vous imaginer me murmurer de tels morts depuis notre première rencontre. ». Je me mordais la lèvre, m’arrachant à l’éclat de ces yeux rendus humides par quelques larmes égarées. Fixant un point fixe dans le jardin, sans le regarder, juste pour me calmer un peu. « Une folie, n’est-ce pas ?! »
Je poussais un profond soupir de résignation. Prenant alors conscience de ce que j’avais bien pu dire, ces quelques mots qui devaient la faire fuir pour ne jamais revenir. Ne jamais le recroiser. Alors pourquoi ? Pourquoi arrêter là ?! Je l’ignorais, alors je m’avançais un peu vers elle, levant la main vers son visage pour venir caresser sa joue du bout des doigts. « Et vous me dites ça alors que nous sommes seuls. N’avez-vous pas peur de cet homme que je suis ? Qui n’a de cesse de vous regarder comme un loup affamé ?! ». C’était tellement inconvenant. « Alors, que dois-je faire ?! »



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MessageSujet: Re: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Lun 20 Aoû - 20:32



Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.


« Vous ne devriez pas dire ça. Pas devant moi. Pas comme ça. » Mon coeur se serrait, il l’avait dit d’une façon qui ne laissait aucun espoir. Et puis ce fut l'ascenseur émotionnelle, je me retrouvais perdue. « Je n’ai eu de cesse que de vous imaginer me murmurer de tels mots depuis notre première rencontre. » Il ne me regardait plus, mais peu à peu je comprenais ce qu’il venait dire, ce qui se passait. « Une folie, n’est-ce pas ?! » Il s’approcha de moi, levant sa main vers ma joue, qu’il effleura dans une caresse. « Et vous me dîtes ça alors que nous sommes seuls. N’avez-vous pas peur de cet homme que je suis ? Qui n’a de cesse de vous regarder comme un loup affamé ?! » Je le regardais dans les yeux. « Alors, que dois-je faire ?! » Je prenais sa main dans la mienne et la plaquais contre ma joue, ce contact m’étais vitale, j’en avais besoin pour me donner du courage. « J’ai eu peur toute ma vie, j’ai crains de mourir plusieurs fois. Je ne voulais pas aimer, jamais, je pensais que je serais une malédiction pour l’homme qui m’aimerait ou pour celui qui m’épouserait. » Je fermais les yeux, la tête légèrement baissé. J’avais l’impression que mon coeur voulait s’échapper de ma poitrine, les battements m’étaient douloureux. « Croyez-moi, si j’avais pu vous oublier, je l’aurais fait, j’ai essayé de tout mon coeur, de tout mon être, mais c’était impossible. J’aurais tourné la tête lorsque nous nous sommes croisé ce matin et puis j’aurais continué ma route, mais ce n’était pas possible. » Je songeais à ce qu’aurait été ma vie sans lui et je me l’imaginais morne et grise, sans joie ... Je ne savais pas ce qu’il devait faire, je n’en avais aucune idée, comment voulait-il que je le lui dise alors ? Encore une fois, mon coeur se serra, l’une des larmes que je retenais depuis un moment, perla sur ma joue. J’ouvrais légèrement la bouche, pour mieux laisser l’air qui me manquait. « Je ne sais pas. Je n’en ai aucune idée. Ce que je sais c’est que lorsque vous n’êtes pas là, j’ai l’impression que le temps est plus long et qu’il me manque quelque chose, je me sens vide, si vide... Je rêve de vous la nuit, je me réveille en sueur, imaginant qu’il vous soit arrivé quelques mal. C’est horrible de se sentir aussi dépendante de vous tout en sachant que je ne vous verrais pas. Le pire, surtout, est que je crois voir votre visage dès que je croise une personne. » Je me livrais à lui, il fallait que je le dise, il fallait que cela sorte, je me sentais déjà mieux, le coeur plus léger, peut-être plus libre de son emprise. J’ouvrais les yeux, laissant s’échapper quelques larmes. Sa main se trouvait toujours sur ma joue, je la gardais jalousement. « Je prend des risques, beaucoup trop de risque, vous pourriez ne pas partager les mêmes sentiments à mon égard, me trouver inconvenante, insolente peut-être, être ce loup affamé. Mais tout cela ne m’importe plus, je sentais que vous n'étiez pas indifférent à tout cela, que peut-être je n’étais pas seule... » Je lui lâchais la main et m’éloignais de lui, deux ou trois pas plus loin. Il fallait pourtant un semblant de retenue, si jamais un de ces domestiques entrait, cela serait terminé.




Dernière édition par Mary Margaret W. Howard le Mer 22 Aoû - 8:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Mar 21 Aoû - 9:22

Mary Margaret & Bartholomew


Véritables tourments. Dilemme infernal qui vous prend au bas ventre, comme si l’on vous enfonçait des milliers d’aiguilles. Comme pour me rappeler à l’ordre alors que je mettais les pieds dans des domaines que je pouvais maitriser. Rien à voir avec mon domaine, et encore moins avec les chevaux, je m’aventurais tout simplement dans le milieu des sentiments. Ceux qui vous envahissent et vous tuent à petit feu que ce soit dans le bonheur, le malheur, ou un savant mélange des deux. Et autant j’étais heureux que de la sentir tout près de moi, de sentir la douceur de sa peau sous mes doigts, de réaliser que ces sentiments étaient tout aussi ambigus que les miens. Mais à la fois torturée. Horriblement torturée par tout ce qui nous pesait sur les épaules.
Je me sentais si faible alors qu’elle enserrait ma main entre la sienne, la serrant un peu plus fort contre son visage attristé. Il était trop tard. Trop tard pour revenir en arrière. Trop tard pour revenir sur ses aveux que nous avions échangés. J’avais le souffle court, et si mon cœur ne cessait de battre à tout rompre, s’il me faisait toujours aussi mal. J’étais heureux. Tellement heureux, sentant grandir en moi cet envie de la posséder toute entière, de la prendre dans mes bras pour ne plus jamais la relâcher. Je la vouloir pour moi et pour moi seul. Terriblement égoïste et pourtant si réel.
Un frisson me parcouru l’échine. Désagréable et pourtant si délicieux. Comme ces larmes qui s’échappait de ses yeux, ses larmes qu’elle semblait avoir retenu si longtemps et qui me glissaient entre les doigts. Ce que je devais faire devenait de plus en plus flou, envahit par des idées contradictoires. Contredis par ces sacro-saints bonnes manières qui aurait exigé de moi que je fasse envoyé cette lettre au plus vite et que sa famille vienne la quérir au plus vite. Non pas la garder ainsi recluse dans un lieu dont elle semblait ignorer l’existence. Ne pas la garder pour moi. Pour moi seul.

Alors je pris une grande inspiration qui me sembla toute fois étranglée. « Mademoiselle Howard… ». Comme cela pouvait sembler si formel après de tels aveux. Prononcé par moi, et par cette voix roc, chargée en ce que j’aurais dû à jamais gardé enfouit en moi. Bien trop formel pour ce que tous auraient interprété comme la réaction de deux amants que nous n’étions pas. « Ne vaut-il pas mieux que vous partiez. ». Ces mots moururent dans ma gorge, finissant presque par être inaudibles même pour celle qui se trouvait à peine plus loin qu’une longueur de bas. Mais ces mots, ces quelques mots seraient assurément les plus sensés que je prononcerais au cour des secondes, peut-être même des minutes qui suivraient.
« Si l’idée de vouloir rester vous effleurait, je crains alors de ne plus pouvoir vous laisser repartir. Alors, croyez-le, votre vertu ainsi que votre image en pâtirait. Bien trop. Beaucoup trop, pour que vous ne preniez pas la décision de me fuir. ». Je tachais de garder une certaine maitrise de moi, gardant une voix claire, et audible, alors que tout, jusqu’au frémissement de ces lèvres dû à son chagrins, me forçait à l’embrasser. Je ne m’étais pas trouvé la force de lui annoncer que ses sentiments n’étaient pas partagé.
Comment aurais-je pu ?! Alors que tout mon être transpirait d’un amour certain pour elle ?! Comment aurais-je pu alors que la moindre ondulation de ces cheveux, le plus bref battement de ces cils, me rendaient fou.

Je ne saurais dire ce que provoqua en moi l’arrivée de l’intendant dans la bibliothèque. Assurément quelques craintes alors que je retirais avec déchirement ma main des siennes, rompant aussi ce lien visuel qui s’était jusqu’alors établi. C’était douloureux que de devoir mettre ainsi fin à quelque chose de si fusionnel, de si parfait même dans ses imperfections. Alors je prenais le parti de m’éloigner d’elle, comme pour ne pas retomber dans cette spirale, pour ne pas lui sauter dessus dès que mon plus fidèle employé aurait refermé silencieusement et avec soin la porte juste derrière lui. « Veuillez préparer du thé et quelque chose à manger pour notre invité. ». Il m’offrit de ces regards réprobateurs que je lui connaissais si bien, et il referma la porte derrière lui après avoir acquiescé à ma demande.
Puis je me tournais de nouveau vers mon si bel amour. « Soyez assuré que rien ne sortira de ma demeure au sujet de notre égarement. ». Comment pouvait-on appeler un égarement le simple fait que d’avoir touché une joue. Comment les choses pouvaient elle devenir si compliqué une fois adulte, alors que tous les enfants que j’avais pu un jour croisé ne cessait de se toucher dans des jeux innocents… Mais c’était peut-être bien là que résidait le problème. Aussi innocent semblait être cette caresse, elle ne l’était pas tant pour nous deux, il s’agissait là de notre premier contact, le plus vrai qui soit, celui qui n’est provoqué que par l’envie des deux, et non pas par accident ou coup du sort.


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MessageSujet: Re: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Mar 21 Aoû - 20:55



Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.


« Mademoiselle Howard, ne vaut-il pas mieux que vous partiez. » Bien que je n’entendis pas la fin, ces mots résonnèrent en moi comme le bruit d’une claque bien méritée. J’accusais le coup en silence. « Si l’idée de vouloir rester vous effleurait, je crains alors de ne plus pouvoir vous laisser partir. Alors, croyez-le, votre vertu ainsi que votre image en pâtirait. Bien trop. Beaucoup trop, pour que vous ne preniez pas la décision de me fuir. » J’osais le regardais dans les yeux, une peur m’envahit, elle n’était que légère, mais un je ne sais quoi s’insinuait en moi. J’avais voulu lui répondre, lui dire quelque chose, je ne savais pas quoi, en y passant, que pouvais-je répondre à cela ? Quelque chose d'insensé sans doute... Je fus sauvé par l’arrivé de son intendant, il nous lança un regard réprobateur, je ne pouvais que le comprendre. Alors, il reprit la parole, s’adressant à son domestique cette fois-ci. « Veuillez préparer du thé et quelque chose à manger pour notre invité. » J’avais voulu rétorquais que ce n’était pas la peine, que je partais sur le champs, blessée par cet homme que j’avais cru aimer, mais l’intendant repartit trop vite. Il se tourna de nouveau vers moi et m’assura que personne ne saurait pour cet égarement. Pour moi, ce n’était plus qu’un incident fâcheux venant de ma personne. Qu’allais-je bien pouvoir faire maintenant ? J’avais beau me persuader que c’était un mauvais homme et que la passion qui m’avait envahit n’était dû qu’à mes lectures ou que sais-je encore, mais que tout cela n’avait été qu’un cauchemar éveillé. Pourtant je n’y arrivais pas, je ne pouvais pas le considérer comme mauvais, ces yeux disaient le contraire de sa bouche, il avait beau me dire que tout cela n’était rien, qu’il ne ressentait pas ce que je ressentais pour lui et que ces pensées n’étaient pas aussi pures que je pouvais le croire, mais il respirait le contraire, j’étais intimement convaincu qu’il ne pourrait jamais me faire du mal, que jamais il ne porterait atteinte à ma personne ou à ma vertus. Je pris alors mon courage et me rapprochais de lui une dernière fois, prenant de nouveau sa main dans la mienne. « Votre bouche dit le contraire de votre corps. Mais si c’est ce que vous désirez, alors je partirais, sur le champs, vous devrez rappeler votre intendant et lui dire que le thé et les petits gâteaux peuvent être ramené en cuisine. Je quitterais la maison et rentrerais chez moi, tentant d’oubliez ce jours et de vous oublier par la même occasion. » Je serrais un peu plus sur sa main, cherchant son regard, comme pour le forcer à me regarder dans les yeux. Je repris. « Mais si c’est bien le cas, si votre coeur a de l’affection pour moi, je ne parle pas d’une affection amicale, je parle de bien plus que cela, alors faîtes-le moi savoir et je trouverais un moyen pour vous écrire et de vous faire parvenir mes lettres sans que personne ne soit au courant » après une petite pause je rajoutais « Pour éviter un autre moment comme celui-ci. » Je lâchais sa main et me diriger vers la porte. J’étais résolu à partir de cette façon, sans me retourner, de peur que son regard ou autre ne me fasse changer d’avis.


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MessageSujet: Re: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Mer 22 Aoû - 8:05

Mary Margaret & Bartholomew


Mentir. M’enfoncer dans la noirceur de mes honteux mensonges. Me faire passer pour un monstre de lubricité que je n’étais pas, mais qu’elle n’avait pas de mal à faire naitre en moi. Je devais me tenir à cette version de l’histoire, ne pas lever les yeux vers son visages tristes et peut être troublé. Ne pas écouter ces mots criants de vérités qui sortaient de sa bouche. Puis rester sur mes positions pour la pousser à me fuir. Qu’importait ma douleur. Qu’importait notre douleur. Nous ne devions pas céder à notre attirance, si forte soit elle, il en allait de son honneur et de son avenir. Comment aurais-je alors pu me présenter décemment comme un homme de bien si je venais à lui ravir tout son avenir ?!

J’avais beau savoir qu’il ne me fallait pas changer de voie, continuait à me présenter ainsi, la tristesse criante de sa voix, un simple regard échange, que lacera le cœur. Alors je me posais une main sur le front. Je pouvais sentir mes tempes vibrer au rythme de mon cœur alors que mon sang bouillonnait dans mes veines. Je me sentais mal, non pas physiquement, mais psychologiquement. Ne pas revenir en arrière. Ne pas la regarder… Tant de choses à ne pas faire, alors qu’il me brulait la langue que de tout lui avouer. « Cessez de me tourmenter ainsi…». Lâchais-je finalement dans un grognement.
S’en était trop. Trop pour que je ne puisse en supporter plus. Et tout en me frottant le visage comme pour vouloir me sortir de ce cauchemar.« Vous me demandez si j’ai de l’affection pour vous ?! Non je n’en ai pas. ». Horrible mensonge auquel j’aurais voulu pouvoir me tenir, mais il était trop tard pour que je ne puisse retenir ce déluge de bons sentiments coupables qui submergeait. « Vous pourriez me posséder corps et âmes rien qu’en me le demandant. Je deviendrais votre serviteur sans rien demander en échange, et vous offrirez jusqu’à la dernière chose que je possède. Non je n’ai pas d’affection pour vous. Plus de que de l’amour c’est presque de l’adoration. Je vous adore, plus que tout, plus que ma vie. Je suis capable d’endurer maintes douleurs pour vous sauver, et vous vous continuez de me tourmenter. »

Pas un regard. Pas une autre parole, je me contentais de m’éloigner encore un peu plus d’elle. Loin. Aussi loin qu’il me le fut permit, me plantant devant l’une des grandes fenêtres de la pièce qui offrait une vue sur le jardin quelque peu laissait à l’abandon au profit des près. Je ne pouvais la regarder, je ne me sentais que trop coupable que de l’avoir conforter dans ces sentiments et autres impressions. Je pouvais dès lors me rendre compte que j’étais atteint d’une faiblesse à laquelle je n’avais jamais encore été soumis. « Je ne devrais pas vous dire tout ça. Nous ne devrions pas même éprouver ce genre de choses. ». Ca n’était pas correct, rien de ce que nous avions fait depuis notre première rencontre n’avait été correct, et c’était peut-être là notre tors. Non, assurément, il résidait là.


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MessageSujet: Re: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Mer 22 Aoû - 8:59



Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.


« Cessez de me tourmenter ainsi... » Grogna-t-il. Je me retournais, restant sur le pas de la porte. « Vous me demandez si j’ai de l’affection pour vous ?! Non, je n’en ai pas. Vous pourriez me posséder corps et âmes rien qu’en me le demandant. Je deviendrais votre serviteur sans rien demander en échange, et vous offrirez jusqu’à la dernière chose que je possède. Non je n’ai pas d’affection pour vous. Plus que de l’amour c’est presque de l’adoration. Je vous adore, plus que tout, plus que ma vie. Je suis capable d’endurer maintes douleurs pour vous sauver, et vous, vous continuer de me tourmenter. » Il ne me regarda pas, me tourna même le dos. « Je ne devrais pas vous dire tout ça. Nous ne devrions pas même éprouver ce genre de choses. » C’en était trop, beaucoup trop pour que je continu dans mon rôle. Moi la petite Mary Margaret que tous le monde apprécié et trouvait gentille, moi que les gens voyaient malade et fragile, moi qui m’était conforté dans ce rôle parce qu’on m’avait élevé ainsi. Depuis ma rencontre avec lui, j’étais sortit de ce rôle que l’on m’avait attribué, mais sans trop m’en éloigner pour autant. Mais là, là je ne pouvais pas rester sage, je ne pouvais pas rester fragile, je ne pouvais pas laisser cet homme bafouer ainsi mes sentiments. « Nous ne devrions pas ? » J’avais lâchais la poignet et avait traversé toute la pièce à une vitesse insoupçonnée, même en marchant. « Mais voilà, vous l’avez dit et je l’ai dit. Comment pouvez-vous seulement tenir ce genre de propos ? Je vous tourmente ? Croyez-le vous n’êtes pas le seul à souffrir, à vous sentir mal et en même temps heureux. » Ma voix n’était plus la même, plus enflammée, plus assurée. « C’est l’amour monsieur. Oui, je viens de parler d’amour. C’est pourtant interdit par les convenances, ces convenances qui vous font, tout comme moi, regretter notre échange, qui nous font sentir mal d’avoir seulement éprouver cela. Mais l’amour c’est le plus beau et le plus pur des sentiments qui existe sur cette terre. Trouvez-moi inconvenante, trouvez-moi insolante, je me fiche de ce que vous pouvez penser maintenant, si vous bafouez ainsi ce sentiment. » Je restais sur mes positions, observant la réaction de mon interlocuteur. « Regardez-moi. » avais-je alors lâché, j’étais énervée. J’avais eu l’envie de le gifler, mais je me retenais, il ne le méritait peut-être pas. « Voulez-vous épouser une femme que vous n’aimez pas, vivre votre vie avec celle que l’on vous aura ordonné ? Est-ce cela qui est convenable à vos yeux ? La femme doit-elle être soumise en permanence à ces convenances que les hommes peuvent bafouer aisément ? Ma tante fut reniée pour avoir épousé un juge dont la fortune tenait dans un sac. Une femme souffre à cause de son mariage avec un homme qui reste glaciale en sa présence, pourtant cet homme est capable de tant d’amour et d’affection, mais il ne l’a pas choisit. Et même s’il est un homme adorable, je ne conçoit pas qu’il puisse être aussi froid avec elle, elle ne l’a pas choisit non plus. Est-ce là la vie que vous voulez mener ? Moi, je n’en veux pas, je mourrais seule plutôt que d’épouser un homme que l’on m’aura choisit. » Ma vois s’était étranglée, montrant à quel point je vivais mon discours, à quel point je le ressentais jusqu’au tréfonds de mon âme.




Dernière édition par Mary Margaret W. Howard le Mer 22 Aoû - 21:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Mer 22 Aoû - 9:33

Mary Margaret & Bartholomew


Je me mordais la langue en l’entendant me jeter sa colère au visage, comment aurais-je pu ne pas la comprendre. Comment était-il possible de rester indifférent fasse à cet amour que j’avouais et reniais à la fois. Je n’avais pas la moindre dignité, ou tout du moins, la dignité à laquelle je pouvais me raccrochais semblait ne pas être de mise. Je poussais un long soupir, me laissait aller à poser une main contre la fenêtre et ce même si ma gouvernante se mettait à gronder contre mes traces de doigts. Je ne voulais pas entendre la vérité, mais je n’avais pas le choix, et elle avait raison. Absolument raison sur tous les points, et cela me mettait dans une colère folle. Pas dirigée contre elle, mais uniquement contre moi, celui qui n’était pas capable de regarder la vérité en fasse et de l’accepter.

Puis, soudain, elle me demanda de me retourner, de la regarder. Et naïvement, j’obéissais. La mine renfrognée. Le souffle court. Le cœur au bord des lèvres. Et l’orgueil blessé. Oui, j’étais blessé, mais pas par sa faute. Juste par la mienne, et uniquement la mienne. Pourtant, la vague de colère qui me submergea à la fin de sa longue tirade fut bel et bien tournée vers elle. Je n’étais pas violent, je ne l’avais jamais été, mais j’avais toujours été du genre emporté.
« Etes-vous folles ?! ». J’étais désormais tournée vers elle, et ma voix trahissait sans grand mal tout l’énervement que je tentais de garder enfermer en moi. Chose vaine. Impossible. Et je poser bientôt avec brusqueries mes mains sur ses épaules, comme pour la retenir de force. Avais-je besoin de cela ?! Je ne pense pas, mais peut-être était-ce là aussi un moyen comme un autre de me retenir. De me garder debout alors que je commençais à me sentir las. La fatigue me rattrapant. « Qui a dit que je ne souhaitais pas vous épouser ?! Si je le pouvais je le ferais sur le champ, je vous emmènerais loin pour vous garder pour moi, uniquement pour moi. »

« Je tache de garder sain et sauf votre honneur. Et… ». Je secouais la tête comme pour réaliser la bêtise de la chose. Pourquoi ?! Pourquoi étions nous tombés aussi bas ?! Comment avions nous fait pour passer de cette promenade idyllique à cette infernale dispute au sujet de nos sentiments. C’était intenable. « Vous ne trouvez pas mieux que de venir me hurler tous vos ressentiments. Toute votre haine de ces couples qui ne sont pas heureux ?! Je n’y suis pour rien. ». Non, je n’y étais pour rien dans les peines amoureuses des autres. J’avais déjà assez de mal avec ma propre vie pour pouvoir me donner le loisir de m’intéresser à celle des autres. Les histoires de couples d’Edward me suffisaient bien assez.
Je soupirais, desserrer l’étreinte que j’avais sur ses épaules. « Je suis désolé. ». Et je l’étais vraiment. Je l’étais pour mon comportement. Pour ma façon d’agir, et surtout de réagir. Je ne voulais en aucun cas la faire souffrir, et chacun de mes gestes n’avaient été alors fait que pour la sauvegarder elle. Pas moi. Juste elle. Alors sans réfléchir, sans aucun signe de convenances, juste parce que j’en avais envie depuis déjà bien longtemps, je l’attirais à moi, pour la serrer contre moi. « Je tiens juste à ce que tout se passe correctement parce que je tiens à vous. ». Lui murmurais je à l’oreille, avant de la libérer.



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MessageSujet: Re: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Mer 22 Aoû - 21:39



Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.


« Êtes-vous folle ? » Il posa ses mains sur mes épaules, d’une façon brusque, je tentais de me dégager, mais je n’y arrivais pas. « Qui a dit que je ne souhaitais pas vous épouser ?! Si je le pouvais je le ferais sur le champ, je vous emmènerais loin pour vous garder pour moi, uniquement pour moi. » Je me sentais prisonnière de cet emprise, mais il n’avait pas finit, tout comme je l’avais fait plus tôt, il allait parler et dire ce qu’il pensait. « Je tâche de garder sain et sauf votre honneur. Et... » Il secoua la tête. « Vous ne trouvez pas mieux que de venir me hurler tous vos ressentiments. Toute votre haine de ces couples qui ne sont pas heureux ?! Je n’y suis pour rien. » La pression sur mes épaules devint plus légère. « Je suis désolé. » Je ne m’attendais pas à la suite et si j’avais eu une réponse toute écrite dans ma tête, celle-ci avait disparus. Je fus plaquer contre sa poitrine, il me serrait dans ses bras, je me laissais allée intuitivement. Mes yeux se fermèrent et tout mon corps se détendait. « Je tiens juste à ce que tout se pas correctement parce que je tiens à vous. » me murmura-t-il à l’oreille. Je restais muette, me sentant plus que coupable. Car oui, je l’étais, je m’étais laissée emportée à tord, voulant absolument savoir, absolument contrôler et mettre des mots sur ce que je ressentais. Bien sûr qu’il n’était en rien coupable dans la vie des couples malheureux, bien sûr que tout ce qu’il avait voulu faire était de garder mon honneur sauf, car alors qui aurait voulus de moi ? De quelle façon mes propres parents m’auraient jugés ? « Je suis terriblement désolée. » Et c’était vrai, comment ne pas l’être à ce moment précis. « Vous êtes un gentleman, vous n’avez pensée qu’à moi et ma réputation. Je vous ai crié dessus à tort. Je suis odieuse. » Je me dégoutais, je me trouvais abjecte, horrible, comment pourrais-je encore me regarder dans une glace ? « Bien sûr que vous n’êtes pour rien dans ces histoires malheureuses... Et jamais je n’aurais dû vous parler de mariage, c’était déplacé, surtout dans la situation actuelle. Pardonnez-moi Barth... Monsieur Aubray. » Pourquoi fallait-il que ma langue fourche, j’avais honte de moi. « Je vais partir, rentrer chez moi, me reposer et vous laissez vous reposer aussi. » J’avais repris la direction de la porte. « J’espère que nous nous reverrons bientôt et qu’alors nous pourrons converser. J’aimerais effacer cette journée et la recommencer afin qu’elle ne devienne pas ce qu’elle a été. » J’ouvrais la porte et sortait dans le couloir. « Au revoir Monsieur Aubray et merci pour votre hospitalité. » La bienséance aurait voulus que j’attende sa réponse et qu’il me raccompagne jusqu’à l’entrée, mais la bienséance avait été maintes fois bafouée. Je trouverais bien la sortit, j’avais un sens inné de l’orientation. Je déambulais dans les couloirs refusant de me laissais aller avant d’être complètement sortie de la propriété.


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MessageSujet: Re: Plonger son âme dans la sienne. Reveiller un coeur anesthésié.    Jeu 23 Aoû - 20:59

Mary Margaret & Bartholomew


Quand on en vient à parler d’amour, on en vient aussi à parler de l’absurdité des choses. De cette constance dans l’inconstance, et finalement de la bêtise de la chose. On s’enfonce dans une fausse béatitude jusqu’à que les choses explosent en un millier de petit fragments que l’on cherche à recoller ensemble. Ca n’est plus aussi joli, mais qu’importe, l’amour rend aveugle, et l’on aime toujours autant la chose brisée que ce qu’elle fut avant sa chute. On oublie les larmes, les cris, les hurlements entrecoupés de sanglots, pour ne retenir que les sourires charmants, les œillades timides, et les regards langoureux. Et c’est peut-être ce qu’il y a de plus beau avec l’amour, pas celui que l’on feint juste par attirance, le véritable amour. Le coup de foudre. Ce qu’il y a de beau, c’est que l’on pardonne vite, très vite. On s’abandonne à ses désirs.
Je n’avais alors pas su me retenir, je l’avais serré contre moi. J’avais respiré à plein poumons son parfum, m’en était imprégné. J’aurais souhaité que cet instant, si court, dure à jamais ne s’intensifie. Mais il fallait être réaliste, et savoir s’arrêter. Alors tout avait cessé, elle ne m’avait pas repoussé, et le contact s’était juste rompu, parce qu’il le fallait. Je m’étais alors senti heureux de la voir retrouver un peu de sa bonne humeur, et pourtant si malheureux de la sentir déjà loin de moi. Un soupir se fait entendre.
Je ne trouvais rien à répondre. Je ne trouvais pas même la force de répondre à tout ce touchant enthousiasme dont elle était capable. Je me sentais si fatiguée, et pourtant tellement serein. Près à m’écrouler sur l’un de ces sofas, pour m’y endormir du sommeil du juste. J’avais l’impression d’être libéré d’un poids. Un poids incroyable, comme si le simple fait de me confesser avait suffi à tout faire s’envoler. C’était étrange, mais terriblement reposant.

Puis la porte s’était refermée sur elle sans qu’elle n’attende une réponse que je n’aurais su lui donner. Sans que je ne puisse articuler quoi que ce soit. Je pouvais sentir mes jambes trembler sous le poids de mon corps, menaçant alors de lâcher à tout moment. Je trouvais alors appuis sur un guéridon. Et malgré ce malaise qui me prenait, je ne pouvais ravaler ce sourire qui était alors accroché à mes lèvres. « Au plaisir de vous revoir Mary Margaret. ». Je ne relevais qu’à présent sa légère erreur qui n’en était pas vraiment une, alors qu’elle m’avait presque appelé par mon prénom. Cela me fit rire. Un rire bref, mais franc, alors que je me laissais tomber entre les coussins.
La bienséance, la courtoisie, les bonnes manières, ou que sais-je encore auraient voulu que je la raccompagne jusqu’à la porte, mais j’en étais tout bonnement incapable. Aussi bien physiquement, ma fatigue m’ayant entrainé vers un des fauteuils de la pièce, que morale… Je n’aurais pas pu la laisser partir de chez moi. Et puis, mieux valait pour nous que nous cession de nous voir à présent… Jusqu’à notre prochaine rencontre. Et il me tardait déjà que ce moment arrive.

Fin.


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