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 Mon cher époux ♣ PV Edward Wenworth

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One half of the world cannot understand the pleasures of the other.


✾ FEAT. : jenna louise coleman
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MessageSujet: Mon cher époux ♣ PV Edward Wenworth   Mer 15 Aoû - 15:19


La jeune femme entra dans le salon. C’était le début de la soirée, et pourtant, il n’y avait personne dans la pièce. Depuis le réveil, elle n’avait plus vu son époux, si ce n’était pendant quelques courts instants au cours du repas. A vrai dire, elle ne savait pas vraiment quoi penser de lui. Ils avaient beau être mariés depuis quelques jours désormais, il restait tout de même un parfait inconnu à ses yeux. Songeuse, la jeune femme s’installa au piano tandis que ses doigts parcouraient délicatement les touches de cet instrument. A vrai dire, elle ne s’était jamais sentie aussi seule que maintenant, même à l’époque où ses parents l’avaient envoyé à l’orphelinat, elle avait rapidement réussi à se trouver des amis, et elle s’était sentie bien moins perdue. Pourtant, le mariage ne devait-il pas être le but de chaque femme ? Dans la logique des choses, elle aurait dû être heureuse. Son mari était jeune, galant, respecté et riche. Qu’aurait-elle pu demander de mieux ? Depuis son mariage avec Edward Wenworth, elle tentait de son mieux de se comporter comme une épouse digne, mais elle avait finalement plus l’impression d’être une invitée gênante que l’on tolérait uniquement par politesse que l’épouse du maître de la maison. Sans doute était-ce du au fait qu’Edward n’accordait pas beaucoup d’attention à sa jeune épouse. Et à vrai dire, c’était une expérience tout à fait nouvelle pour Elinor. Depuis ses débuts dans la société londonienne, il y avait toujours eu des regards qui s’étaient tournés vers elle dès qu’elle entrait dans une pièce, et le fait qu’elle soit promise à un autre ne semblait pas avoir découragé certains de ses prétendants. Sans doute devaient-ils avoir pensé qu’un engagement pouvait toujours être rompu… Et à vrai dire, la jeune femme avait toujours apprécié l’attention qu’on lui portait, les regards qu’on lui lançait. Elle avait aimé se savoir désirée tout simplement. Et c’était sans doute cela une des plus grandes déceptions en venant ici : son mari était bien loin de la désirer. Non, il ne lui accordait pas vraiment d’attention, et cela blessait quelque peu l’amour propre d’Elinor. Certes, la vanité était un pêché, mais personne n’est parfait n’est-ce pas ? Nostalgique, elle pensait à la vie qu’elle avait menée à Londres. Une vie emplie par les réceptions, les bals, les soirées à l’opéra. Voilà une autre chose qui semblait terminé, car si elle avait pu apprendre une chose sur Edward Wenworth, c’était qu’il ne semblait pas apprécier ce genre d’assemblées. La jeune femme se retenait de soupirer. Elle n’était pas vraiment du genre à se plaindre ouvertement, non, son apparence était parfaitement neutre. La seule chose qui pouvait la trahir était son regard. Ses yeux bleus dont certains avaient dit qu’ils étincelaient comme deux diamants semblaient avoir perdu un peu de leur éclat. Les doigts de la jeune femme parcouraient les touches du piano, engendrant une mélodie douce, mélancolique qui finalement colla assez bien à l’état d’esprit de la jeune femme. Ce n’était qu’à la fin de l’air qu’elle s’arrêta et remarqua qu’elle n’était plus seule dans la pièce. Un peu plus loin se tenait son époux, mais la jeune femme était bien incapable de dire depuis combien de temps il y était déjà. Un sourire sur les lèvres, elle se leva avec Grace du tabouret sur lequel elle avait prise place. « Edward. Je ne vous ai pas entendu arriver. Vous ai-je dérangé ? » La voix de la jeune femme était mélodieuse, et même si elle avait beaucoup de respect pour son mari et qu’elle souhaitait lui plaire, son estime de soi l’empêchait tout de même de prétendre être quelqu’un d’autre qu’elle n’était en réalité. A vrai dire, elle aurait tout de même apprécié savoir ce qu’elle pouvait faire pour qu’il la considère enfin comme sa femme, et non pas comme un simple objet. Après tout, pourquoi avait-il accepté le mariage si celui-ci lui paraissait si peu souhaitable ? Ou est-ce que ce qu’il voyait en elle n’était tout simplement pas à la hauteur de ses attentes ?

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MessageSujet: Re: Mon cher époux ♣ PV Edward Wenworth   Ven 17 Aoû - 12:27

Le vent frais de cette matinée perçait les vêtements du jeune homme. Il était stoïque, il aimait ça , il se sentait plus vivant. La matinée ne faisait que commencer, le soleil commençait tout juste à émerger de son sommeil mais la terre s’était déjà mise à trembler. La terre anglaise semblait être devenu un champ de bataille ou lutter des dragons. Des souffles s’élevaient de part et là mais les dragons n’étaient rien d’autre que des chevaux. Des purs sangs. Des créatures longilignes, d’une finesse incomparable. Edward ne cessait de leur trouver des qualités, il ne cessait de les regarder trouvant chacun de leur mouvement proche de la perfection. Sa passion pour les chevaux l’avaient mené à investir mais il ne regrettait rien. S’il n’était pas un Wentworth il se serait surement lancé dans une carrière de Jockey mais son rang ne lui permettait pas ce genre d’enfantillage. L’homme replace ses jumelles. Au loin les quelques chevaux étaient lancés. Au milieu il reconnut un étalon gris, oreilles pointées, muscles tendus, il était la perfection incarné. Ce cheval ne galopait pas, il était d’une classe supérieure, il volait tout simplement. Il l’avait compris le jour où il l’avait sorti du ventre de sa mère. Edward assistait toujours aux poulinages, il ne laissait jamais personne d’autre s’en occuper. Ce petit poulain était né en Hiver alors que tous avaient pensé sa mère vide. La mère mourut après la mise bas et c’est bien l’acharnement d’Edward qui permit au poulain de galoper aujourd’hui sur l’herbe tendre des champs d’entrainement. Son propriétaire avait voulu le vendre. Edward s’était donc porté acquéreur. Il n’était cependant pas le seul, un de ses amis possédait aussi une part. Allez savoir pourquoi mais le jour où il a vu ce poulain se levait aussi rapidement, il a compris qu’il avait dans les mains une perle rare. Il lui donna en nom The Dreamer surement à cause de son côté quelque peu fainéant. Un sourire amusé se posa sur son visage quand l’étalon accéléra. Dream avait besoin de se sentir dépasser pour galoper sans ça il s’endormait. Pour le moment l’étalon n’avait encore pas couru en course, mais cela ne serait tardé. « Rentrez le, occupez-vous bien, vous n’avez pas rien entre les mains » Le lad acquiesça avant de s’éloigner vers les écuries. Pour Edward cela signifiait la fin de sa matinée. Il soupira, si cela n’avait été que lui, il serait rester toute la journée aux écuries mais il avait des clients à voir, des papiers à signer, des lettres à écrire... Edward ne s’ennuyait pas il trouvait toujours quelques choses à faire.

La journée s’écoula donc sans qu’il eut vraiment le temps de le remarquer. En fin de soirée, il dut se résoudre à regagner ses appartements. Depuis l’arrivée de son épouse, il n’avait guère envie de rentrer. Edward était un solitaire, il voyait la présence de sa femme comme une intrusion dans son intimité. Pour lui, elle n’avait tout simplement rien à faire là. Elle était une fille de la ville, une de celle qui aime briller en société, tout ce qu’il détestait, lui qui aimant tant l’anonymat. Pour le moment il n’avait pas pris le temps de la découvrir il n’en avait aucune envie. D’ailleurs il ne voulait rien partager avec elle. L’homme avait aimé une fois … une femme sans le sou, elle l’avait changé, elle lui avait montré un monde ou l’argent n’est rien qu’un supplément. C’était elle qui lui avait donné la plus belle leçon de sa vie. Sa femme… n’était rien d’autre qu’une poupée qu’on avait éduquée pour être plaisante et dévouer à son mari. Cela aurait plu à bien des hommes mais pas à lui. Disons qu’il allait la supporter parce qu’il était bien obligé, mais il ne l’avait pas choisi, c’était sa mère qui l’avait fait. Elle serait donc bien plus à l’aise en compagnie de sa mère que de la sienne. D’ailleurs il avait dit à sa mère que si elle voulait tant l’épouser alors qu’elle le fasse elle-même. Edward avait été obligé d’accepter ce mariage, mais entre les murs de sa demeure, elle n’était pas sa femme, elle n’était qu’une étrangère.

Edward aimait se rendre dans le salon, il s’asseyait prêt des grandes fenêtres et observait les jardins. Sauf qu’aujourd’hui il n’était pas seul. Il ne considérait ni si femme comme une épouse, ni comme objet, il ne la considérait tout simplement pas. Attrapant un livre qui était déposé sur une enfilade avant de s’asseoir sur son siège qui ne bougeait jamais de place.« Vous êtes ici chez vous, vous pouvez aller ou bon vous semble » répondit-il sans vraiment s’intéresser à la jeune femme. Elle était là de toute façon, qu’elle le dérange ou pas ce n’était pas le problème vu qu’il était bien obligé de faire avec.


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MessageSujet: Re: Mon cher époux ♣ PV Edward Wenworth   Ven 17 Aoû - 20:44


Une fois qu’elle avait remarqué l’entrée de son époux, les yeux d’Elinor ne semblait plus le quitter. Non pas parce qu’elle l’aimait et qu’elle était incapable de détourner son regard de lui, mais tout simplement parce qu’aux yeux de la jeune femme, il représentait une sorte d’énigme. Tout ce qu’elle avait pu apprendre sur lui lui semblait quelque peu paradoxal, si bien qu’elle ne savait pas vraiment quoi en penser. Il n’était pas vraiment prévenant envers elle ou même amical, non, il se tenait au minimum de politesse nécessaire… Mais même cela n’était pas toujours le cas. Comme maintenant par exemple. Certes, ses paroles étaient polies, mais son comportement laissait facilement comprendre qu’il ne lui accordait pas plus d’attention qu’à une mouche qui lui tournait autour. Pas un seul regard, rien. Voilà ce qui était une expérience tout à fait nouvelle pour la jeune femme qui jusque-là avait eu l’habitude de voir tous les regards se tourner vers elle quand elle entrait dans une pièce. Elle était belle, et ça, elle le savait. Beaucoup d’hommes lui avaient fait comprendre qu’elle était désirable, et jusqu’à maintenant, personne ne semblait être resté si indifférent devant elle. Alors pourquoi ? Pourquoi semblait-il la mépriser au point de la trouver si indigne de son attention ? N’avait-elle pas fait tout ce que l’on attendait d’une bonne épouse ?
Une des rares choses qu’elle savait sur son époux était le fait qu’il aimait la solitude. Bien sûr, elle aurait pu le laisser seul, sans doute ne l’aurait-il même pas remarqué. Mais elle ne voulait pas fuir la situation, au contraire. Elle avait compris que si elle désirait changer quelque chose, elle ne devait pas rester en retrait et attendre que le temps fasse la suite, mais elle devait réussir à comprendre où était le problème. Si bien qu’elle attrapa le livre posé sur la table et prit place sur un des canapés sans rien dire. Au moins il ne semblait pas la trouver si déplaisante au point de ne pas vouloir être dans la même pièce qu’elle, se disait-elle pour se rassurer. Elle ouvrit le livre à l’endroit où elle avait arrêté, mais elle n’était pas vraiment en humeur de lire. Au contraire, elle continuait à observer son mari, avant de finalement poser de nouveau le livre sans en avoir lu ne serait-ce qu’une ligne. Le dos droit, les mains posés sur les jambes, elle hésita un petit instant avant de prendre la parole. Mais une fois qu’elle parlait, sa voix était normale, mélodieuse et surtout neutre. « Me trouvez-vous si déplaisante ? » C’était finalement bien plus un constat qu’une critique. Elle ne voulait pas se plaindre, seulement comprendre. Peut-être que s’il la regarderait dans les yeux, il pourrait voir le malaise de la jeune femme, comprendre à quel point cette situation la peinait, mais rien d’autre dans son apparence pouvait la trahir. Elle était parfaitement calme, se contrôlait à la perfection et lui avait posé cette question comme si elle lui parlait au sujet du temps. A vrai dire, elle craignait un peu sa réponse, s’étonnait devant sa propre audace de demander une telle chose à son époux. Mais la patience n’avait jamais vraiment été son fort, et l’idée de continuer à ignorer si leur situation changerait un jour ou non lui semblait tout bonnement insupportable.


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MessageSujet: Re: Mon cher époux ♣ PV Edward Wenworth   Sam 18 Aoû - 8:44

L’homme avait vécu dans la richesse depuis toujours, richesse était même trop faible pour décrire sa vie qu’on pourrait plus juger de luxueuse. L’argent familial était tel qu’il ne risquait pas de finir pauvre. Il le savait, en conséquence il aurait pu choisir de ne rien faire. Edward se levait chaque jour de très bonnes heures, ces journées étaient excessivement chargés, il avait besoin de son lot quotidien d’épuisement. Certains refusait de faire quelque chose de leur dix doigts l’homme ne faisait pas partie de cette catégorie de personne aisée qui pensaient que leur richesse leur était tout simplement dû. Edward gagnait sa vie, ces activités étaient très rentables, il avait investi dans un domaine encore inconnu. Sa mère n’avait rien compris à ses agissements mais elle savait depuis toujours qu’elle n’avait aucun contrôle sur son fils. Elle avait tout de même réussi à le marier mais si Edward avait accepté c’était par envie de tranquillité et non par désir de se marier encore moins de construire une famille. Il avait vécu une enfance des plus strictes et des plus rigides, il ne voulait pas incomber cela à un enfant et il ne se sentait pas la fibre paternel. A chaque fois qu’il voyait des enfants, cela avait plus tendance à lui taper sur les nerfs qu’autre chose. Edward ne s’émerveillait pas devant les enfants, il ne leur trouvait rien de spécial, c’était des enfants, rien de plus rien de moins. En considérant se fait, il n’avait donc nullement besoin de femmes. Après tout si le mariage existe n’est ce pas avant tout pour procréer. Bien sûr dans son cas il y avait aussi une notion pécuniaire mais ce n’était pas la dote de la jeune femme qui allait changer sa vie en comparaison à sa fortune. Vu qu’il ne recherchait aucune femme capable de lui donner un enfant, il n’avait donc aucune envie d’épouser Elinor. Celle-ci était en plus tout ce qui détestait. Il l’avait compris au moment même ou son regard s’était posé sur elle. Cette fierté, cette sureté. Elle était bien née et elle le faisait savoir… Elle aimait qu’on la regarde et surement qu’on la complimente sur ses nombreux atouts, elle était donc mal tombé, j’étais avare en compliment et je ne voyais pas en quoi complimenter sa beauté pouvait avoir de l’intérêt, elle le savait et elle semblait vivre uniquement pour ça.

Si Edward avait été met, une seule et unique fois ce n’était pas d’une femme telle que celle qu’il devait désormais supporter. Elle était si différente, si douce, joviale, rebelle et surtout pauvre, pauvre mais si riche. Il avait compris en l’observant vivre que la richesse ne pouvait amener le bonheur, elle ne faisait qu’aider. Cette femme aimait sa vie et même si elle n’était pas des plus belles, elle avait un charme, cette vivacité d’esprit et peut être sa liber pensée. Bien sur elle était loin de toutes les convenances, c’était une rustre comme beaucoup la décriait. Mais il ne voyais en elle que son doux amour. Elle ne vivait pas pour plaire aux yeux des autres, elle se battait pour changer sa vie pour être respecter telle qu’elle était et qu’importe ce que ça allait lui gouter. Elle voulait devenir écrivain, il se souvenait encore de ses lettres, chaque mot, chaque syllabe était un vrai régal. Sa mère était contre, mais Il était bien décidé à l’épouser… Elle a cependant succombé à une maladie avant celui-ci. L’histoire n’est jamais arrivée aux oreilles du monde et je suis revenue à Eden hall. Maintenant il y avait Elinor. Et si il était en colère, oui il l’était car ce n’était pas elle qu’il voulait à ses côtés. Elle était l’opposée, le genre de femme qui avait tant fait souffrir celle que lui avait aimé et si Elinor l’aurait rencontré, elle l’aurait surement écrasé comme une vulgaire mouche, car elle était une Lady.

Calme, il ne broncha pas à sa question, ne leva ni les yeux de son livres, resta stoique. « En effet » repondit il d’un ton clair. Il n’allait pas lui mentir, il n’était pas comme ça. « Tout en vous me révulse, je n’aime pas les poupées des villes dressait pour le mariage, je crois que mes chevaux ont plus d’indépendance que vous » retorqua t’il. Ça au moins c’était dit, il était blessant, il ne s’en cachait pas. « Vous n’avez pas eu de chance, de tous les hommes que vous auriez pu épouser, je suis bien un des seuls à ne pas être sensibles à votre charme… Cependant comme nous sommes obligés de cohabiter, je vous signalerais que je n’ai aucun mal à vous savoir en aventure avec un autre. Cependant je ne tolérais pas d’élever un enfant qui n’a pas mon sang » Surprenant ? Certes ça l’était, mais je n’allais pas me cachais. Personne ne m’avait dicté ma vie, elle n’allait pas commencer. Elle aurait pu tomber sur bien pire. « Vous semblez souffrir le martyr dans cette maison, avez-vous déjà réellement souffert ? j’en doute. Vous n’êtes qu’une enfant capricieuse ? Voila ma réponse. Est elle assez clair ou vous souhaitez que je continue mon argumentation ? »



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MessageSujet: Re: Mon cher époux ♣ PV Edward Wenworth   Sam 18 Aoû - 12:57


A vrai dire, pour le moment Elinor ne savait pas vraiment sur quel pied danser. D'un côté, il y avait la mère d'Edward qui semblait contente de l'accueillir dans sa famille, qui était tout à fait charmante envers sa belle-fille, et Elinor avait rapidement appris à apprécier sa compagnie. Sauf qu'elle avait également l'impression de la 'trahir'. Mrs Wenworth semblait tellement heureuse à l'idée que des enfants allaient bientôt courir de nouveau sur la propriété et semblait finalement bien loin de se douter que vu l'état des choses, cela n'allait certainement jamais arriver. Certes, elle avait remarqué le froid qui régnait entre les deux jeunes mariés, mais elle ne semblait pas se douter jusqu'à quel point cela allait. Et c'était bien quelque chose dont Elinor ne pouvait pas lui parler. Non seulement les moeurs l'en empêchait, mais surtout parce qu'elle aurait eu bien trop honte à devoir avouer que son époux ne s'interesse pas à elle et refuse tout simplement de la voir comme sonn épouse et de la traiter de la sorte. Non, il même s'il disait le contraire, il lui donnait tout simplement l'impression d'être une personna non grata. Et c'était sans doute cela le plus difficile à accepter pour la jeune femme. Elle ne lui demandait même pas de l'aimer ou de lui être fidèle. Elle avait toujours su que vivre une histoire digne d'un roman de Jane Austen était quelque chose de fortement improbable. Et même si sur certains points elle démeurait tout de même assez candide, elle était parfaitement consciente que les hommes n'étaient pas toujours fidèles à leur femmes. Les mariages n'étaient pas une affaire d'amour, mais plutôt de pratique. Elle en était parfaitement consciente, si bien qu'elle n'avait espéré qu'un peu de respect de la part de son mari. Peut-être même de la complicité. Comme sa mère lui avait dit bien de fois, l'amour était peut-être souhaitable, mais pas nécessaire.
Si elle lui avait demandé s’il la trouvait si déplaisante, ce n’était pas parce qu’elle souhaitait entendre un compliment de sa part, entendre que non, elle était tout à fait plaisante à regarder, mais tout simplement parce qu’elle voulait essayer de le comprendre. Comprendre pourquoi il était si froid envers elle alors qu’ils n’avaient à peine échangé 20 mots depuis leur mariage. En entendant la première partie de sa réponse, Elinor aurait bien aimé le demander pourquoi il l’avait épousé alors. Mais de toute manière, elle connaissait déjà la réponse : sa dote d’une part, et sans doute avait-il simplement voulu respecter les volontés de ses parents même s’il était libre de faire son propre choix à ce sujet. C’était plutôt la suite de son discours qui la choquait. Comment pouvait-il dire une telle chose sans cligner des yeux ? comment pouvait-il l’insulter de la sorte en l’encourageant plus ou moins à l’adultère ?? Elle aurait pu lui répondre sèchement, mais elle se retenait. Elle n’aimait pas perdre le contrôle de soi, et elle n’allait certainement pas lui faire ce plaisir et sortir de la pièce offensée. Elle resta un moment silencieuse jusqu’à s’être calmée assez pour pouvoir lui répondre d’une voix neutre. « Avez-vous déjà été en pensionnat ? » S’il l’avait été, il aurait certainement compris où elle voulait en venir. Certes, ses parents l’avaient envoyé dans un des meilleurs pensionnats, mais les conditions de vie y avaient tout simplement été déplorables. Elles avaient vécues serrées, dans des conditions d’hygiène qui n’étaient pas beaucoup mieux que dans les quartiers pauvres en ville. Les maladies y avaient fait rage, et certaines en étaient même mortes. Souffrir, peut-être qu’elle ne connaissait pas parfaitement ce que cela signifiait, mais elle savait ce qu’était mener une vie humble. A vrai dire, en quittant le pensionnat, elle avait espéré pouvoir profiter de sa vie, mais elle avait bien du mal à se faire à Eden Hall, et surtout à l’hostilité de son mari. Mais elle ne voulait pas se plaindre à lui. Ce n’était pas pour cela qu’elle avait commencé la discussion. Si bien qu’elle tenta de ravaler sa fierté avant de lui répondre calmement. « Ne faites-vous pas preuve du même défaut de caractère pour lequel vous me condamnez ? Vous me dites vaine, superficielle, et pourtant vous juger uniquement selon mon apparence, sans prendre la peine de me connaitre. » Le ton de la jeune femme était calme, posé, mais elle avait baissé le regard. Non pas parce qu’elle n’osait pas le regarder en lui disant cela, mais tout simplement parce qu’elle ne souhaitait pas qu’il lise dans son regard le mépris qu’elle éprouvait pour lui à ce moment précis. Il avait blessé la vanité de la jeune femme, mais peut-être que celle-ci aurait réussi à mieux le supporter s’il ne faisait pas preuve du même défaut pour lequel il la jugeait si indigne de son attention.


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MessageSujet: Re: Mon cher époux ♣ PV Edward Wenworth   Sam 18 Aoû - 16:26

S’il y avait une chose à savoir sur Edward Wentworth c’est que l’homme n’était pas un homme de conversation. Il était né dans un monde d'apparence, un monde qu’il n’avait jamais apprécié. Le soir, il aimait se retrouver seul, partager sa solitude ne faisait pas partie de ses plans, converser l’était encore moi, surtout converser de ce genre de choses. Il avait espéré qu’elle s’en aille, surement apeurer par ses paroles, mais elle demeurait présente et cela l’énervait. Ne pouvait-elle pas partir ? Il était las de sa journée et il n’avait aucune envie de parler avec lui. Elle l’énervait tout simplement, ces questions l’énervaient, sa façon de les poser l’énerver. Tout était en train de l’énerver. Elle, ou une autre, cela n’aurait rien changé. Il était destiné à épouser ce genre de femmes, il n’avait aucunement envie de parler à celle-ci, surement parce qu’elle était en train de l’obliger à converser. Hors Edward n’était pas habitué à ce genre d’exercice et il se trouvait tout simplement traqué dans son propre territoire. Il était rétif, complètement sur l’œil et pris au piège il pouvait se montrer excessivement violent dans les mots. Il admettait sans mal que la jeune femme était sublime mais cela n’était qu’apparence. Pour le moment il ne voyait qu’une femme qui jouait à la femme comme on lui avait appris. Il n’y avait rien de naturel, tout lui semblait sur jouer, elle jouait à l’épouse parce qu’on lui avait appris pendant toute sa vie à se préparer pour ce rôle. Il n’allait pas pouvoir passer une soirée au calme. C’était fini. Il soupira avant de relever la tête du livre. Un soupire s’échappa de sa bouche. Edward n’était pas quelqu’un de profondément mauvais. Au contraire, ces agissements étaient plus dignes d’un Gentleman. Combiens d’hommes et de femmes vivaient sur ses terres sans payer un seul loyer ? Enormément. Il était vu par beaucoup comme un bon saint Maritain. Pour d’autre il était un fou, un homme étrange qu’on se devait cependant de respecter à cause de sa richesse et de son côté aristocratique. Il n’avait jamais pris le temps de songer à la vie de la jeune femme. Cependant il comprenait dans ses mots qu’elle était en train de souffrir et il ne voulait pas être la cause de souffrance inutile. La situation ne devait pas non plus être simple pour elle, et même si sa façon d’être lui était assez insupportable, il ne pouvait pas prendre plaisir à sa souffrance. Cela ne lui aurait pas ressemblé. Elle sembla choquer par ses propos d’adultère. Edward était bien plus âgé qu’elle. Ces histoires étaient assez courantes même si elle finissait étouffer. Il fut cependant assez surpris qu’elle demeure à ses côtés sans broncher. Elle venait peut être de marquer un point positif. L’homme était en train de prendre sur lui. En toute logique, Edward ne parlait pas quand il ne le désirait pas. Il n’avait que peu d’intérêt pour les personnes qui ne désiraient pas côtoyer. Cependant, il lui devait une explication, et peut être pendant un instant un peu de tendresse. Quoique tendresse était une façon d’être qu’Edward ignorait tout simplement. On ne lui avait pas vraiment appris à être tendre, encore moins romantique, ou un bon mari. L’homme répondait à ses envies, il n’était pas de ceux qui respectaient les convenances parce que cela devait être. Il était chez lui et dans sa demeure il se comportait comme il le désirait, sans plus ni moins. Il laissa le silence s’installer avant de le briser. Sa voix était monotone, roque, masculine, Edward était tout ce qu’il y avait de plus masculin… « Donnez-moi l’occasion de vous voir autrement. Je n’ai pas choisi de me marier, je n’ai rien à tirer du mariage. Cette idée vienne uniquement de ma mère. J’aurais accepté n’importe quelle femme, c’est elle qui a fait ce choix… Pas moi. Je suis désolée que cette situation vous fasse souffrir, mais je ne peux me montrer aimable avec une personne que je ne connais pas. Pourquoi m’adressez-vous la parole ? Parce que je suis votre mari… Si vous m’aviez croiser dans la rue m’auriez-vous regarder ? Surement pas… ce qui me gêne voyez-vous, c’est que vous êtes comme on vous a appris à être. Vous aimez qu’on vous regarde, cela vous donne l’impression d’exister. Je ne conçois pas ce genre de vie, je ne peux les comprendre. Je ne vis pas pour les autres, je vis pour moi. Alors peut être qu’un jour je serais en mesure de mieux vous comprendre et peut être même de vous aimer. Mais pour le moment vous êtes une inconnue et je n’ai pas le don de converser avec des personnes que je ne connais pas, encore moins avoir des relations qui dépassent le stade de l’amitié » Il lui signifiait ainsi qu’il n’avait nul envie de coucher avec elle. Elle avait beau être sa femme, il ne l’avait pas accepter comme tel, tout simplement. « Pour être plus clair, je ne peux pas vous considérez comme ma femme, je ne vous ai pas choisi et ce mariage n’est pour moi qu’une autre affaire… sans grande importance » Il avait prononcé sans grande importance avec douceur, il n’avait pas envie d’encore plus la blesser, mais dire la vérité lui semblait primordial.[/i]


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MessageSujet: Re: Mon cher époux ♣ PV Edward Wenworth   Sam 18 Aoû - 19:30


On avait appris bien des choses à Elinor, mais certainement pas à gérer une telle situation. Elle ne pouvait se fier qu’à son instinct et son bon sens. Et pourtant, c’était plutôt sa fierté qui l’avait retenu auprès de son mari. Il avait beau l’avoir rabaissé au plus bas, et la réaction la plus logique aurait certainement été qu’elle parte et qu’elle l’évite par la suite. Mais elle sentait que si elle choisirait cette voie, les choses ne s’arrangeraient pas entre eux. Elle serait toujours une personna non grata dans cette maison et sans doute qu’elle ne se sentirait jamais chez elle. Voilà pourquoi elle avait préféré rester au lieu de fuir la confrontation, chose qu’il avait certainement désirée au vue de ses paroles. Pourtant, elle avait mis quelque temps avant de lui adresser de nouveau la parole, ne voulant pas que sa voix ne trahisse ses sentiments. A vrai dire, elle ne savait pas si c’étaient ses paroles qui avaient provoqués cet effet, ou tout simplement qu’il était surpris qu’il n’avait pas réussi à la faire fuir, mais elle avait presque l’impression d’être en face d’un nouveau Edward. Pour la première fois depuis leur mariage, il semblait lui adresser un regard, et ses paroles étaient bien plus douces qu’elles ne l’avaient été quelques instants auparavant. C’était déjà un petit progrès. Elinor avait en quelque sorte gagné la bataille, mais beaucoup d’autres allaient certainement suivre avant que cela ne soit fini. Mais elle se contentait de cela. Au moins il lui parlait ouvertement sans être blessant, ou presque. Elle aurait pu répondre qu’elle non plus n’avait pas voulu de ce mariage. Elle n’avait jamais souhaité se marier à un parfait inconnu, mais cela avait été la volonté de son père, et elle n’avait pas pu s’opposer à cela. Car quoi d’autre aurait bien pu la pousser à quitter tout ce qu’elle aimait, tous les gens à qui elle tenait pour aller épouser un parfait inconnu, un homme qui n’avait jamais cherché ne serait-ce qu’à la voir une fois avant de l’épouser ? Mais elle ne se plaignait pas, elle tentait de vivre avec. C’était déjà ça, et pour le moment, il ne fallait sans doute pas lui en demander plus. « Je n’ai pas non plus choisi de vous épouser. » Un simple constat, rien de plus. « Mais désormais nous devons vivre ensemble, alors pourquoi le fait que je veuille apprendre à vous connaitre vous semble-t-il étrange ? Ou que j’ai souhaité connaitre la raison pour laquelle vous me traitez telle une invitée gênante ? » Les grands yeux bleus de la jeune femme étaient désormais fixés sur son mari. Elle marqua une petite pause avant d’ajouter « Pour répondre à votre question, non, je ne vous aurais pas parlé, pour la simple et bonne raison que cela ne sied pas à une dame de parler à un inconnu sans avoir été présenté au préalable, comme vous devez fort bien le savoir » Quant au fait de lui donner une chance de la voir autrement, voilà ce qui était bien difficile étant donné qu’il ne semblait pas disposé à donner une chance à Elinor de se montrer sous un autre angle. Vaine, elle l’était et elle ne le niait même pas. Ce que pouvaient penser les autres en la regardant ne lui était pas égal, et sans doute que cela ne le serait jamais. Mais elle ne se résumait pas à cela. Avec un petit sourire, elle finit par rajouter avec une pointe de malice dans la voix « Converser est comme monter à cheval : peut-être n’y arriverez-vous pas du premier coup, mais avec l’habitude, cela devient plus facile. » Sans doute n’étaient-ils pas assez proche pour ce genre de remarques, mais s’il voulait réellement apprendre à connaître Elinor, il allait également devoir se faire à ce genre de remarques qui pouvaient finalement passer pour de la coquetterie. Quand à la remarque suivante d’Edward, elle était peut-être blessante, mais pas surprenante. Elle avait du mal à l’entendre dire qu’à ses yeux elle n’était qu’une chose sans la moindre importance, mais c’était bien quelque chose qu’elle avait compris par l’intermédiaire de son comportement. La voix de la jeune femme devint plus grave, plus sérieuse. « Je ne l’ai pas non plus choisi. Mais nous sommes mariés devant Dieu. Ne devrions-nous pas essayer de rendre cette situation le moins désagréable possible pour tous les concernés ? »


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MessageSujet: Re: Mon cher époux ♣ PV Edward Wenworth   Sam 18 Aoû - 21:16

Edward travaillait beaucoup, c’était sa façon de vivre. Il appréciait donc particulièrement ces moments de repos. Il n’avait donc aucune envie de rendre des comptes à sa femme. Femme qu’il ne considérait pas comme tel. Il ne rendait des comptes à personne, cela n’allait donc pas commencer aujourd’hui. Il ne voyait d’ailleurs pas ce qu’il pouvait faire pour qu’elle comprenne. Il avait été clair, du moins c’était ainsi qu’il avait vu les choses. Il ne pouvait pas mieux s’exprimer. Edward n’était d’ailleurs pas homme à se répéter. Le plus souvent il s’exprimait assez clairement pour qu’on le comprenne. Il savait parler, il savait s’exprimer, c’était important pour un homme de son statut. Un bon langage lui donnait un certain avantage. Edward aimait la lecture, cela l’apaisait, il n’avait pas besoin de beaucoup de temps de repos, mais ce temps de repos se devait d’être paisible. Il n’était pas rentré seul dans le salon. Doucement un mouvement se fit près de la cheminé. Un chien… Il s’agissait bien d’un chien. Chevaux, chiens, il aimait le monde animal. Sa mère élévait des King Charles Spaniel. Elle en était d’ailleurs complètement folle. Ses quatre chiens la suivaient comme son ombre. Elle n’avait de cesse de résister leur qualité et hors de questions pour ses chiens de dormir dehors. Pour cette raison, Edward avait lui aussi intégré son chien à la demeure. Il s’agissait d’une chienne sans origine. Il l’avait trouvé alors qu’elle n’avait qu’un mois. Il ne savait pas d’où elle venait, surement d’une chienne berger. Elle avait en effet de grandes capacités pour la garde de troupeau. Aujourd’hui, elle avait un peu plus de deux ans et partageait la vie d’Edward avec une certaine dévotion. Sally était réservée, elle n’appréciait pas les étrangers, raison pour laquelle elle restait en retrait. Comme son maitre, elle semblait ne pas apprécier la présence de cette femme qu’elle jugeait surement comme une intrusion. Elle finit cependant par s’approcher pour se coucher aux pieds d’Edward. La chienne semblait en effet bien peu décider à céder sa place. Edward posa un regard tendre sur le canidé avant de soupirer en écoutant les paroles de sa femme. Il semblait avoir bien mal été compris. Il roula des yeux avant de poser son dos contre le dossier de son fauteuil. « pour laquelle vous me traitez telle une invitée gênante ? Votre façon de vous intéressez des gens est intéressante. Vous vous êtes intéressez à moi, en vous intéressant avant tout à vous… Sachez que mon monde ne tournera jamais autour de vous. Ce n’est pas parce que vous êtres rentrez dans ma vie que je me dois de vous mettre au centre de celle-ci. Vous avez le droit à tout ici, vous êtes chez vous. Que voulez-vous que je fasse, que je fasse semblant de vous aimer, d’aimer votre compagnie ? Pour le moment ce n’est pas le cas. Je ne ferais pas semblant. »
Ce n’était pourtant pas difficile à comprendre. Pour le moment je n’étais pas prêt à la laisser rentrer dans ma vie. Je ne voulais pas jouer au mari, j’avais tout simplement passé l’âge pour ce genre de jeu. Voila maintenant qu’elle tentait de m’apprendre à vivre. Je soupirais une fois de plus, montrant mon agacement. « Converser pour ne rien dire ne m’intéresse guère. Si vous aimez parler pour parler et plaire en société cela vous regarde. Je ne serais jamais comme ça, tout simplement parce que je n’aime pas ce genre de comportement. »
Je laissais échapper un rire amusé avant de reprendre mon livre, tout en passant délicatement ma main dans les poils de la chienne. « Dieu ? Croyez-vous que dieu me fasse changer d’avis. Quand je l’ai imploré, il n’était pas là. Alors voyez-vous, je me moque bien de l’avis de dieu et si je dois aller en Enfer alors j’irais sans aucune amertume. Qui plus est, je ne vais pas me mettre à vous sourire à chaque fois que je vous vois, encore moins à vous parler avec la plus grande des gentillesses tout simplement pour que vous vous sentiez à l’aise. Vous semblez croire que votre simple présence est en mesure de tout changer. Ce n’est pas parce que vous le voulez que cela va arriver. Les gens ne sont pas des automates… Je comprends que votre éducation vous a faite comme vous êtes. J’aurais aimé vous aimer plus, vous comprendre, mais je ne le peux pas. J’ai aimé une fois, une femme…une femme si différente de vous… une femme qui vous étiez totalement opposé. Pour elle, j’aurais tout abandonné, j’aurais pu fuir ce monde et vous auriez eu la chance de ne jamais me connaitre. La vie me l’a arraché… et je ne peux pas toléré une autre femme à mes côtés. Ma mère vous apprécie, vous êtres libres de vos mouvements. Vous pouvez faire ce que vous voulez de votre journée, je ne vous demande rien. Je vous ai dit que je ne peux être plus attentionné. Donnez moi des moyens de vous aimer. J’aime l’amour, je ne conçoit pas une femme autrement et je ne vous aime pas » Voila qui avait de quoi être clair…



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MessageSujet: Re: Mon cher époux ♣ PV Edward Wenworth   Lun 20 Aoû - 9:57


Elinor était quelqu’un de patient, mais cela dépendait vraiment du moment. Face aux remarques de son époux, la jeune femme avait eu bien du mal à rester maître d’elle-même, à ne pas s’énerver. De toute manière, qu’aurait-ce changé si elle s’énervait ? Elle aurait pu lever la voix, répondre d’une manière bien plus sèche pour tenter de faire comprendre à Edward qu’elle n’avait nullement l’intention de continuer à se laisser traiter de la sorte. A la place, elle avait préféré tenter de régler cette situation d’une manière bien plus calme. Après tout, si elle voulait qu’un jour leur relation s’améliore, une sortie théâtrale face à ces insultes ne servirait certainement à rien. Du moins, c’était ce qu’elle s’était dite au départ, mais désormais elle en doutait. Peu importe ce qu’elle pouvait dire, son époux semblait bien décider à tout tourner contre elle. Et plus leur conversation continuait, plus la jeune femme avait du mal à garder son calme. Au départ, elle avait simplement trouvé le comportement de son époux étrange et blessant, désormais elle le trouvait fort désagréable. Il n’avait absolument rien d’un gentleman, si ce n’était sa fortune. Elinor se souvenait avec peine de la société londonienne où elle avait été entourée de véritables gentlemen, d’hommes avec lesquels les discussions avaient été intéressantes, divertissantes même. Et voilà que maintenant elle était assise en face d’un homme visiblement sans la moindre éducation en manière de courtoisie, et comme si cela ne suffisait pas, elle allait devoir passer le reste de sa vie avec lui… Pour la première fois depuis le début de la conversation, on pouvait distinguer une pointe de colère dans la voix e la jeune femme. « Visiblement, vous semblez disposer à retourner chacune de mes paroles contre moi. Mais n’est-ce pas également votre cas ? Ne pensez-vous pas uniquement à vous-même en me demandant de me taire, de ne pas vous adresser la parole ? » Ses yeux bleus brillaient de colère, même si Elinor ne s’en rendait pas réellement compte. Blessée, elle l’était mais pour le moment elle était surtout énervée et elle n’avait aucunement l’intention de se taire même si c’était ce que semblait vouloir son époux. Oh, bien sûr, il ne l’avait pas dit ouvertement et c’était sans doute cela la seule politesse à laquelle elle avait le droit de sa part. A vrai dire, si Edward n’aurait pas été si riche, sans doute qu’il n’aurait pas été toléré en société vu son comportement des plus rustres. Quand il parla d’amour, la jeune femme ne put s’empêcher de sourire froidement. Sa voix était glaciale quand elle s’adressa de nouveau à lui. « Vous donner les moyens de m’aimer ? Votre amour est certainement la dernière des choses que je désire. Jamais je ne pourrais aimer un homme tel que vous aussi méprisant envers les sentiments d’autrui. Et même s’il en serait autrement, c’est une chose impossible puisque vous ne semblez avoir bien trop de préjugés à mon égard. » Elle aurait certainement pu continuer pendant longtemps encore, mais elle tentait de se contrôler. Cela n’était pas digne d’une femme de s’emporter, et elle voulait au moins garder ne serait-ce qu’un peu d’estime de soi. A vrai dire, elle doutait fortement qu’il sache ce qu’était l’amour, mais cela elle préférait le garder pour elle. Elle n’avait pas été insensible à la pointe de tristesse dans la voix de l’homme quand il évoquait son amour passé, et sans doute était-ce à cause de cela qu’elle réussit à garder ne serait-ce qu’une pointe de respect envers lui. La jeune femme se leva et malgré la situation, elle réussit à garder une certaine dignité, ou du moins c’était ce qu’elle aimait penser. « Sur ce, je vais prendre congé. Je crois avoir entendu assez d’insultes pour aujourd'hui » lui dit-elle d’une voix froide sans pour autant lui accorder un regard. Elle voulait partir tant qu’elle avait encore un certain contrôle de soi, puisqu’elle ne désirait pas savoir ce qu’elle ferait s’il continuait à la rabaisser de la sorte.


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MessageSujet: Re: Mon cher époux ♣ PV Edward Wenworth   Lun 20 Aoû - 10:43

Edward regardait sa femme comme s’il s’agissait d’une inconnue des plus surprenantes. Il n’était pas du genre à parler avec des inconnues, encore moins à s’intéresser à leur vie. L’homme était distant, il l’avait toujours été, que se soit avec sa famille ou avec ses amis proches. Seuls ceux qui avaient compris sa manière de penser pouvait se vanter d’avoir Edward parmis ses proches. Car Edward possédait bien peu de proche mais cela lui convenait. Contrairement à son épouse qui semblait vivre pour les relations, il vivait pour autre chose. Edward aimait les vrais amitiés, celle qui n’était pas faussé par un jeu, celle qui ne dépendant pas du statut social. Il aimait les amitiés qui naissaient entre les hommes parce qu’ils existaient quelque chose entre eux qui les poussaient à éprouver une certaine tendresse l’un envers l’autre. Edward avouait sans mal qu’il était loin d’être plaisant à vivre, mais il n’avait pas envie d’être plaisant à vivre. Encore moins pour une jeune femme qui ne semblait pas comprendre ce qu’il était en train de dire. Edward était pourtant en train de faire des efforts pour comprendre la jeune femme, il en faisait car il ne désirait pas son bonheur. Il déplorait d’ailleurs de ne rien pouvoir lui donner de plus, mais il ne le pouvait pas. Il ne pouvait faire semblant de s’intéresser à elle. Il était toujours courtois, il la saluait, répondait à ses questions et la laissait vivre comme bon lui semblait. Mais à chacune de ses paroles, sa vanité lui sautait aux yeux, elle semblait penser que toutes ses paroles étaient sacrés et qu’il se devait de les écouter et même de les accepter. Edward savait écouter, il comprenait même ce qu’elle était en train de lui dire, mais il ne pouvait pas, c’était tout simplement ça. Ce n’était pas parce qu’elle désirait qu’il s’intéresse à elle, qu’il devait changer de comportement pour qu’elle se sente vivre. Une fois de plus elle ne pensait finalement qu’a elle, qu’à son bien être dans sa maison. Elle n’avait pas compris que c’était son comportement qui poussait Edward dans ses retranchements, il ne voyait pas quel sujet de conversation abordé. Il avait bien plus de dialogue avec une jeune femme comme Virginia Thornton ou bien Mary… Avec elles il n’avait aucun problème de communication. Cela n’était pas dû à lui, mais bien aux jeunes femmes qui étaient loin d’être comme son épouse. Ils aimaient leur naturel, leur façon de parler et de vivre sans penser uniquement à leur petite personne. Toute deux avaient vécu des choses qui les avait marqué, peut être étais ce pour ça qu’il était en mesure de les comprendre ? « Je ne vous ai jamais demandé de vous taire. Etes vous en train de vous taire ? » Edward était en train de commencer à perdre patience. Mais qu’est qu’elle pouvait lui paraitre totalement insignifiante. Il avait l’impression d’être en compagnie d’une enfant capricieuse. « Ce n’est pas parce que vous êtes ma femme que je dois m’intéresser à vous. Vous semblez penser qu’au moment ou vous entrez dans la pièce vous vous devez de devenir le centre de l’attention ? Vous vivez pour ça. Mais je ne suis pas comme ça. Vous êtes belles, mais vous semblait si vide de l’intérieure, si vide, si insipide… » Il était dur, il le savait, mais Edward commençait à perdre patience. L’homme pouffa de rire, qu’elle ne l’aime pas cela ne lui faisait ni chaud ni froid, il s’en moquait, cela ne faisait pas partit de ses objectifs. « Voila qui me rassure » rajouta t’il avant de poser un regard tendre sur sa chienne qui observait l’intrus avec la sainte envie de plonger ses crocs dans sa jambe. La situation était devenue tendue, l’animal le ressentait, son léger grognement était signe qu’elle n’aimait pas cette situation. Bon débarras songea t’il qu’elle prenne congé, il ne demandait rien de mieux. Il se posa de nouveau dans son fauteuil avant de soupirer d’aise. Enfin le calme était revenu. Edward n’était pas des plus heureux de la situation. Loin de lui l’idée de faire souffrir la jeune femme, mais ils étaient tout simplement incapable de se comprendre. C’était impossible, elle n’était pas d’ici et était finalement incapable de comprendre le fonctionnement d’Edward. Edward ne pouvait pas accepter ce genre de femme, il les trouvait inintéressante… et l’inintérêt l’empêchait donc de vivre avec elle d’une manière agréable. Car Edward n’était pas un joueur, il vivait en suivant ses émotions, il ne pouvait faire semblant, il n’était tout simplement pas comme elle.


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