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 Vivre à l'époque de Jane Austen

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✾ ECRITS : 41

MessageSujet: Vivre à l'époque de Jane Austen   Jeu 28 Juin - 19:34



Nous avons tenté de vous faire un petit résumé des choses qui nous paraissent le plus important pour la création de votre personnage.

N'oubliez pas qu'il est très facile de défaire une réputation, mais autrement plus difficile de la faire ou la refaire. Si un membre d'une famille agit de façon socialement inapproprié, ses actes engendrent des répercussions sur la famille tout entière.

I. La condition féminine
II. Les différents métiers au 19ème
III. Les classes sociales




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MessageSujet: Re: Vivre à l'époque de Jane Austen   Jeu 28 Juin - 19:59


I. La condition féminine



La femme dans la société Géorgienne :


Les femmes et l'éducation : L'éducation des femmes est une partie indispensable pour leur vie future. Une femme peu instruise ne pourra jamais s'élever dans le monde. A l'époque de Jane Austen, les pensionnats pour jeunes filles accueillent des filles de familles modestes, voir pauvres. Les membres de l'aristocratie, on recours à une toute autre solution : Celle de la gouvernante. On remarque que les familles très modestes étaient incapables de profiter des avantages d'une gouvernante. Dans Emma, par exemple Harriet Smith (origine très modeste) est placée dans un pensionnat pour y recevoir un minimum d'éducation. A contrario Emma Woodhouse qui dispose d'une famille fortunée possède sa propre gouvernante. Dans orgueil et préjugé. Lady Catherine de Bourg est outragée par l'éducation des filles Bennet. Celles ci appartenant à la petite Gentry n'ont pas bénéficié des services d'une gouvernante. L'éducation des femmes restent donc primordiale.  C'est grâce à celle ci qu'elles pourront espérer faire un bon mariage et satisfaire leur époux.

Les femmes en tant que maîtresse de maison : La femme de la maison est non seulement censée organiser les différentes taches dans la maison et de les repartir entre les domestiques, mais elle est aussi censée épauler la bonne réputation sociale de son mari. Pour cela, elle se doit d'organiser des réceptions et dîners, afin de lui permettre d'établir de nouvelles relations, et donc d'établir de nouvelles relations d'affaires.  
En même temps, elle est censée consacrer du temps à ses enfants, mais également enrichir sa connaissance générale du monde. De plus, elle se doit être le "garde-malade" des membres de la famille qui en ont besoin.

Le lien frères-soeurs est assez particulière : en effet, une femme se doit de traiter ses frères avec la même diligence que celle apportée à son futur mari. Une femme est dépendante de ses frères, puisque ce seront eux les seuls capables de lui venir en aide si par exemple son mari la maltraite, ou si elle ne se marie pas.
Pour faire simple, l'idéal féminin de cette époque peut se résumer avec l'aide que quelques mots: empathie, compassion, dévotion, tempérance et avenant.


Les bonnes manières: Le corps féminin est perçu comme un temple abritant une âme pure et innocente, et ne doit en aucun cas être souillé par des artifices tels que le maquillage ou quelque autre accessoire destinés à l'embellir, de même que des vêtements dévoilant la peau, des bas ou tout autre type de sous-vêtement. La femme est perçue comme la propriété de son mari, et ne doit donc pas montrer son corps aux autres hommes.

Les droits de la femme


Métiers Et Droit:
Durant l'époque Géorgienne, peu de métiers sont mis à disposition des femmes si ce n'est celui de gouvernante ou de maîtresse d'école. D'ailleurs l'idée même qu'une femme puisse avoir une profession avec l'indépendance financière qui l'accompagne et totalement impensable.

On remarque dans les livres de Jane Austen des remarques très pertinentes sur la condition de la femme. Ainsi même une femme proche de l'idéal féminin comme Jane Fairfax dans Emma ne peut espérer comme unique avenir celui de gouvernante chez des personnes bien moins cultivées qu'elle. On peut l'opposé à Lady Bertran qui dans le roman Mansfield park offre un parfait exemple de la femme élégante et oisive.

Les romans de Jane Austen laisse apparaître l'infériorité des femmes qui perdent tout droit lorsqu'elle se voit marié. L'homme est la femme ne forme par le mariage plus qu'une seule même personne (soit celle de l'homme). Une femme mariée n'a pas de personnalité juridique et tout ce qu'elle fait l'est sous la coupe de son mari.  Ainsi un homme ne peut faire aucune donation à sa femme. Il peut lui transmettre des biens par testament car la couverture juridique de la femme cesse au décès de son époux. (Vous l'avez compris mesdames. La mort de votre mari peut-être une vraie libération xD)

Sachez qu'une femme ne peut attaquer une action en justice lors d'un préjudice touchant à ses biens que si elle possède l'agrément de son mari. Inversement on peut attaquer une femme en justice qu'en attaquant son mari.

Cette absence de personnalité juridique fait qu'une femme ne peut pas demander le divorce toute seule.

Les femmes ne peuvent pas héritées, cela est dévolu aux fils et non aux filles. L'héritage est donc réservé à la lignée mâle de la famille. Ainsi dans orgueil et préjugé, les biens de Mr Bennet doivent revenir à sa mort à un lointain cousin.

Le rôle de la femme


Une femme doit être accomplie : Elle attire l'admiration des hommes par ses talents "accomplishments"
On peut citer : Les arts, le tricot, la broderie ou encore la musique, le chant, le dessin, les langues, la danse, la culture de l'esprit et de nombreuses lectures, l’allure, la démarche, la contenance, les bonnes manières... »

Elle doit maîtriser tant de choses qu'il semble difficile d'en trouver une totalement accomplie.
"Je suis plutôt surprise maintenant que vous en connaissez une seule" Elizabeth bennet  -orgueil et préjugé-

Certains accomplishements sont utiles sur un plan domestique comme la broderie. D'autres sont parfaitement inutiles comme la connaissance du français alors qu'à l'époque la guerre contre la france fait rage. L'interêt semble donc de faire honneur à son mari en possédant des connaissances, une allure et des manières dignes d'une lady.

C'est aussi sur les femmes que reposent l'agrément de la vie en société. Par exemple, A une époque ou les occasions d'entendre de la musiques sont rares et coûteuses, une femme musicienne peut charmer ses invitées.

Le rôle essentiel de la femme reste cependant celui de donner la vie. C'est son rôle majeur mais difficile et dangereux. A cette époque mourir en couche et assez courant.Dans les années 1800, l’Angleterre connaissait une forte croissance démographique. Jane Austen possédait treize nièces et once neveux. (Pensez y quand vous créez vos familles)
Les femmes mariées et les jeunes filles sont également très actives pour ce qui est de la correspondance avec leurs proches. Elles sont de véritables sources d'informations pour les membres de la famille habitant d'autres parties du pays.



L'importance des bals

Dans une Angleterre de convenances, les occasions offertes aux jeunes gens des deux sexes de se rencontrer et de pouvoir échanger sont assez rares. Ce sont les bals qui attirent et favorisent les rapports sociaux. Mais ceux-ci se font aussi rares. Le contact physique que permettent certaines danses sont limités. La possibilité d'avoir un partenaire attitré qui réserve plusieurs danses au cours du bal est un prélude indispensable aux fiançailles.  Pour avoir le droit d' assister à un bal, il faut être en age de sortir. Les débuts dans le monde marque une étape indispensable pour les filles qui les amène à pouvoir prétendre aux fiançailles puis au mariage.

Un problème se pose quand il y a plusieurs filles dans la famille. Laisser sortir les plus jeunes sœurs pourraient entraîner des rivalités entre les sœurs. Ainsi une cadette pourrait attirer le prétendant de son aînée. Celle-ci risquait donc de finir vieille fille. Voila pourquoi dans la plupart des situations, les cadettes ne sortaient qu'une fois leur sœur aînée mariée.
L'importance des bals pour amener au mariage est tel que les couples mariés s'abstiennent bien souvent d'aller danser.

Les fiançailles:
Avant chaque mariage ont lieux les fiançailles. Ils sont une promesse de mariage qui peut être rompu mais cela crée souvent un véritable scandale chez les familles. Ils arrivent que les engagements de fiançailles soient fait en secret comme c'est le cas pour Jane Fairfax et Franck Churchill dans « Emma »
Il peut ne pas être explicite mais se révéler l'être aux yeux des proches par une série d'indices. Ainsi appeler une fille par son prénom est une indication sérieuse de l'intimité des jeunes gens. Si la jeune femme laisse son prétendant lui prendre une mèche de cheveux, les fiançailles sont quasi certaines.

Il était indispensable lorsqu'un des époux possédait moins de 21 ans d'obtenir le consentement des parents. Outre l'importance de leur consentement, les parents ont un grand rôle à jouer lorsqu'il s'agit de choisir un époux pour leurs enfants. Ils est d'ailleurs rares que les enfants refusent le parti qu'ils lui ont choisi.



La mode féminine

A partir de 1780, les hautes coiffures dressées en pyramide sont abandonnées pour laisser place à des coiffures aux longues boucles tombant librement. Celles ci sont misent en valeur par un peu de poudre. C'est cette mode des longues boucles qui permet à Willoughby de prendre à Marianne une mèche de cheveux (Sense and sensibility).Les femmes portent des chapeaux à larges bords ornés de rubans. Les robes à paniers disparaissent pour laisser place aux robes en mousseline auxquelles des jupons viennent donner de l'ampleur. Dans les années 1780, le volume de ses robes à pour but de donner à la femme une silhouette plus naturelle. Avec les années cette mode devient plus audacieuse, révélant les attraits des femmes -parfois à la limite du scandaleux-

Bien souvent, les robes ne s’achètent pas. Les femmes achètent le tissu nécessaire et le remette à une couturière spécialisée pour en faire une robe à leur convenance, inspirée de la dernière mode à la capitale. Il suffit pour cela de se procurer un pattern (un patron). Ceux ci se trouvent dans tout les journaux de mode pour dames et la cliente peut donc à partir de là expliquer à sa couturière ce qu'elle souhaite.


Source:Wikipédia



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MessageSujet: Re: Vivre à l'époque de Jane Austen   Ven 3 Aoû - 14:10


II. Les différents métiers du 19ème




Voici une liste non exhaustive des différents métiers existant aux 19ème siècle. Ces métiers sont essentiellement réservés aux hommes.

Barbier Perruquier
Blanchisseur
Boulanger
Brassier
Brigadier de gendarmerie

Cabaretier
Charretier ou roulier
Chirurgien barbier
Comptable
Cordonnier
Couturier
Cuisinière
Cultivateur

Forgeron

Huilier

Instituteur

Journalier

Laboureur
Lessiveuse

Maçon
Maçon salpêtrier
Manouvrier
Marchand de charbon

Menuisier
Meunier

Ouvrier

Prévôt

Régent d’école
Repasseuse

Tailleur d’habits
Tailleuse
Tailleur
Terrassier
Tisserand
Tonnelier

Vigneron

credit : http://genealogie.laplanche.free.fr/



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MessageSujet: Re: Vivre à l'époque de Jane Austen   Ven 3 Aoû - 15:35


III. Le monde social de Jane Austen




L'aristocratie : environ 300 familles, jouissant de revenus d'au moins £10.000 par an. Ils ont généralement un château à la campagne, deux hôtels
particuliers à Londres et divisent leur temps entre les trois.
Les differents titres de noblesse (du plus au moins important) :
• Duc (Duke)
• Marquis (Marquess)
• Comte (Earl ; Le titre de count se traduit également par comte, mais n'est utilisé que pour les titres comtaux d'origine étrangère)
• Vicomte (Viscount)
• Baron (appelé lord of parliament dans la pairie d'Écosse)

La gentry : La notion de Gentry fait référence au mot Gentleman. Soit quelqu'un pas forcément noble mais qui se distingue par ses qualités personnels que par ce qu'elle possède comme propriétés terrienne.
Ils répondent même à un ordre de conduite « The three Rs » : Restraint, Refinement and religion ( Retenue, Rafinnement et réligion)

Les écarts de revenus qui se reflètent dans les romanes de Jane Austen sont considérables pour des personnes de même classe sociale. C'est cependant une réalité.

Le XVIII est une époque d'enrichissement. La noblesse habitent des châteaux parmi les plus beaux d'Angleterre. Afin de garantir la beauté des lieux, les riches propriétaires nécessitent pas à dépenser des sommes folles pour embellir les extérieurs de sa demeure afin d’impressionner les futurs invités. Ce désir les amène à prendre soin de leur parc et c'est à partir de cette époque que les pars anglais deviennent une identité nationale. Ce soucis d'esthétique paysagère se  retrouve dans certains romains comme Mansfied park.  Dans la plupart des romans de Jane Austen, la beauté des parcs anglais est mise en évidence. La description du parc est souvent égal à celle du château. Cela démontre l'importance de l'union harmonieuse entre la nature et l'architecture.

Les gentlemen et la grande bourgeoisie : ils ne font pas partis de la gentry, mais sont tout de même des gentlemen, condition au sens complexe qui suppose à la fois des traditions familiales, quelque aisance financière, une certaine éducation, et la stricte observance d’un code de bienséances. Ils exercent des professions libérales (avocats, juges, médecins de renom, professeurs d'université), sont hauts fonctionnaires, officiers non nobles, ou écrivains bien nés.

Le clergé: Essentiel dans l’œuvre de jane Austen ( son père était un clergyman). Les principes moraux que lui ont inculqué son père font parties intégrantes de ses romans.

Les clergymans occupaient des fonctions de curé ou bien de vicaire. A cette époque, le clergé à une position assez particulière qu'il est intéressant de connaître. Etre Clergyman n'a rien d'exceptionnel, c'est un métier comme les autres que tout homme doté de moralité, d'une solide éducation et d'une belle diction peut envisager de faire. Cela n'est donc pas une vocation pour beaucoup d’entre eux. Pour beaucoup, l'intêret d'être clergyman se retrouve dans l'assurance d'une rente annuelle. Bien évidemment, vous l'aurez compris. Etre un membre du clergé n'empêche pas de fonder sa propre famille. De plus, le curé d'une paroisse peut devenir propriétaire terrien en étant en plus auréolé du prestige d'une éducation au dessus de la moyenne.

Leurs revenus varient selon le bénéfice de leur paroisse. Si celle ci est rurale et donc pauvre elle ne rapporte qu'une centaine de livres par ans. Une belle paroisse pouvait rapporter jusqu'à 1000 livres par an.

La classe inférieure ou les 'low-orders' Autrement dit les pauvres.



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