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 SARAH | "I think God has forsaken this place. I believe I have seen hell and it's white... It's snow white."

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MessageSujet: SARAH | "I think God has forsaken this place. I believe I have seen hell and it's white... It's snow white."   Sam 3 Nov - 19:46


Sarah Emerson

25 ans ✾ I've Seen Hell ✾ Institutrice


Nom: Emerson Prénom(s): Sarah MargaretDate et lieu de Naissance : 14 janvier 1825 à Waterford, en Irlande.Situation : CélibataireMétier : Institutrice Passe-Temps : très érudite, Sarah apprécie énormément la lecture et l'écriture, ainsi que les promenades dans la nature. De plus, elle prend beaucoup de plaisir à s'occuper des enfants.Groupe :I've Seen Hell Caractère: Sarah est une personne discrète et plutôt farouche qui préfère la solitude aux réceptions mondaines. Cultivée et érudite, elle apprécie néanmoins la compagnie des enfants et prends beaucoup de plaisir à leur enseigner ce qu'elle sait. C'est également une personne altruiste, méticuleuse, méfiante, légèrement hautaine et courageuse, aimant la sobriété et les longues promenades.
Si votre personnage était un personnage de roman du 19ème, lequel serait-il? Margaret Hale, de Nord et Sud. Ou Jane Eyre, du roman éponyme.Avatar: Katie McGrath

✾ ✾ ✾ ✾ ✾

The man is a giddy thing


Je n'ai jamais connu ma mère. Je n'avais que quelques heures quand Dieu l'a rappelée à Lui. Elle s'appelait Elena Emerson née o'Dwyer, et aujourd'hui il n'y a plus personne pour décrire à quel point c'était une femme formidable, une femme que feu mon père n'a jamais oublié, une femme que j'aurais aimé connaître. Mais j'avais beau ne pas avoir de mère, je n'ai jamais été seule. J'ai vu le jour à Waterford, en Irlande, quelques minutes avant ma soeur Amy. C'était une matinée de janvier, pluvieuse mais étonnamment douce pour la saison. Mon père, Richard, était là, bien évidemment : il a toujours été là pour nous, jusqu'à son dernier souffle. J'eus la chance de naître dans une famille relativement aisée, chose peu courante dans l'Irlande du XIXème siècle. Parce-qu'il était professeur à l'université de la ville, nous avons, Amy et moi, reçu une excellente éducation. Pour le plus grand bonheur de Père, je m'avérais être excellente élève, avide de savoir et de connaissances, toujours partante pour apprendre et partageant son intense passion pour les livres. Ma famille possédait une jolie maison, un cottage comme disent les Anglais, au bord de la mer ; pour moi c'était le Paradis. Pendant toute mon enfance, je ne l'ai jamais quitté, pas même pour rejoindre le centre ville. Mon univers entier se résumait à la maison, au jardin verdoyant et à la mer, en bas de la falaise. J'aurais pu passer des heures à admirer les vagues furieuses qui s'écrasaient avec un fracas assourdissant sur les rochers, éclaboussant tout sur leur passage. Dans la maison, je partageais la chambre avec Amy ; et ma pièce favorite était bien entendu la bibliothèque. Là aussi, j'aurais pu y passer des heures. Père lui-même nous servait d'instituteur : nous avions un salon de lecture et d'écriture qui devenait salle de classe. Lui avait eu la chance de venir d'une famille de gentlemen, il avait fait ses études à Oxford avait de retourner en Irlande pour épouser ma mère. Vous l'aurez compris, il n'était pas un indépendantiste, mais plutôt un grand partisan de la tolérance. Si j'ai passé une enfance en semi-autarcie, avec pour seuls compagnons ma soeur, mon père et ma nourrice Amelia, j'ai passé une enfance radieuse, loin des conflits et de l'extrême pauvreté que pouvait connaître l'Irlande en cette première moitié du XIXème siècle. Amy et moi venions de fêter nos quatorze ans quand Père eut un accident : il revenait de l'université à cheval quand ce dernier, effrayé pour Dieu sait qu'elle raison, cabra avec violence. Mon père perdit l'équilibre et fit une chute monumentale : il se brisa la colonne vertébrale. S'il ne fut pas tué, il devint paralysé à vie, dans l'incapacité de marcher et même de se redresser. Dès lors, il devint impossible pour lui de s'occuper de nous ; et comme il avait perdu son poste de professeur, ses revenus annuels ont grandement diminué. Mais il restait éveillé et, comme tout Irlandais digne de ce nom, ne se laissait pas abattre. Afin que nous puissions malgré tout continuer nos études, il nous envoya à Dublin, dans un pensionnat assez réputé. Pour Amy comme pour moi, ce fut le début d'une nouvelle vie, que nous n'aurions jamais soupçonné.

Ma soeur et moi étions bien différentes l'une de l'autre. Moi, j'étais le portrait craché de mon père, j'avais ses yeux bleu vif, ses épaisses boucles de jais, sa peau dure et pâle. Mon caractère également était en tout point conforme au sien : travailleuse, discrète, méfiante et distante, je fuyais la foule et la compagnie des adultes, trop enfermés dans un cocon de bonnes manières à mon goût. Je préférais la compagnie des enfants ; je m'en rendis bien compte au pensionnat. Amy, elle, ressemblait plus à ma mère, avec ses yeux clairs et doux, sa peau fine et diaphane, ses longs cheveux blonds et lisses. Elle était joyeuse et confiante, assez extravertie aussi, toujours prête à rire et à s'amuser. "Deux opposés", disait souvent Amelia à notre égard. Pour autant, jamais il n'y eut le moindre conflit entre nous. Opposées certes, mais soeurs avant tout, nous nous complétions l'une-l'autre. C'est au pensionnat que notre complicité atteint son paroxysme. Là-bas, nous avons découvert un univers que jamais nous n'aurions soupçonné, entre la compagnie des autres jeunes filles, la misère qui régnait dans les rues de Dublin, et bien sûr la sévérité extrême et typique de tout pensionnat. La directrice, Mrs Dawson, était Anglaise ; et déterminée à donner à ses petites Irlandaises le meilleur de l'éducation britannique. Déjà, la religion. J'étais née catholique, j'appris les fondements de l'Eglise Anglicane sans toutefois renoncer au catholicisme, la religion de mes parents. Mrs Dawson, ainsi que toutes nos institutrices Anglaises, étaient dures avec nous, et si quitter le cocon familial pour atterrir ici fut dur à digérer, ma soeur et moi avons fini par nous y adapter. En vacances, quand nous rentrions à Waterford, Père était si fier ! Le bonheur qu'il avait à nous voir devenir des jeunes filles brillantes et éduquées était si intense que je n'avais qu'une envie : retourner au pensionnat, apprendre encore plus de choses et revenir, rien que pour voir la fierté dans les yeux de Père. Pour cela entre autres, j'ai aimé le pensionnat, alors que d'autres l'avaient en horreur. L'autre raison qui me fit aimer cet endroit était -comme je l'ai déjà mentionné plus haut- la compagnie des enfants. Des fillettes étaient très tôt envoyées ici par leurs familles, et c'était souvent aux plus âgées de s'en occuper, de les aider dans leurs études et leur progression. Si cela n'enchantait guère Amy, moi je me découvris une passion véritable et, heureuse de venir en aide à ses petites filles, ma vocation s'imposa rapidement à moi, comme une évidence : je deviendrais institutrice. Après tout, je venais d'une famille assez aisée, j'avais de l'éducation et j'étais soucieuse de permettre aux plus jeunes d'avoir une situation. D'après les gérantes du pensionnat, Mrs Dawson comprise, institutrice était un excellent métier pour une femme, et c'est avec l'ardeur qui m'était habituelle que je redoublais mes efforts pour réaliser mon rêve. En tout, Amy et moi avons passé dix ans au pensionnat : rentrées à quatorze ans, nous avons passé huit ans en tant qu'élèves et deux ans en tant qu'institutrice pour moi, en tant qu'infirmière pour Amy qui se passionnait pour la médecine. Père était au sommet du bonheur, et nous aussi.

C'est quand nous avons atteint nos vingt-quatre ans que la donne bascula, quand notre père mourut, à l'âge de soixante ans. De toute notre vie, c'est sans nous doute l'épreuve la plus difficile que nous avions eu à surmonter. Estimant sans doute que le changement d'air nous ferait du bien et nous aiderait à passer le cap ; Mrs Dawson nous proposa de quitter Dublin pour une autre vie : à Milton en Angleterre, endroit d'où était originaire notre directrice. Là-bas, grâce aux relations sa famille, elle parvint sans mal à nous trouver du travail : l'école semblait chercher des instituteurs, l'hôpital des infirmiers. Et ainsi, Amy et moi quittâmes notre pays natal et le pensionnat pour un nouveau pays, une autre vie. Voilà à présent un an que nous sommes en Angleterre. Si nous n'y sommes pas malheureuses, l'Irlande et mon père me manquent un peu plus chaque jour. Fort heureusement j'ai Amy pour me soutenir, comme elle l'a toujours fait, et j'exerce le métier dont j'ai toujours rêvé. Alors comme disait mon cher père (Dieu ait son âme !)... The show must go on !

✾ ✾ ✾ ✾ ✾

Derrière l'écran

Que dire sur moi ? J'ai commencé le RP il y a seulement un an, et c'est depuis devenu une de mes grandes passions. On m'y connait sous le nom de Aïko, IRL je me nomme Camille, 17 ans et élève en terminale littéraire. J'ai découvert le forum grâce à un partenariat (Ghost of the Abyss), et j'en suis vraiment enchantée car j'en cherchais un comme ça depuis longtemps ! Et sinon, et bien... C'est un forum absolument magnifique !



Dernière édition par Sarah Emerson le Dim 4 Nov - 17:55, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: SARAH | "I think God has forsaken this place. I believe I have seen hell and it's white... It's snow white."   Sam 3 Nov - 22:47

Bienvenue I love you
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MessageSujet: Re: SARAH | "I think God has forsaken this place. I believe I have seen hell and it's white... It's snow white."   Sam 3 Nov - 23:28

Bienvenue sur le forum!!!
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MessageSujet: Re: SARAH | "I think God has forsaken this place. I believe I have seen hell and it's white... It's snow white."   Dim 4 Nov - 9:57

Merci
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MessageSujet: Re: SARAH | "I think God has forsaken this place. I believe I have seen hell and it's white... It's snow white."   Dim 4 Nov - 10:15

Bienvenue ! Smile
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MessageSujet: Re: SARAH | "I think God has forsaken this place. I believe I have seen hell and it's white... It's snow white."   Dim 4 Nov - 10:36

Merci ! Very Happy
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MessageSujet: Re: SARAH | "I think God has forsaken this place. I believe I have seen hell and it's white... It's snow white."   Dim 4 Nov - 15:05

Bienvenue Wink
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MessageSujet: Re: SARAH | "I think God has forsaken this place. I believe I have seen hell and it's white... It's snow white."   Dim 4 Nov - 17:57

Merci Ophelia !

Soi-dit en passant, j'ai terminé ma fiche !
En espérant que cela convienne... A vous le staff !
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MessageSujet: Re: SARAH | "I think God has forsaken this place. I believe I have seen hell and it's white... It's snow white."   

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SARAH | "I think God has forsaken this place. I believe I have seen hell and it's white... It's snow white."

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