AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
forum en hiatus voir ici

Partagez | 
 

 Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."   Dim 7 Oct - 12:16


Judith Ashton

26 ans ✾I've seen hell ✾ Chanteuse


Nom: Ashton, mais on la connait plus souvent sous le nom de Swan. Prénom(s):En public, elle se fait appeler Gabrielle. Seuls ses amis proches savent qu'elle se prénomme en réalité Judith.Date et lieu de Naissance :4 mai 1824 à Milton. Situation : Officiellement célibataire.Métier : Elle est une chanteuse plutôt en vogue à Milton. Passe-Temps :Sa grande passion est bien évidemment la musique. Et quand elle ne travaille pas sa voix, elle se plait à reprendre son violon pour jouer quelques airs. Judith apprécie également les promenades à la campagne mais elle a à vrai dire rarement l'occasion de quitter la ville. Groupe :I've seen hell. Caractère:Lorsqu'elle est Gabrielle, la jeune femme se doit d'être exubérante, amusante et enjôleuse. Elle se fond dans ce rôle de chanteuse aux robes originales et colorées, de cette femme du monde qui lance aux hommes des regards taquins et qui, avec ces dames, s'extasie devant les tendances françaises. Cette attitude lui vaut d'ailleurs parfois d'être traitée de vulgaire courtisane par quelques vieilles femmes choquées par ses chevilles qu'elle n'hésite pas à montrer.
Mais quand elle n'est que Judith, elle redevient une jeune femme rêveuse, travailleuse et passionnée. Qui vit avec la certitude que l'amour de la musique, le talent et la volonté la mèneront là où elle l'espère.
Si votre personnage était un personnage de roman du 19ème, lequel serait-il? Elle serait peut-être un mélange entre la dame aux camélias et Félicité des Touches. Avatar: Michelle Dockery

✾ ✾ ✾ ✾ ✾

The man is a giddy thing


On m'a dit que par-delà les mers, il y avait des contrés magnifiques, des paysages incroyables que le plus fou des rêves ne pourrait décrire. Je sais que si l'on errait des jours entiers en fixant l'horizon, on finirait par tomber sur des terres où l'on ne verrait que du sable à perte de vue. J'ai un jour lu qu'il y avait des endroits en Europe sans cesse recouverts de glace et de neige. Une neige si blanche et si éblouissante qu'il fallait fermer les yeux la première fois qu'on l’apercevait.
Un jour peut-être pourrais-je découvrir toutes ces beautés qui me paraissent si inaccessibles. En attendant, je me contente de les imaginer.
Petite, j'ai passé des heures, à imaginer toutes ces merveilles de la nature que je ne verrai sans doute jamais. Et lorsque j'étais épuisée d'avoir toute la journée courue dans les rues agitées en m'imaginant pourchasser un lion, je m'asseyais sur le rebord de la fenêtre et me laissais tomber dans ce ciel étoilé qui me plaisait temps. Souvent, alors que je m'apprêtais à plonger au milieu des constellations, j'étais rejointe par mon père qui me prenait la main pour me faire visiter le cosmos. Des nuits durant, nous nous promenions au milieu des étoiles. Nous voguions le long de la voie lactée avant de nous asseoir dans le creux de la lune. Alors, il m'enseignait les quelques choses qu'il savait de Saturne, de Jupiter et des millions d'astres qui brillaient dans ce ciel qui nous appartenait. Puis le jour se levait et, non sans regret, je regagnais la terre ferme à ses côtés.

Je suis née dans une famille où l'imagination était sans doute notre plus grande richesse. Dans une famille d'artistes qui n'ont jamais connu la gloire. Ma mère est peintre et assure un revenu à la famille en vendant quelques toiles à des bourgeois ayant bon goût. Mon père, un violoniste raté, travaille aujourd'hui comme ouvrier. Nous ne vivons pas dans le luxe, loin de là, mais mon frère cadet et moi avons toujours mangé à notre faim. J'ai grandi dans un quartier modeste de Milton. Ce genre de quartier qui ferait horreur aux grands propriétaires terriens mais dans lequel on s'habitue à vivre.
Je n'ai pas eu l'éducation digne d'une noble mais ma mère a appris à ses deux enfants à lire et à écrire. Cependant, ce qui importait le plus à mes parents était que nous découvrions cette chose douce et incroyable dans lequel j'étais depuis toute petite bercée : l'art. Et si je n'avais pas montré un quelconque talent dans cette vague discipline, je serai sans doute aujourd'hui en train de travailler comme couturière ou ouvrière à l'usine. Heureusement, le destin a voulu que j'aie un don pour la musique.

On m'a décelé très jeune un talent tout particulier pour le violon. Quand le soir, j'entendais mon père jouer, je lui prenais son instrument et recopiais exactement ce que je venais d'entendre. Plus qu'heureux d'avoir une fille qui avait un goût et une prédisposition pour ce dont il était passionné, il m'enseignait, dès qu'il rentrait du travail, tout ce qu'il savait.
Quand j’eus une douzaine d'années, mes parents misèrent le peu d'argent qu'ils avaient de côté pour me permettre de prendre des cours au conservatoire de la ville, avec un professeur de renom.
Mais ce qui fait ma réputation aujourd'hui, ce n'est pas tant mes interprétations en tant que violoniste mais ma voix. Mon professeur de musique me trouvait une voix incroyable et me répétait inlassablement qu'il me serait plus facile d'obtenir de la reconnaissance en interprétant Pamina plutôt que grâce à mon archet.
Soucieuse de sortir enfin des quartiers pauvres, rêvant de pouvoir un jour me produire sur les scènes de toute l'Europe, je me suis lancée corps et âme à la recherche de la perfection. J'ai travaillé des jours et des nuits entières à pousser ma voix toujours plus haut, à lui demander toujours plus de profondeur dans l'espoir d'un jour devenir quelqu'un. De n'être plus une gamine vouée à finir sa vie anonyme et sans le sou.

Aujourd'hui, grâce au talent et à un travail acharné, je suis une jeune cantatrice plutôt en vogue. Je me produis régulièrement à l'opéra de Milton et suis assez souvent invitée lors de réceptions données par des notables de la ville. J'ai également eu la chance de me rendre à quelques reprises à Londres pour y chanter. Je ne renonce d'ailleurs pas à l'idée de pouvoir un jour m'y installer définitivement...
Enfin... Si je suis sortie de l'anonymat, j'ai bien conscience que je reste toujours attachée à ma classe sociale. J'ai beau être la jolie et fraîche « Gabrielle Swan», je n'en reste pas moins une simple artiste. Et de ce fait, mes revenus, bien qu'ils soient tout à fait corrects, sont presque entièrement avalés dans l'achat de nouvelles toilettes que je me dois de porter au milieu de cette belle société et dans le loyer d'un petit appartement que je loue dans un quartier de bonne réputation. Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit : j'ai plus que conscience que je m'en suis bien sortie.

------------

17 novembre 1842
« J'ai hier soir chanté pour la première fois devant un théâtre tout entier. J'ai travaillé sans relâche pour coller au mieux au répertoire de Haendel et je crois que le résultat était plus que satisfaisant. J'ai pris plaisir à chanter comme jamais auparavant. J'avais l'impression d'être seule au monde avec cette musique qui me portait vers les cieux. Mais le moment le plus incroyable était cette minute durant laquelle les applaudissements ont transpercé mes oreilles. J'ai longtemps rêvé de cet instant de grâce par lequel le travail que j'avais fourni était reconnu par une assemblée de mélomanes. N'est-il pas incroyable que moi, Judith Ashton, une fille de milieu modeste comme il y en a des tas dans Milton, puisse se produire devant tous ces bourgeois qui ne daigneraient me lancer un sourire s'ils me croisaient dans la rue ?
Enfin... S'ils me croisaient sans cette belle robe que je portais, ils m'ignoreraient sans doute comme ils l'ont toujours fait. Mais j'ai au fond l'espoir que cela change et qu'un jour, je puisse enfin leur parler d'égal à égal. »



10 juin 1847
« Je vais ce soir passer ma première nuit dans mon propre chez moi. Le propriétaire m'a remis ce matin les clefs de cet appartement que je rêvais tant de pouvoir habiter un jour. Bien sûr, il n'est pas vraiment à moi. Évidemment il n'est ni grand ni luxueusement décoré. Mais il est situé au milieu d'un quartier où les façades ne sont pas noires de crasse et qui est animé par de charmantes boutiques par-devant lesquelles j'adore passer. J'ai bien conscience que certains risquent de jaser en apprenant qu'une femme vit sans homme, sans frère ou sans père à la maison. Mais qu'ils parlent donc ! Au moins, ils ne m'oublieront pas.
Cependant ce n'est pas parce que je vis aujourd'hui seule et à l'autre bout de la ville que j'en oublie mes parents et mon cher frère. Dès que j'en ai l'occasion, je vais les voir et leur donne en même temps une petite somme que chaque mois je mets de côté pour eux. C'est peu comparé aux sacrifices qu'ils ont faits pour moi, mais cela les aide à vivre bien mieux que la plupart de leurs voisins. »



26 mars 1849
« J'ai dîné avec le baron de Fray. Si l'homme ne m'attire pas outre mesure, je n'ai bien sûr pas pu refuser son invitation. Une simple chanteuse ne dis pas non à un riche industriel. Il m'a donc amené dans un restaurant réputé de la ville et la soirée aurait pu être pire. J'ai ri aux éclats lorsqu'il m'a parlé de ses histoires de jeunesses dont je n'avais que faire. J'ai souri à ses compliments mal tournés. J'ai feint d'être heureuse qu'il me raccompagne chez moi.
Sur le chemin du retour, alors que nous parlions de mes projets d'opéra et de ses profits futurs -il semblerait que les hommes de sa trempe doivent se rassurer en disant toujours tout haut qu'ils sont loin d'être fauchés!-. En soi, rien de bien passionnant et je hâtais d'ailleurs le pas pour être au plus vite rentrée chez moi. Au détour d'une rue, nous avons croisé une pauvre femme qui encore tard la nuit mendiait pour une simple pièce qui la ferait survivre. Ce spectacle a beau être courant, j'ai été bien attristée en la croisant. Mais cet odieux baron eut un simple rictus de dégoût en la voyant tendre la main et à haute et intelligible voix il m'a dit avec un dédain le plus agréable qu'il soit que le monde serait parfait si ces individus n'existaient pas. Si j'avais pu je lui aurai asséné une gifle monumentale tout en lui répondant que le monde serait pour lui bien triste car il n'aurait plus personne à exploiter dans ses usines.
Bien sûr, je n'ai rien dis. Je me suis contenté de lui lancer un sourire crispé et me suis tu sur la centaine de mètres qui me restaient à faire. Si la vie que je mène vaut bien mieux que tout ce que j'aurais pu espérer, il y a des jours où il me pèse de jouer la comédie. De n'être que cette Gabrielle qui se doit d'être souriante, amusante mais aussi soumise à ces gens desquels elle dépend. J'ai beau connaître le succès, je ne suis qu'une pauvre artiste avec qui les femmes aiment parler dernières tendances et que les hommes invitent à dîner. Finalement, je ne suis pas grand-chose pour eux. La preuve, ils ne se plaignent pas de m'avoir à leur bras mais aucun de ces beaux messieurs ne me passerait la bague au doigt ou n'oserait me présenter à ses parents... Mais bon, je trouve moi même que je me plains beaucoup pour quelqu'un qui a grandi dans les quartiers nord alors qu'elle fréquente aujourd'hui les soirées mondaines... »



9 septembre 1850.
« J'ai fais un rêve étrange et singulier. Ou plutôt un abominable cauchemar. Le pire était sans doute que cela me paraissait incroyablement réaliste. Il se jouait Rinaldo et j'interprétais Armida. Jusqu'alors rien de bien hors de commun. Mais alors que j'étais au milieu d'un air, ma voix s'est soudainement tu. J'avais beau me battre, vouloir crier, dire quelque chose, n'importe quoi, aucun son le sortait de ma bouche. L'assemblée s'est alors levée pour me pointant du doigt en riant. Des rires qui me faisaient me sentir ridicule, impuissante et soumise à leurs moqueries.
Je me suis alors réveillée en larmes. Et pourtant, ce n'était au final pas tant leurs exclamations qui me faisaient larmoyer mais plutôt la perspective de perdre ce que j'avais de plus cher. La vision que sans cette voix, je serai rien, je ne sais rien faire, je serai qu'une vulgaire fille. Si jamais cela devait un jour se produire, je n'aurai plus rien à me raccrocher, plus cette passion qui me fait vivre et me donne chaque jour l'envie de me lever. Ma vie sans musique serait pire que celle d'une écrivain sans plume. Je ne serai plus qu'une carapace creuse, une personne vidée de son âme.
Mais après tout, ce n'était qu'un rêve... »


✾ ✾ ✾ ✾ ✾

Derrière l'écran

Alors alors... On m'appelle souvent Lili, je suis étudiante donc je serai plus ou moins disponible en fonction de mon boulot... Comme je suis une grande fan de littérature et d'histoire (j'adore tout particulièrement le XIXe siècle), je suis tombée amoureuse de votre beau forum. Alors je n'ai pas résisté à la tentation de m'inscrire



Dernière édition par Judith Ashton le Mar 9 Oct - 5:16, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

je ne me sens pas en humeur, ce soir, de m'occuper des demoiselles qui font tapisserie.


✾ FEAT. : Tom Hiddleston
✾ MULTICOMPTE : Non
✾ ECRITS : 109
✾ STATUT RP : ouvert

MessageSujet: Re: Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."   Dim 7 Oct - 16:54

Bienvenue , si tu as des questions n'hésite pas ^^

_________________
Never Forget
No man is offended by another man's admiration of the woman he loves; it is the woman only who can make it a torment.
© belladone.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://nineteenth-century.bbgraph.com/t12-youve-bewitched-me-body-and-soul-edward
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."   Dim 7 Oct - 17:21

Michelle Dockery, quel excellent choix!!!!!!!!!!!!

Bienvenue!!
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."   Dim 7 Oct - 17:28

Merci à vous deux !
Et Michelle est juste :
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."   Dim 7 Oct - 19:21

Bienvenue ! **
Revenir en haut Aller en bas
avatar

One half of the world cannot understand the pleasures of the other.


✾ FEAT. : jenna louise coleman
✾ MULTICOMPTE : william cavendish
✾ ECRITS : 134
✾ STATUT RP : ouvert

MessageSujet: Re: Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."   Dim 7 Oct - 22:17

Bienvenue Very Happy Comme l'as dit Ed', si tu as des questions, n'hésite pas Smile
Bon courage pour ta fiche Very Happy

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."   Lun 8 Oct - 17:16

Bienvenuuuue I love you
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."   Lun 8 Oct - 19:50

Merci beaucoup Very Happy
J'en profite pour vous signifier que j'ai terminé ma fiche. Elle n'est pas très approfondie mais j'espère que ça conviendra Razz
Revenir en haut Aller en bas
avatar

L'opinion des êtres qui me sont indifférents m'est aussi très indifférente.


✾ FEAT. : ian somerhalder
✾ MULTICOMPTE : georgiana woodhouse
✾ ECRITS : 90
✾ STATUT RP : ouvert

MessageSujet: Re: Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."   Lun 8 Oct - 20:25

J'aime beaucoup ton personnage
Je te valide. Bon jeu parmi nous Smile

_________________

Connaissez votre propre bonheur.
Tant que l’imagination des gens leur permettra de former de faux jugements sur notre conduite et de se décider sur de légers indices, nous serons toujours à la merci du hasard.
|| STILLNOTGINGER.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."   Lun 8 Oct - 20:29

Bienvenue Very Happy Enfin une qui n'est pas issue de la noblesse ou de la bourgeoisie cheers d'accord y en a déjà mais on est pas beaucoup
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité

Invité


MessageSujet: Re: Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."   Mar 9 Oct - 8:00

Merci beaucoup

Joanna Brown a écrit:
Enfin une qui n'est pas issue de la noblesse ou de la bourgeoisie cheers d'accord y en a déjà mais on est pas beaucoup
Révolutioooon
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."   

Revenir en haut Aller en bas
 

Judith ♪ "La musique est le seul plaisir sensuel sans vice."

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» De la musique?
» Décès d'Éval Manigat, père de la musique du monde québécoise
» La musique au Moyen Âge
» Seul et perdu...
» Musique médiévale

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: ✾ It's over :: ✾ Fiches abandonnées-