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 C'est une merveille d'ignorer l'avenir. || Edward

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MessageSujet: C'est une merveille d'ignorer l'avenir. || Edward   Ven 5 Oct - 23:24

Car, partout où il n'y avait personne, j'étais chez moi. La solitude était mon domicile, que je transportais autour de moi comme l'escargot sa coquille.
René Barjavel

Il allait pleuvoir. Il flottait dans l’air comme une odeur de fer très spéciale, de ces journées orageuses qui n’en finissent plus. Le temps était lourd et pourtant seul que quelques maigres nuages obscurcissaient le ciel de leur noirceur. Il faudrait probablement encore quelques heures avant que le tonnerre ne libère sa froide colère. Quelques heures, c’était parfait, c’était tout ce dont j’avais besoin. Peut-être même quelques minutes pourraient-elles suffire… Je ne pouvais le dire avant d’être arrivé.

Depuis quelques jours, j’étais en proie à ce mal que j’aurais préféré ne jamais connaître : la page blanche. Elle s’était invitée sans me demander mon accord, ni même celui des autres pages et voilà qu’elle refusait de partir, s’installant confortablement en faisant office de barrière inopportune aux élans de mon imagination. Ce devait être un métier qui payait bien pour qu’elle s’accroche autant.

Cela étant, ne soyons pas de mauvaise foi, elle tombait plutôt bien. J’avais bien besoin de repos et la page blanche était l’excuse parfaite pour ne pas travailler tout en ayant l’air de le faire. « Non Monsieur Helton, je n’ai pas passé la journée à gambader joyeusement dans la prairie, je réfléchissais très sérieusement à la tournure que je souhaitais faire adopter à mon héros » Ca paraissait presque sérieux ! Monsieur Helton était mon éditeur, un homme ma foi charmant, mais un peu trop porté sur le comment du pourquoi si vous voulez mon avis. Il séjournait régulièrement à Histon Village pour surveiller l’avancé de mon dernier roman qui, malheureusement pour nous deux, faisait du sur place. Notez que grâce à moi ce cher Helton profitait du bon air de la campagne ! Malgré tout, je me sentais un peu coupable de retarder ainsi les dates que nous avions fixées aussi était-ce pour cette raison que j’avais décidé, d’une façon ou d’une autre, de renouer avec l’inspiration.
J’avais donc, contre les indications de Miss Hudson qui disait que mon état n’était pas à folâtrer surtout avec ce temps qui n’annonçait rien de bon, décidé de sortir. Pour aller où ? Eh bien voir des ruines. C’est vrai, que ça n’était pas vraiment l’endroit idéal pour une nuit de noce mais c’était fort convenable pour une sortie en pleine air. D’autant qu’on les disait emplies de fantômes. Surtout de nuit. Mais mon histoire n’était pas de revenants aussi n’avais-je guère d’intérêt à converser avec des morts pour en savoir plus sur leurs conditions de vie. Quoi que j’eus été curieux de savoir s’ils possédaient des cannes à sucre dans l’au-delà. Mais je risquais de le savoir bien assez tôt.

J’adorais jouer les explorateurs et ce depuis mon enfance. Or, les ruines du château d’Histon m’étaient inconnues. Je vous épargnerais les pensées qui me traversaient l’esprit alors que je m’y rendais, mais elles étaient dignes de l’enfant qui s’imagine être le chevalier d’un royaume encore mystérieux et qui s’en va affronter le dragon d'un trésor perdu. Même si, avouons-le, c’est un peu mon état d’esprit naturel.
J’arrivais aux ruines en fin d’après midi et malgré que le ciel soit gris, la place avait pour moi des allures d’enchantements. Les herbes folles avaient depuis longtemps repris possession des lieux et même si de nombreux touristes foulaient ces terres régulièrement, elles étaient aujourd’hui silence et magie. Resserrant un peu l’écharpe de soie blanche par-dessus mon manteau noir, je m’asseyais sur ce qui avait du être autrefois l’un des murs d’enceinte. Le chemin m’avait essoufflé mais pas assez pour tuer mon entrain. J’entamais quelques croquis de cet endroit dont je savais qu’il résoudrait mes problèmes sans difficulté en chantonnant quelques airs d’une vieille balade irlandaise, le sourire aux lèvres. Cette journée s’annonçait pour le mieux.
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MessageSujet: Re: C'est une merveille d'ignorer l'avenir. || Edward   Mer 10 Oct - 11:45


Dans la lumière pâle de cette matinée, Edward poussa doucement la porte des écuries. Il y avait des jours, ou il ressentait ce besoin de partir et d’explorer la campagne. C’était un besoin quasiment vital, un appel de liberté qu’il ne refusait jamais. Il laissa donc de côté le petit déjeuner qu’il prenait toujours en compagnie de sa femme et de sa mère pour s’enfoncer dans les écuries. Il était tôt, mais celle-ci était déjà en ébullition. Quand on travaille avec du vivant, en particulier les chevaux, il faut savoir être travailleur. L’animal à des besoins qu’il faut combler, c’est la première des choses à faire si on souhaite profiter de leur gentillesse. Car, oui, contrairement à beaucoup, Edward voue une véritable passion aux équidés. Il ne les voit pas comme un simple moyen de transport. Chaque cheval présent dans ses écuries est traité avec respect et bonté. Voilà qui fait la réputation de son écurie, car bien traités, les chevaux se relèvent alors être de très bonnes montures. Aujourd’hui, il a profité quelques secondes de l’entrainement matinal des chevaux pour se vider la tête. Quand ils les voient s’élancer dans la brume, il a l’impression devoir des dragons près à décoller. Peu de personnes sont capables de comprendre l’attachement d’Edward à ses chevaux, heureusement, il ne l’a jamais demandé. Car la vie d’Edward lui convient comme elle est, il ne désire rien d’autre. Sa liberté, il l’a durement gagné… Alors il n’a surement pas envie que cela change. Il profite de chaque jour qu’on lui offre et même si ses actions peuvent paraitre ennuyantes, pour lui, ce n’est pas le cas. Après tout, chaque personne possède ses intérêts. Mais s’il y a une chose que l’on peut remarquer, c’est qu’Edward est finalement plus un terrien qu’un homme d’argent. Disons qu’il n’est pas quelqu’un de très moderne. La ville ne l’attrait guère, ni les femmes qui y sont, ni les bâtiments, ni ce qu’on peut y trouver de plus qu’à la campagne. Edward aime son vieux Histon, il aime cette nature verdoyante qui lui rappelle que la vie s’écoule chaque jour.

Doucement, il caresse l’encolure de cet étalon ibérique, importé tout droit d’Espagne. Sa couleur est doré, sa crinière blanche, ses yeux noisettes. Il est superbe, une vrai gravure. Il est arrivé ici avant l’âge d’un an. Cela a permis à Edward de s’en occuper, de passer du temps avec lui. Aujourd’hui, il passe beaucoup de temps en sa compagnie. Les ballades sont des moments qu’ils partagent à deux et il sera présomptueux de choisir celui qui en profite le plus. Le harnachement est assez sommaire, une selle bien sur et un filet avec un gros mors à Olive. La bride ne fait pas partie de ses passions même s’il sait qu’on peut en tirer de bonnes choses. Cependant aujourd’hui ne sera pas une sortie travail, mais bien une sortie détente et Edward ne prendra aucun plaisir à contraindre sa monture.

C’est à pied, qu’Edward marche les premiers mètres, un kilomètre s’est surement écoulé depuis qu’ils sont sortis de l’écurie. Le ciel est sombre, lourd, annonciateur d’un orage, mais cela ne le décourage pas. Maintenant qu’il est parti, il n’a nul envie de faire demi-tour. Doucement, il se hisse en selle. Le cheval part d’un pas fluide. Personne ne sait qui dirige, mais ce qui est sûr c’est qu’ils sont en train de parcourir la campagne anglaise.

Depuis toujours Edward apprécie les ruines. Son père aimait l’y amener pour lui raconter l’histoire de ce lieu. Il n’y a donc rien de très surprenant à ce qu’il décide d’aller y faire un tour. Ça fait d’ailleurs pas mal de temps qu’il n’a pas eu l’occasion de s’y rendre. Arrivé près des ruines, il met pied à terre. Le sol est souvent inégal et il n’a pas envie de faire buter son cheval. L’animal le suit donc avec une certaine appréhension. Edward aurait dû se méfier, les chevaux sont bien plus à l’écoute que nous. En une fraction de seconde, l’animal recule violemment, entrainant Edward avec lui, lui arrachant quasiment le bras. Ses sabots martèlent le sol rocailleux avant de s’immobiliser face à l’individu qui était présent depuis le début. Edward comprend sur le moment la raison qui a poussé son cheval à agir ainsi. Il aurait dû être plus méfiant. Heureusement plus de peur que de mal. Cependant, il semble qu’il vienne de briser un moment qui n’appartenait qu’à cet homme, cet homme qui se trouvait en face de lui. « J’ai bien peur que votre mélodie aussi jolie soit elle n’ait effrayé mon cheval. Je suis désolé de vous avoir interrompu » Edward n’est pas doué pour le langage mais il tente de se débrouiller comme il peut, histoire d’entamer un semblant de conversation.


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MessageSujet: Re: C'est une merveille d'ignorer l'avenir. || Edward   Sam 13 Oct - 16:06



Si je m’étais attendu à ça !
Vous savez, j’ai cette tendance à faire abstraction du monde extérieur lorsque mon propre monde refait surface. Que ce soit par l’écriture, le dessin, la peinture ou la musique… Il m’est difficile d’être présent dans deux mondes à la fois. Or mon univers est celui dans lequel il m’est plus coutumier de vivre. Il est celui dans lequel j’ai toujours vécu, celui-là même qui me permet d’être plus qu’un homme, celui où tout est permis et rien n’est impossible. Ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre le quotidien et les habitudes mais elles me sont difficiles à supporter, aussi ai-je depuis longtemps décidé d’y ajouter mon grain de sel. Il est plus aisé de vivre la vie qui nous plait que celle qu’on nous impose.
Mais revenons à nos moutons.

L’homme tout comme son cheval m’avait pris par surprise. Pour autant, je ne saurais dire qui du poney ou de moi fut le plus effrayé. Enfin poney… Le cheval était tout de même plus grand que moi. Quant à son propriétaire n’en parlons pas. Ma taille ne m’avait jamais posé problème mais croyez bien qu’en face de ces deux là, assis comme je l’étais, je me sentais comme un chat devant un tigre. Minuscule. Autant dire que ça m’a stoppé net et que je suis redescendu sur terre. Il ne m’était jamais venu à l’esprit que quelqu’un aurait la même idée que moi en venant trainer dans les parages… Mais ma foi, ça n’était pas pour me déplaire ! Un peu de compagnie ne me ferait pas de mal. Il faut dire que les visites étaient plutôt rares au manoir si on excluait Jane. Ce qui expliquait probablement la presque inexistence de mes bonnes manières. Mais je puis vous assurer que je faisais de mon mieux !
Passé l’étonnement, la voix de l’inconnu vint briser mes hésitations et un sourire vint se dessiner sur mes lèvres tandis que je refermais mon carnet.

« Ne vous inquiétez pas, ça n’a pas d’importance. Je suis navré d’avoir effrayé votre cheval… Pas de mal j’espère ? »

Je me relevais prudemment pour éviter toute nouvelle perturbation. L’homme n’était de toute évidence pas n’importe qui. Pour dire la vérité, il se dégageait de lui quelque chose d’assez impressionnant et ce quelque chose me disait que j’aurais du le connaître, ou du moins, le reconnaître. Il fallait vraiment que je sorte plus souvent de chez moi… Mais soit. De toute façon il y avait peu de chances pour que j’arrive à mettre un nom sur ce visage sans lui demander qui il était. Néanmoins ça n’était pas ce qui me préoccupait dans l’immédiat. A dire vrai, son cheval avait attiré mon attention. Il était vraiment magnifique et je n’avais guère souvenir d’en avoir vu de si beau de ma vie. Mais il est vrai que je n’étais pas fin connaisseur en la matière.

« Votre cheval est vraiment superbe.. »

Doucement, je flattais l’encolure de la bête, non sans l’admirer. Il était digne d’un prince. Au moins !
J’avais toujours été doué avec les animaux. Surement pour compenser mon manque d’aisance avec les hommes… Je me sentais mieux avec eux, pas de jugement, pas de mots blessants… Juste de la confiance et de l’affection. J’allais devenir comme ces vieilles filles qui adoptaient vingt chats pour pallier l’absence d’époux, pour sûr. Quoi que Georges fût allergique aux poils de chat alors l’affaire risquait de s’avérer compliquée. Enfin, je m’égare. Je posais les yeux sur mon illustre inconnu, le jaugeant curieusement sans pour autant me montrer intrusif. Qu’est ce que quelqu’un comme lui pouvait venir faire ici ? Mis à part se balader bien sur… Peut-être qu’il était un riche marchant venu s’installer dans le coin. Quoi que j’eus du mal à voir ce qui aurait pu l’y pousser… Ou bien il était un membre de la famille royale caché dans les parages. A moins qu’il ne soit un prince français… Allez savoir ! Il pouvait être tellement de personnes différentes ! Et lui demander directement, c’était un peu comme briser tous ces destins auxquels il pouvait appartenir… J’allais être très déçu s’il n’était qu’un garçon d’écurie ayant acheté ce cheval à un fermier. Reconnaissez que ça manquait de panache… Si au moins il avait sauvé l’animal d’une mort certaine… ! Mais bon, je doutais fortement que cet homme soit autre chose que quelqu’un d’une noblesse et d’une richesse certaine. Cela paraissait inconcevable vu sa stature, son habillement ou même ce qui émanait de sa personne… Lair de rien, je rangeais mon carnet. Il ne me servirait pas dans l’instant mais je ne doutais pas que l’inspiration commençait à se montrer par cette journée incongrue.

« Vous êtes venu pour les ruines ? »

Une façon comme une autre de savoir s’il vivait dans les parages. S’il les avait déjà vues, les connaissait, alors cela ne faisait aucun doute. Si au contraire, il venait juste d’en entendre parler, il devait être en plein voyage dans le coin… Enfin, j’allais vite être fixé.
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MessageSujet: Re: C'est une merveille d'ignorer l'avenir. || Edward   Dim 21 Oct - 8:27

Sortir à cheval procurait à Edward un bien fou. Il aimait particulièrement les allures des chevaux. En particulier le pas qui lui semblait particulièrement reposante. Edward appréciait les chevaux proches du sang, mais il aimait surtout les chevaux respectueux de la main. Pour lui, il y avait rien de plus insupportable qu’un cheval qui embarque à tout va. Comment se détendre dans ce genre de situation où l’on doit faire attention à tout ? Non vraiment, Edward détestait cela. Pour cette raison, il prenait uniquement de jeunes chevaux, si possible des poulains entre six mois et un an. A cet âge, il était encore assez manipulable, même si avouons-le il était bien plus facile de forger le caractère du cheval lors de ses premiers mois. La mère est importante aussi, une bonne mère donne bien souvent un bon poulain. Raison pour laquelle, Edward sélectionne ses poulinières. Les juments sur l’œil, rétive, il les vend tout simplement pour ne pas les garder pour la reproduction. D’ailleurs sa sélection est un peu la même pour les étalons mais en moins rigides. Tout ça pour dire, qu’Edward pouvait profiter de sa promenade. Il savait qu’il était sur un jeune cheval et que cette jeunesse pouvait amener des réactions assez imprévues. Cependant l’étalon était un bon cheval, il était courageux et partait rarement en avant pour un bruit de feuille. Au contraire, Edward le jugeait d’assez calme pour un cheval avec si peu de travail. Car oui, Edward travaillait personnellement ses chevaux. C’était son plaisir personnel. Plaisir qu’il était surement le seul à éprouver dans la grande demeure d’Edenhall. Mais il n’y avait pas de doute, ici, seul, dans cette forêt en compagnie de son cheval, Edward était aux anges et n’avait envie de rien d’autre.

Edenhall lui pesait comme jamais, entre sa femme et la cousine de celle-ci, il se sentait en prison. Sans compter qu’il devait aussi supporter les jérémiades de sa mère. Le bal prévu dans quelques jours les rendait toute folle, si bien qu’il privilégiait les sorties extérieures. Parler de robes, de rubans et d’invités ne l’intéressait pas, mais alors pas du tout. Il laissait cela aux dames, si cela pouvait les rendre heureuses. Grand bien leur face. Edward, lui, n’avait nullement besoin de ce genre de divertissement pour s’amuser. Car sur son cheval, il prenait énormément de plaisir. Comme quelques minutes plus tard quand il avait sauté quelques troncs, ce long galop dans les bois. Ah oui, Edward avait surement un problème, préférer les chevaux à sa femme c’était tout de même un comble. Il le savait et il s’en voulait même pour être ainsi. Mais les chevaux lui rappelaient son côté terrien et sans le vouloir sa femme lui rappelait tout ce qu’il détestait, le monde qui change et qui semble oublier l’importance des valeurs humaines, de la terre…

Les ruines étaient un lieu qu’il fréquentait régulièrement. La faute à son père qui l’y avait amené plusieurs fois lors de son enfance. A sa mort il avait continué. Les ruines représentaient un passé détruit et il adorait ça, c’était palpitant de penser à la vie telle qu’elle aurait pu être à l’époque. Le plus souvent, il pouvait les arpenter seul. C’était en fait la première fois qu’il trouvait quelqu’un. D’une certaine façon, cela rompait sa solitude, ce qui n’était pas pour lui plaire. Ma foi, cet homme n’avait pas l’air mauvais, alors autant tenter de faire connaissance. L’homme mis rapidement pied à terre, jugeant qu’il était plus poli d’adresser la parole à son interlocuteur à sa hauteur qu’assis sur son cheval. Une chose est sûre cet homme avait trouvé le sujet de conversation pour dérider Edward. Parler de son cheval était un vrai plaisir. Surtout qu’il semblait avoir l’air à faire a quelqu’un qui avait du gout en la matière. L’homme sourit avant de caresser l’encolure à l’étalon palomino. « Surement le plus beau de mon écurie » rajouta t’il en observant le cheval. En tout cas, il était celui qu’Edward préférait sans hésiter. « Je suis allé spécialement en Espagne pour le choisir, c’est un cheval de roi » continua t’il complètement passionné par le sujet. « La race est aimée des monarchies en particulier chez les français, mon choix s’est porté sur lui alors qu’il n’était qu’un jeune poulain encore sous la mère, je ne suis pas déçu de son évolution » Finit-il par dire en se jurant de se taire pour arrêter d’ennuyer son interlocuteur avec des histoires équines.

Cet homme semblait finalement agréable, Edward remarquait son carnet, peut-être était-il un peintre ? « Mon père m’amenait aux ruines quand je n’étais qu’un enfant, c’est un endroit que j’apprécie tout particulièrement » Il marqua une pause avant de le saluer avec politesse. « Edward Wentworth puisse savoir à qui ai-je affaire ? » Edward était assez curieux, il connaissait tout d’Histon en partie à cause de sa mère, cet homme ne lui disait rien, il devait donc être arrivé depuis peu.


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