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 I have waited so long for this day [Charles & Virginia]

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MessageSujet: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Mar 21 Aoû - 22:39


Charles Ellison & Virginia Thornton

La veille, elle avait reçu cette lettre, cette merveilleuse lettre qu’elle avait tant attendue. Elle allait le revoir, en chair et en os, le lendemain. Elle ne prit pas la peine de répondre à sa lettre, sachant que le courrier arriverait sans doute trop tard. Elle lui fit simplement parvenir un billet disant qu’elle viendrait en début d’après-midi, par l’intermédiaire d’un garçon de ferme à qui elle donna un peu d’argent. Elle avait tout prévu, racontant à sa maîtresse qu’elle allait passer cette demi-journée chez Mrs Wentworth, qui l’avait invitée. Elle ne craignait pas que Lady Montgomery apprenne qu’elle mentait : si d’aventure elle croisait Elinor, il était fort peu probable qu’elle l’interroge au sujet des agissements de sa gouvernante. Il y avait parfois des avantages à n’être considérée que comme une inférieure. Pourtant, elle sentait que l’étaux se resserrait peu à peu autour d’elle. Ces derniers temps, le manque qu’elle ressentait suivi de la joie intense que lui procurait la réception des lettres de Charles avaient été difficiles à dissimuler. Elle qui jusque là avait toujours paru être une personne sévère et inexpressive semblait plus agitée, moins tranquille. Elle parvenait plutôt bien à le cacher, mais parfois ces émotions prenaient le dessus, sans prévenir, et elle se mettait à exprimer comme une vague impatience.
Quiconque aurait ressenti ce qu’elle ressentait aurait pu comprendre la torture qu’elle subissait. Elle était heureuse, si heureuse de l’avoir retrouvé. Ils s’étaient réconciliés, puis déclarés leurs sentiments, et pourtant, elle n’avait le droit ni de le toucher, ni même de lui parler en public sans que cela ne paraisse totalement inconvenant. Elle n’était, après tout, qu’une employée de maison et faisait partie de ceux que l’on ne voyait pas ni ne considérait vraiment. Après leurs retrouvailles, elle n’avait pu le voir durant de nombreux et longs jours, bien trop longs à son goût. Elle ne cessait de penser à lui, sans cesse, dormait peu et avait perdu l’appétit. Alors qu’elle avait toujours trouvé une certaine satisfaction dans l’accomplissement de tâches quotidiennes, elle n’y trouvait à présent plus le moindre intérêt et avait au contraire hâte de les achever et de pouvoir retourner à sa solitude. Si elle s’était écoutée, elle aurait passé ses journées couchée, à se morfondre. Mais elle ne le pouvait pas, et c’était sans doute pour le mieux.

Le matin du mercredi, elle se sentit plus fébrile que jamais, et eut le plus grand mal à agir normalement. C’était l’un de ses rares jours de congé, mais un jour qui représenterait bien plus. Elle avait jugé que partir trop tôt aurait paru suspect, car la plupart des visites se faisaient juste avant le déjeuner, ou l’après-midi. Elle avait choisi la seconde option, qui lui offrirait bien plus de temps. Il faudrait en revanche qu’elle songe durant le trajet à une excuse plausible pour le cas où elle rentrerait tard. Elle espérait se montrer convaincante : ces derniers temps, Lady Montgomery s’était montrée particulièrement sèche à son égard, presque désagréable même. Elle lui posait également d’étranges questions emplies de sous-entendus, lui demandant par exemple si sa place lui plaisait et si elle était réellement prête à bien se comporter afin de la conserver, insistant ensuite sur la chance qu’elle avait d’avoir du travail. Ces interrogations la mettaient réellement mal à l’aise et elle ne savait jamais vraiment comment y répondre. Heureusement, elle savait que Lady Emily en revanche était de son côté, de leur côté, et lui en était infiniment reconnaissante.

Juste après le déjeuner, Virginia dut se retenir pour ne pas se précipiter à l’extérieur de la maison afin de se rendre chez Charles. Au contraire, elle se maîtrisa et attendit un délai raisonnable d’une demi-heure avant de se vêtir pour la marche qu’elle allait effectuer. Bien que la chaleur ne soit pas au rendez-vous, le temps semblait ensoleillé et la température tout à fait correcte, elle avait donc décidé de s’y rendre à pieds. Elle n’avait d’ailleurs pas réellement le choix, n’étant certainement pas en position de demander une voiture. Elle passa un châle sur ses épaules et prit la canne dont elle se servait lorsqu’elle sortait en extérieur. Elle se rendit malheureusement compte que le ruban de son chapeau était décousu et renonça à le porter, de crainte que le vent l’emporte.
Une fois la porte de WhiteTree franchie, elle put se laisser aller à sourire et à exprimer autant qu’elle le désirait sa joie et son excitation. Elle pressait le pas autant qu’elle le pouvait afin d’arriver le plus vite possible. Etait-ce réel, allait-elle enfin le retrouver? Après ces journées de séparation qui lui avaient semblé si longues, cela lui semblait presque un rêve. Mais rêve ou non, la réalité reprit bientôt le dessus : à peine avait-elle parcouru la moitié du chemin que soudainement, de menaçants nuages noirs s’amoncelèrent dans le ciel. Quelques minutes plus tard, la pluie commença à tomber, aussi dense et forte qu’inattendue. Elle se dépêcha encore un peu plus, mais ce fut en vain : lorsqu’elle parvint en vue de la demeure de Charles, elle était trempée jusqu’aux os. Le bas de sa robe était couvert de boue et l’eau avait traversé l’épaisseur de ses bottines. Elle se précipita vers la porte et frappa vigoureusement, espérant qu’il ne tarderait pas à lui ouvrir.
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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Mer 22 Aoû - 9:50

❝ La beauté est vérité, la vérité beauté.❞

VIRGINIA&CHARLES&EMILYϟ
Depuis sa dernière lettre, Charles était de très bonne humeur. Cela n’avait d’ailleurs pas échappé à ses domestiques, mais personnes ne semblaient en mesure de comprendre ce qu’il se passait, si ce n’est marie une domestique qui s’occupait de lui depuis sa plus tendre enfance. Elle était la seule à avoir compris que c’était uniquement l’amour qui permettait à son jeune maitre d’être si euphorique. Quant à jeune protagoniste elle avait bien évidemment compris de qui il s’agissait. Elle avait été celle qui pendant de longues années avaient vu leur amour grandir et elle aurait reconnu l’écriture de Virginia parmi des milliers. Elle n’avait rien dit à son jeune maitre, mais Charles voyait bien qu’elle était une amie silencieuse. Il n’était pas du rôle de Mary de lui donner quelconque indications dans sa vie, mais il aimait se sentir épauler même si cela restait silencieux. Car durant cette période ou il avait cru que la jeune femme n’éprouvait plus aucun sentiment pour lui, Mary avait été d’une grande aide. Elle était surement plus maternelle que la mère de Charles. Bien entendu celle-ci n’en manquait pas, mais la tendresse des domestiques avait permis à Charles de voir les choses d’une façon différente. Peut-être était-ce elle qui lui avait ouvert les yeux sur les sentiments… Qu’il faut savoir les suivre et que ceux-là sont les seules vérités dans ce monde.
S’il avait une confiance aveugle envers une personne c’était bien envers Mary, il était sûr qu’elle ne ferait jamais rien de mal contre lui, elle voulait uniquement son bonheur. Qui plus est, elle avait toujours apprécié Virginia. Elle observait donc Charles d’un air amusé, c’est si beau l’amour, la tendresse ses sentiments, cela peut vous changer une vie. En un instant vous passez de l’ombre à la lumière. Charles était en plein de dedans. Il se sentait heureux, tout lui semblait secondaire si ce n’est sa correspondance. Il n’avait envie de se rendre à aucuns bals, aucune réception, la seule chose qu’il désirait c’était de se retrouver en compagnie de sa tendre aimée, il ne voulait rien d’autre. Cela semblait peu et finalement c’était tout même beaucoup pour eux. Cela leur demandait d’enfreindre bien des règles, mais Charles s’en moquait. C’était ces fameuses règles qui l’avait éloigné de Virginia, cela ne pouvait duré encore pendant des années… Il n’était pas fait pour vivre ainsi, pas fait pour savoir qu’il ne pouvait pas aimer la seule femme qui lui faisait battre son cœur. Alors si pour ça il devait se mettre tout Londres à dos, il n’aurait aucun mal à le faire.

Charles avait récemment fait l’acquisition d’un somptueux Cottage. La maison lui avait rapellé Aldbury, surement par son implantation. Mais si il l’avait choisi c’était avant tout en pensant à son union futur. Cet endroit bucolique lui semblait complètement en adéquation avec la jeune femme. Pour le moment, il devait cependant faire quelques ajustements avant de pouvoir réellement y habiter. A vrai dire, il attendait finalement d’épouser la jeune femme pour en faire son lieu de résidence. Il voulait qu’elle se sente chez elle et pour cela il se refusait de prendre possession des lieux avant leur passage devant l’autel. Cependant, il n’avait pas hésité à l’inviter… Cela n’avait rien de courtois, non c’était plutôt une pratique qui était loin d’être toléré, mais il n’avait pas le courage d’être séparé d’elle encore plus longtemps.

Quand la pluie se mit à tomber, il laissa la demeure seule aux soins de Mary. S’il l’avait amené c’était uniquement pour tout ce qui était intendance. Il savait que tout ce qu’il ferait resterait dans Mary, elle ne dirait rien et n’allait surement pas demeurer dans les pièces voisines, une fois le couple réunis. Ce ne fut donc pas Charles qui ouvrit la porte mais bien Mary. « Miss Thornton… monsieur s’est absenté pour partir à votre recherche, il ne serait tardé »

Quant à Charles à cheval sous une pluie battante, il dut se résoudre à rebrousser chemin. Il ne pourrait la trouver sous une pluie si diluvienne. Il arriva donc en vue de la maison quelques minutes après l’arrivée de Mary. L’homme ne mit pas longtemps à rentrer dans le cottage pour s’élancer vers le salon où il put enfin la voir… Son cœur s’emballa, mais il se retint de courir pour la prendre dans ses bras. Mary prit congés avant de laisser le couple seul. Charles s’approcha alors tendrement de Virginia, tout aussi trempé qu’elle…. « Virginia… quel bonheur de vous revoir…. »



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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Mer 22 Aoû - 13:16


Charles Ellison & Virginia Thornton

Peu importe la pluie, ou le vent. Elle aurait affronté une tempête, juste pour le voir et avoir le bonheur de le serrer dans ses bras. C’était à cela, maintenant, que se résumaient ses espérances ainsi que ses joies. Elle profitait de ce que l’instant présent avait à lui offrir et tentait autant que possible de ne pas se focaliser sur l’avenir. Contrairement à lui, elle était moins optimiste concernant la perspective de leur union. Avoir vécu à la place d’une employée, à l’extérieur de la société, lui en avait d’autant plus appris les rouages. La fortune et le rang constituaient des valeurs importantes et Charles n’était que le second fils. Son unique chance de s’assurer une fortune était de faire un beau mariage. Bien sûr, ses affaires étaient actuellement fructueuses, mais dans ce domaine, la chance pouvait tourner de manière spectaculaire. Les Ellisons étaient natifs du sud et il y avait fort à parier qu’ils préféreraient que leur fils s’assure une position de manière plus traditionnelle. Virginia tentait de s’y préparer autant qu’elle le pouvait, mais la simple éventualité de se trouver de nouveau séparée de Charles était extrêmement douloureuse, bien trop douloureuse pour qu’elle parvienne à s’y attarder. Désormais, il lui semblait qu’elle n’avait plus que lui au monde. Elle n’avait aucune famille ni ressource qui lui permettrait vraiment de vivre seule. Son avenir sans lui ne serait que terne, vide, une existence passée à travailler jusqu’au jour où elle serait trop vieille, ou trop épuisée.
La pluie n’était en aucun cas un obstacle. Même si elle s’était trouvée proche de WhiteTree, elle n’aurait pour rien au monde rebroussé chemin. Il était là, il l’attendait à quelques lieues à peine et dans peu de temps, elle y serait. Elle se moquait bien de risquer de tomber malade. Elle regrettait seulement d’être nu-tête et de ne pas avoir pris son chapeau, malgré le risque qu’elle aurait couru de le perdre. Le tissu de ses gants était mince et laissait passer l’eau, si bien que ses mains, de même que ses pieds, lui semblaient gelés. Ses doigts se crispèrent autour de sa canne, tandis qu’elle avançait, espérant que la pluie ne l’écarterait pas de son chemin.

Enfin, elle parvint jusqu’à l’adresse indiquée. Malgré la pluie, l’aspect extérieur du cottage la charma immédiatement, mais elle n’eut guère le temps de l’admirer car elle devait se protéger de la pluie avant tout. Alors qu’elle espérait tant voir la silhouette de Charles lui ouvrir, ce fut celle d’une femme qui se tint à la porte. Elle eut du mal à cacher sa déception, jusqu’au moment où celle-ci lui annonça que le jeune homme était parti à sa rechercher. Ce fut alors qu’elle reconnut Mary, une domestique droite et qui s’était toujours montré aimable et attentionnée envers elle. Elle sourit puis la suivit à l’intérieur. « Ce n’est pas grave, je l’attendrai. Je suis heureuse de vous revoir, Mary. » Cette dernière la débarrassa de son châle trempée et l’aida à retirer ses gants de ses doigts engourdis, avant de l’inviter à se réchauffer près du feu dans le salon. Virginia posa sa canne contre un fauteuil et se plaça debout près de la cheminée. Son excitation et son impatience la rendaient fébriles et l’empêchaient de s’asseoir ou de rester tranquille. Elle était également réellement frigorifiée et malgré la chaleur des flammes, elle ne parvenait pas à se réchauffer. Ses doigts étaient blancs, de même que son visage, et ses lèvres avaient pris une teinte tirant sur le violet. Des mèches de cheveux noires mouillées s’étaient échappées de son chignon et collaient à ses joues, ainsi qu’à son cou.

Ces quelques minutes d’attente lui semblèrent longue, un temps durant lequel elle espéra qu’il ne lui était rien arrivé, car le temps paraissait de plus en plus mauvais et menaçant. Avant que Mary n’ait eu le temps de lui proposer une boisson chaude et de se changer, la porte du salon s’ouvrit. Elle se retourna et son regard se posa sur la silhouette de Charles, qui était dans un aussi piteux état qu’elle. A l’instant elle oublia la morsure du froid qui la faisait trembler, la pluie et sa robe trempée. Il était là, devant elle, et c’était tout ce qui comptait. Elle aurait voulu se jeter dans ses bras, mais la domestique était encore présente et elle se retint, par respect et par discrétion. Une fois que celle-ci eut pris congé, elle s’approcha de lui, radieuse. « J’ai bien cru que tout ce temps passé sans vous serait interminable. » Elle prit la main du jeune homme et la serra tendrement dans les siennes. « Je ne pensais pas que vous partiriez à ma recherche. Regardez dans quel état nous sommes à présent. » Elle laissa échapper un petit rire amusé. En un sens, elle bénissait cette pluie, car si celle-ci durait, cela serait une excellente raison pour elle de retarder son retour à WhiteTree. « Si vous saviez comme vous m’avez manqué... »
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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Jeu 23 Aoû - 9:48

❝ Just With You❞

VIRGINIA&CHARLES
Charles aimait monter à cheval mais il devait avouer que monter sous une pluie battante était finalement loin d’être très agréable. Heureusement pour lui, son cheval était de bonne nature et semblait bien plus intéressé par rentrer à la demeure que continuait cette promenade forcée. Charles n’eut donc pas beaucoup de choses à faire pour rentrer à sa demeurer. Son cheval semblait avoir un bien meilleur sens de l’orientation que lui. Il évitait cependant d’aller trop vite. Il ne voyait rien, il avait peur de ne pas voir la jeune femme et de la renverser par accident. Rien ne garantissait à Charles qui puissent d’ailleurs la trouver, plusieurs chemins menaient à sa demeure et il ne pouvait pas tous les faire. Il avait donc choisi celui qui lui semblait le plus adéquate. L’homme n’aimait pas la pluie mais en Angleterre c’était une véritable amie. Il aimait cependant écouter la pluie battre les carreaux il trouvait cela reposant. D’ailleurs il aurait surement pu plus profiter du spectacle s’il se trouvait à l’intérieur et non à l’extérieur. La seule idée qu’elle puisse être dehors sous cette pluie battante l’empêchait de penser à son propre bien être. Il ne savait pas s’il elle viendrait mais dans le fond il n’en doutait finalement pas. L’homme s’en voulait, il aurait dû envoyer un fiacre. Il effaça rapidement son idée, envoyer un fiacre aurait été une bien mauvaise idée. Sa cousine se serait imaginé bien des choses si un fiacre venait chercher sa gouvernante. Gouvernante, il n’aimait pas ce terme, encore moins le fait que Virginia soit obligé de vivre une telle vie, elle n’avait rien mérité de ça. Il trouvait d’ailleurs cela bien dommage que des femmes soit obligées de travailler corps et âmes pour espérer survivre. Il y avait de nombreuses injustices dans ce monde mais il n’était qu’un homme et un homme ne pouvait pas changer le monde…

Charles n’avait aucun doute quant à leur union, tout simplement parce qu’il était décidé à ne pas se laisser faire. Sa mère, ses parents l’avaient peut être mis au monde et pour cela ils se devaient de les aimer et de les respecter. Mais ce n’étaient pas à eux de choisir son mariage. Pas quand il avait déjà fait son choix. Certes, cela n’allait pas être difficile à accepter par sa famille mais tout ça n’était une fois de plus qu’une vulgaire question d’argent. Tout cela parce que Virginia n’avait pas eu de chance. AU lieu de la laisser partir avec son oncle, ils auraient dû se montrer bien plus protecteurs à son égard… Charles ne s’intéressait finalement pas à l’argent que Virginia amènerait à leur ménage, il s’en moquait complètement, la seule chose qui l’intéressait c’était de l’avoir elle, il se moquait bien du reste. Alors peut-être qu’il était un peu utopiste, mais il savait qu’il pouvait vivre moins riche et heureux.

Charles ne sut pas si le plus heureux fut lui ou le cheval. En tout cas l’animal rentra dans les écuries avec envie. L’homme ne put se résoudre à le laisser comme ça. Il lui enleva rapidement ses affaires pour le frictionner rapidement avec de la paille avant de le couvrir. C’est après qu’il arriva près de Virginia. Elle lui semblait toujours aussi magnifique, rien ne changeait pour lui, ni ses jupons mouillés et terreux, ni sa chevelure complètement défaire. Au contraire, il abordait un large sourire qui en disait long sur le plaisir qu’il éprouvait à la retrouver. Il la laissa approcher, songeur et passionné en même temps. Pendant un instant il profita du son de sa voix, de la chaleur de ses mains qui se mit à frictionner pour les réchauffer. « Interminable me semble bien faible par rapport à ce que nous avons tous deux ressentir » Il mêla son rire au sien avant de caresser délicatement une de ses mèches qui avait décidé de fuir son chignon. « Je crois que nous sommes mouillés » Ajouta t’il sur le ton de la plaisanterie avant de lui indiquer de se rapprocher du feu. « Cela me rappelle le jour où nous étions partis nous balader en forêt et que nous étions revenus mouillés autant qu’aujourd’hui.. ». Toujours proche d’elle, la dévorant littéralement du regard, il n’avait d’yeux que pour elle. « Vous m’avez tant manqué aussi. La route n’a pas été trop dure, votre jambe ne vous a pas fait souffrir ? »

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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Jeu 23 Aoû - 12:34


Charles Ellison & Virginia Thornton

En quelques heures à peine, Virginia était en train de violer la plupart des règles définissant les convenances. Se rendre seule chez un homme, qui était de plus au-dessus de sa condition et sans chaperon était réellement scandaleux. Il est fort probable que si elle avait surpris ce type de conduite chez l’une de ses élèves, elle l’aurait fortement réprimandée sur son imprudence. La réputation d’une femme ne tenait qu’à un fil et il suffisait de bien peu de choses pour que celle-ci soit détruite à jamais, et dans ce cas là, rien ne pourrait jamais le faire oublier. C’était profondément injuste, mais ainsi marchait le monde et la société. Si sa mère avait été encore en vie, elle aurait certainement eu profondément honte d’elle. Pour la jeune femme qui ne possédait rien de valeur en ce monde, sa réputation était tout ce qu’elle avait pour la recommander. Si celle-ci était détruite, elle ne trouverait probablement plus aucune place nulle-part. Pourtant, elle ne pensait à rien en cet instant, ni aux règles, ni à l’opinion des autres. Heureusement, elle n’eut d’ailleurs pas à le faire, car la pluie était si dense que nul n’aurait songé à sortir, et donc à la voir entrer dans la maison de Charles Ellison. Au fond, cela lui importait bien peu. Depuis l’instant où elle avait pu le revoir, elle était comme devenue folle. Sa simple pensée lui faisait perdre la tête, au point qu’elle en oubliait d’écouter sa raison, à laquelle elle s’était pourtant fiée durant toutes ces années. Il n’y avait plus de place pour cela, elle se trouvait projetée des années en arrière quand seul lui comptait, ainsi que le bonheur de le revoir.

A l’époque non plus ils n’avaient pas toujours obéi aux convenances, mais à ce moment là, tout était bien moins grave. Après tout, ils étaient fiancés, et donc plus facilement excusés. Si à l’époque elle trouvait amusant d’échapper à la surveillance de leurs chaperons pour se retrouver seuls dans le plus grand secret, aujourd’hui elle aurait voulu justement ne pas avoir à se cacher. Au contraire, elle aurait tant voulu que tous sachent qu’ils s’aimaient et étaient unis par le mariage et par les sentiments qu’ils éprouvaient l’un vis à vis de l’autre. L’injustice de la situation l’attristait profondément. Ce n’était pas ainsi que les choses auraient dû se dérouler. Mais peu importe, le passé était le passé, et désormais, elle voulait profiter de chaque instant de bonheur qui lui était offert. Elle aurait voulu ne profiter que de l’instant présent, mais elle avait du mal à empêcher ses pensées de se tourner vers l’avenir et de la torturer : cela durerait-il toujours ou seraient-ils un jour séparés de nouveau, cette fois-ci à jamais?

Mais lorsqu’elle put poser ses yeux sur lui, le toucher et sentir la chaleur qu’il dégageait, rien de tout cela n’eut plus d’importance. La présence du feu lui fit beaucoup de bien et commença à la réchauffer un peu, bien qu’elle ait toujours l’impression que ses membres étaient gelés. Elle se blottit alors contre lui, passant ses bras autour de son torse et rit à l’évocation de ce souvenir. « Je m’en souviens. Mère était furieuse contre moi et j’ai dû rester alitée la semaine qui a suivi, mais je n’ai rien regretté, au contraire. » Malgré leurs vêtements mouillés, elle sentait la chaleur que dégageait son corps et ferma les yeux. « Non, ne vous en faites pas, cela ne me dérange pas du tout de marcher. » Il lui semblait qu’elle aurait pu rester ainsi des heures, mais elle savait que ce n’était sans doute pas une bonne idée, du moins pas tant qu’ils étaient ainsi trempés et frigorifiés par la pluie. Elle se recula légèrement et leva la tête vers lui, avec un sourire. « Je crains fort que nous tombions tous deux malades si nous restons ainsi. Sans doute devriez vous aller vous changer sans trop tarder. » Elle n’avait malheureusement rien qui puisse remplacer sa robe mouillée et boueuse, ainsi que ses chaussures encore pleines d’eau. « Peut-être Mary aura-t-elle la gentillesse de me prêter quelque chose de sec? »
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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Jeu 23 Aoû - 17:18

❝ Just With You❞

VIRGINIA&CHARLES
Charles n’avait pas envie de douter, il n’en avait plus l’énergie. Il avait passé bien trop de temps à la détester pour une vérité qui ne l’était pas. Pourquoi devrait-il désormais être séparait-elle alors que leurs sentiments étaient vrais. Il ne voyait pas cela du bon œil. S’il y avait une chose qui était sur quand on parlait de Charles, c’était sa détermination. Il était bien rare qu’il change d’avis, surtout pas quand il s’agissait de ses sentiments. Il avait fait des erreurs certes, mais on apprend de ses erreurs et Charles avait assez payé celles-ci. Charles n’avait désormais plus envie que cela recommence, il refusait de se priver pour les autres, pour rentrer dans leurs règles surfaites. Qui avaient mis en place ces règles ? Pas lui. S’il se voulait de changer le monde n’étais ce pas à lui de montrer l’exemple, de montrer qu’on pouvait faire le choix d’épouser la personne que l’on aimait, quel que soit sa décision. Non on n’en avait logiquement pas le droit, mais pourquoi ? Pourquoi ne devrait-il pas agir ainsi ? Il ne pouvait même pas imaginer ce genre de possibilité, il ne pouvait tout simplement pas se dire qu’il allait la perdre de nouveau. Impossible de mettre un terme à tout ce bien être, toutes ces sensations qui lui donnait envie de sourire qu’importe le jour, qu’importe le temps. Cela ne pouvait tout simplement pas être autrement. Elle allait devenir sa femme, même si pour cela il devait la capturer pendant son sommeil et l’amener vivre en Afrique. Enfin peut être pas l’Afrique mais pourquoi pas les états unis. Ils seraient surement mieux dans ce nouveau monde ou il était dit qu’un seul homme pouvait changer son étoile. Alors pourquoi pas… Si elle le désirait, il n’aurait pas hésité. Virginia n’avait rien qui la retenait ici, et lui ne voulait qu’elle, alors non il ne changerait pas d’avis. Il avait juste besoin de temps, il ne pouvait pas organiser un mariage comme ça. La vérité, c’est qu’il possédait déjà la bague, mais il ne voulait pas lui demander avant d’avoir demandé à ses parents… C’était normal… Ses parents méritaient d’être mis au courant, il savait qu’il n’écouterait pas si leur avis était négatif. Mais maintenant qui l’avait en face de lui, il doutait de réussir à faire comme si de rien était. Doucement, l’homme passa les bras autour de la taille de son aimé. Elle était trempée, il tentait donc en vain de la frictionner, mais il était aussi mouillé qu’elle, cela ne pouvait donc pas vraiment fonctionner. Il aimait se souvenir de leur passé, de leur enfance, ils en avaient fait… et ils avaient tant de fois dépassé la limite, mais pour eux cela n’avait pas changé. Ce genre de moment n’était finalement pas nouveau, bien au contraire, le bonheur s’était de pouvoir retrouver cela. Il caressa de nouveau sa joue tout en riant avec elle. « Et je suis venu vous voir tous les jours, même si au début vous ne vouliez pas me voir » Amusé, oui, il l’était, il se rappelait du jeune de virginia quand il était rentré et qu’elle était loin d’être apprêté. Elle était au contraire plus maladive qu’autre chose, mais Charles n’avait pas désiré être autre part. Non, il s’était assis, il lui avait lu quelques poèmes de son auteur préféré et il était venu les jours suivants.

Il préférait entendre cela, mais il se doutait que sa jambe devait tout de même s’avérer gênante. Il s’en voulait, c’était à cause de lui et c’était surement l’erreur qui ne pourrait jamais se pardonner. Qu’est qu’il avait pu être idiot, un enfant… il ne la méritait même pas, si seulement il aurait pu lui rendre l’usage complet de sa jambe, mais il ne le pouvait pas. « Je préfère entendre cela… la prochaine fois j’espère que je vous ferais franchir cette porte » rajouta t’il avec un léger sourire en coin. Il n’avait même pas pensé à ça, il était comme happé, il semblait oublier toute logique. Mais oui, elle avait raison.. « Pardonnez-moi, votre charme m’empêche de réfléchir » Désormais Charles ne perdait plus son sourire enfantin, sourire qui le rendait si attachant. « Maryyy » Il dut l’appeler plusieurs fois avec que la vieille femme apparaisse. Elle semblait avoir pensé à tout, vu qu’elle portait une robe. Comme quoi, Charles savait s’entourer des bonnes personnes. « Je vous laisse »
Il ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’il aurait aimé la voir sans robe, ce n’était surement pas le moment, il prit donc congés pour aller se changer. Rapidement, il ne voulait pas perdre du temps. Il attendit alors derrière la lourde porte. Quand Mary en sortit, il lui demanda de leur apporter du thé avant de rentrer de nouveau dans le salon. Virginia était toujours là, il la regarda d’un air amusé. « Je dois dire que j’ai une certaine tendresse pour vos cheveux en bataille » C’était en effet le cas, allez savoir pourquoi, mais cela lui plaisait.

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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Jeu 23 Aoû - 21:32


Charles Ellison & Virginia Thornton

Pour la seconde fois elle se trouvait seule avec lui, mais cette fois-ci, les conditions étaient bien plus favorables. Il n’y avait nul domestique pour venir écouter aux portes, si ce n’est Mary, qui jamais n’aurait fait preuve d’une telle indiscrétion et constituait au contraire une alliée de taille. Elle ne craignait plus d’être surprise dans les bras de Charles par sa maîtresse ou l’une de ses trois filles, bien qu’elle ait l’assurance qu’il n’y ait pas le moindre danger du côté d’Emily. Ils étaient bel et bien seuls, et leurs sentiments étaient clairs d’un côté comme de l’autre. Virginia n’avait plus peur de se laisser aller à prononcer les mots que son coeur lui dictait. Elle n’appréhendait plus de se réfugier dans le creux de ses bras, de peur que ce soit inconvenant. Non, la bienséance n’avait plus lieu d’être. Ils se connaissaient depuis toujours et elle avait le sentiment qu’il était capable de lire en elle comme dans un livre ouvert, et ceux malgré ces trop nombreuses années de séparation et de souffrances. A quoi servirait-il dans ce cas de faire preuve de retenue sous prétexte que c’était ainsi qu’il fallait se comporter? Ils avaient dépassé ce stade depuis bien longtemps, et c’était aujourd’hui la pression des autres seules qui avait encore le pouvoir de les y pousser. S’ils voulaient un jour vivre comme ils l’entendaient, seul le mariage le leur permettrait. Elle s’était tant résignée à l’idée que cela n’arriverait jamais qu’elle avait presque peine à croire qu’une telle chose était encore possible, et surtout qu’il le veuille vraiment. Et pourtant, il lui avait dit, et même écrit ces promesses qu’elle ne pouvait plus oublier désormais. Après tout, pourquoi n’auraient-ils pas enfin droit au bonheur, après toutes ces années de souffrance et de malheur? S’aimer n’aurait pas dû être considéré comme une mauvaise chose si le sentiment était sincère. A ses yeux, se marier par raison ou renoncer à la personne pour laquelle on éprouvait de l’affection était bien pire. Elle le voulait, lui et nul autre, elle en avait plus que jamais la certitude et aurait voulu pouvoir le crier sur tous les toits. Il lui était de plus en plus difficile de devoir agir comme si elle était toujours la même, alors qu’en vérité, tout avait changé depuis que Charles était réapparu dans sa vie. Elle aurait voulu être toujours cette jeune femme de bonne famille, possédant une fortune plus qu’acceptable, le genre de femme que nul homme n’aurait pu avoir honte d’épouser. Oh, elle savait qu’il n’en avait pas honte, elle l’avait bien compris, mais quelque part, c’était elle qui s’en voulait de ne rien pouvoir lui apporter, mis à part des dettes dont il se serait sans doute bien passé.

Elle se rappelait chaque instant de ce qu’il s’était passé, et rit à ce souvenir. Elle craignait qu’il ne la voit, aussi pâle et la mine gâtée par la maladie et en avait été mortifiée. Pourtant, il était resté, malgré tout, et elle l’en avait aimé d’autant plus, même si elle avait fait mine d’être fâchée au début. « J’aimerais tant revenir à cette époque, où nous avions tout le loisir de nous aimer et de le montrer. » Elle aurait voulu pouvoir être dans ses bras et se blottir contre lui dès qu’elle le voulait, que ce soit ou non en public. En attendant, elle était néanmoins heureuse de se trouver là, à ses côtés, de sentir les battements de son coeur contre elle. Elle en oubliait le froid et la fatigue causée par sa longue marche sous un temps absolument épouvantable. Son allusion la fit sourire. Cette idée était un rêve, un véritable rêve, qu’elle espérait voir se réaliser un jour. En attendant, elle préférait faire preuve d’une certaine prudence. Elle rougit en l’entendant évoquer son charme. Elle le savait et était parfaitement lucide à ce sujet, elle ne pouvait être considérée comme une beauté en société. Elle ne ressemblait en rien à ces femmes dont le physique forçait l’admiration aux yeux de tous. Pourtant, lorsqu’elle voyait son reflet dans les yeux de Charles, elle se sentait la femme la plus belle au monde, et c’était une sensation qu’elle trouvait réellement agréable. Se savoir aimée par l’homme qu’elle aimait également lui procurait plus de bonheur que n’aurait pu le faire n’importe quoi d’autre. Elle le regarda d’un air amusé. « Vous êtes un incorrigible flatteur. »

Elle le laissa partir tandis que Mary s’approcha d’elle, munie de vêtements secs. Les membres transis par le froid, ce fut avec plaisir qu’elle accepta l’aide de la servante, qui délaça sa robe et l’aida à la retirer, ainsi que ses bottines. Puis, elle s’habilla et se servit d’une serviette que lui avait tendu la servante afin de sécher son visage et ses cheveux, qu’elle dut détacher afin qu’ils ne restent pas mouillés. Enfin, Mary, sentant que Virginia avait du mal à se réchauffer, plaça une mince couverture de laine sur ses épaules. La jeune femme la remercia chaleureusement, puis la domestique quitta la pièce, laissant entrer Charles. Toujours occupée à frictionner ses épais cheveux bruns, elle se tourna vers lui, souriante. « Cessez de vous moquer de mes cheveux, et venez plutôt près de moi. » Elle posa sa serviette puis tendit sa main vers lui, l’invitant à la prendre.
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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Ven 24 Aoû - 9:46

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VIRGINIA&CHARLES
La demeure lui semblait bien moins vide que quelques temps plutôt. Elle était grande et l’absence de personnes la rendait finalement assez triste. Mais pour Charles, c’était finalement ce qui l’intéressait le plus. Il était inconvenable d’inviter une femme dans ce genre de maison, encore plus pour rencontrer un homme. Les parents de Charles auraient trouvé cela des plus honteux, voilà pourquoi il n’allait jamais leur en parler. Et puis son histoire avec Virginia ne regardait surement que lui, il n’avait pas envie que toute leur histoire fasse l’office de ragots. Sûre, que celle-ci allait causer pas mal d’incompréhension, mais ça c’était finalement assez habituel. Charles avait eu de la chance, il était né dans une famille riche, il n’avait donc pas besoin de s’inquiéter sur son avenir, à part si ses parents le déshérité…Et même. Pour le moment, son industrie était fleurissante, bien sur rien ne disait que cela allait continuer, mais Charles avait la foi en l’avenir. Il était peut-être d’un côté assez utopiste, mais il trouvait cette époque bien morne. L’espoir semblait avoir disparu, hommes et femmes se laissaient aller aux règles, celles-ci constituaient la vie de chacun. Bien sur, Charles ne se voyait pas tout remettre en question, mais la vie évoluait, les mœurs étaient donc bien obligés d’en faire autant. Il semblait cependant très difficile de faire évoluer les choses, les personnes d’âges s’étaient assises sur leur position et semblait bien décidé à ne pas changer d’avis. Ce qui gênait le plus Charles dans cette vie, c’était cette notion de bienséance qui pouvait tout simplement détruire une vie. En fait, elle avait détruit de nombreuses vies dans l’unique but de ne pas choquer autrui. Il ne trouvait donc rien de beau dans cette idée, la liberté des gens était si peu mise en avance. Mais Charles l’avouait sans mal, ce monde n’était pas prêt à recevoir de telles idées que les siennes et il n’avait nul envie de se lancer dans la politique. Il avait tout simplement envie de retrouver Virginia, de vivre sa vie avec elle, sans rien demander de plus. Il ne voyait donc pas ou était le problème. Ce qui bien sûr allait être différent quand il se trouverait en face de sa mère. Celle-ci trouverait bien entendu mille et une façon de tenter de faire entendre raison à son fils. Et aucune de ces raisons ne prendrait le bien être, le bonheur de Charles en question. C’était une question qui ne se posait tout simplement pas. Seul compte l’intérêt familial et la grandeur de la famille. Charles allait donc surement posé problème à sa famille, mais il était finalement prêt à en payer les conséquences. Si sa famille ne l’acceptait pas et refuser d’accepter Virginia, alors il partirait tout simplement et ne se retournerait plus. Charles avait beau aimé sa famille, il savait aussi qu’il pouvait vivre sans eux, surtout s’ils refusaient sa décision. Mais pour le moment, il n’avait nulle envie de penser à ça car avouons-le ce n’était pas la partie la plus agréable de l’histoire. Non il avait juste envie de profiter de la journée qui leur été accordé, celle-ci risquait de passer bien trop vite, alors autant ne pas perdre de temps avec ce genre de questions, elles lui reviendraient bien assez tôt à l’esprit.

« Ce temps reviendra soyez patiente » Charles n’avait en effet aucun doute, mais il comprenait que Virginia puisse en avoir. Elle était assez passive dans ce genre de situation, elle ne pouvait qu’espérer que ce que dise Charles soit vrai et que surtout il y arrive, cela n’était pas encore gagné et tant que leur mariage n’était pas annoncé, elle avait tous les droits d’en douter. Si Charles était quelqu’un de posé, il fallait avouer qu’il avait un côté assez amusant, il aimait plaisanter et peut être aimé encore plus plaisanter en compagnie de la jeune femme en jouant avec ces émotions, et surtout son gène. « Vous êtes en train de rougir » répliqua t’il avec un sourire en coin qui faisait part de son amusement. Charles la trouvait des plus charmantes, il la trouvait bien plus charmantes que toutes ces citadines. Elle n’était pas qu’une poupée qui ne savait que paraitre, Virginia était tant d’autre chose qu’il ne pouvait la décrire en une seule journée. Entre eux, il y avait bien sûr de l’amour, mais plus que ça ils s’entendaient à merveille, avec elle il ne s’ennuyait jamais d’ailleurs.

Charles s’était rendu dans sa chambre, Il hésita avant de fourrer la bague dans une de ces poches, qui sait… Heureux de la retrouver, il ne marqua aucune hésitation pour la retrouver et pour saisir sa main. Il la regarda un instant plongeant son regard dans le sien avant de la tirer délicatement vers lui pour finir par la serrer tendrement contre lui. Il ne pouvait pas se passer de ce genre de sensations. Fourrant sa tête dans ses cheveux, il ajouta sur un ton amusé mais qui se voulait vrai. « J’aime vos cheveux.. » D’ailleurs il n’aimait pas que ces cheveux. « J’aime tout en vous »

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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Ven 24 Aoû - 16:53


Charles Ellison & Virginia Thornton

Lorsqu’elle pensait au tournant qu’avait soudainement pris sa vie, elle avait encore du mal à le réaliser. Quelques semaines auparavant, elle était encore cette gouvernante sérieuse et austère, sans réelle espérance, se sentant déjà bien heureuse de pouvoir vivre à la campagne plutôt qu’à Milton, où l’air avait un impact certain sur sa santé et où la grisaille ne cessait de l’attrister. Elle n’espérait rien d’exceptionnel de la vie. Parfois, elle se retournait sur son passé, les instants de bonheur qu’elle avait vécus, fataliste et surtout résignée. Par quel incroyable hasard, par quel tour du destin avaient-ils pu se retrouver? Lorsqu’elle y songeait, cela ne tenait qu’à bien peu de choses, et voilà qu’à présent ils étaient là, l’un face à l’autre, profitant de brefs instants qui ne seraient peut-être pas renouvelés avant longtemps. Après tout ce qu’ils avaient vécu, quelque part, elle s’imaginait que quelque chose de terrible s’abattrait sur eux, une fois encore. Elle savait que se torturer l’esprit n’était pas une solution, mais elle ne pouvait s’en empêcher. Elle détestait se sentir aussi impuissante. Quelle que soit la décision des Ellisons, elle ne pourrait rien faire pour se défendre ou plaider sa cause. Plus que jamais, elle se sentait en situation d’infériorité, chose qu’elle détestait par-dessus tout. Si seulement son oncle n’avait pas dilapidé tout l’argent de ses parents, elle posséderait aujourd’hui une fortune de trois mille livres, un apport confortable qui aurait fait d’elle une future belle-fille désirable. Au lieu de cela, elle ne serait au mieux qu’une pièce rapportée, un acte de générosité. Elle savait que Charles ne voyait pas les choses ainsi, oui, elle le savait et elle avait confiance en lui, mais elle craignait sa famille, ceux qui la connaissaient depuis l’enfance et qui aujourd’hui feraient sans doute leur possible pour empêcher son union avec leur fils. Leur bonheur était en jeu, et elle détestait savoir qu’il reposait sur des individus qui leur étaient extérieurs. Le monde tel qu’il était, avec ses règles et ses convenances était réellement injuste. Les braver afin de venir voir l’homme qu’elle aimait lui semblait bien moins mal que si elle leur avait au contraire obéi. Elle voulait profiter de cet instant le plus possible avant de devoir rentrer chez les Montgomery, où elle devrait retourner à une routine qui lui était de moins en moins supportable au fil des jours qui passaient.

Elle aurait aimé que les choses se passent comme autrefois, qu’elle tombe malade et soit contrainte de demeurer dans cette maison, avec lui. Malheureusement, il valait mieux que cela n’arrive pas et elle le savait, car cela signifierait devoir signifier à sa maîtresse où elle se trouvait et risquer sa colère. Elle avait des impératifs qui l’empêchaient d’agir comme elle l’entendait. Elle n’était qu’une employée et ne devait l’oublier. Elle savait que Charles était de son côté, qu’elle pourrait compter sur lui en cas de besoin, mais que pourrait-il faire dans le cas où elle serait renvoyée? Il serait hors de question qu’il l’héberge, cela serait considéré comme réellement scandaleux et inconvenant. De plus, elle détestait sentir qu’elle pourrait être une charge pour lui, elle qui désirait tant redevenir son égale.
Aujourd’hui elle avait la chance de le retrouver, tel qu’il était autrefois, avec son penchant pour la taquinerie, ce qui l’amusait toujours. A présent que tous deux étaient changés et parfaitement au sec, elle ne voulait plus le quitter une seconde jusqu’au moment où elle devrait partir. Elle voulait pouvoir le regarder, le toucher, sans craindre d’être observée ou jugée. Elle se blottit avec délice contre lui, l’entourant également de ses bras, souriant d’un air rêveur. « J’aimerais pouvoir demeurer toujours ainsi... »

Mais elle savait, au fond, que cela ne serait pas possible, du moins, pas aujourd’hui. Elle se sentait si dévorée par ses angoisses qu’elle ne put s’empêcher de les partager. « Je vous aime tant que je vous avoue que parfois cela me fait peur. Nous avons dû faire face à tant d’épreuves que j’ai parfois la sensation que nous sommes maudits, et que nous ne pourrons jamais avoir rien de plus que ces instants volés. » Elle serra d’autant plus la pression de ses bras, comme pour l’empêcher de s’éloigner d’elle, ne serait-ce qu’un peu. Tout aurait dû être simple. Ils s’aimaient, ils étaient unis par un lien précieux que bien peu d’individus pouvaient se vanter d’avoir connu. Elle se sentit soudainement coupable d’avoir tenu ce genre de propos alors qu’elle aurait simplement dû profiter du bonheur de le retrouver. « Pardonnez-moi, je ne devrais pas parler ainsi, pas maintenant. » Elle n’eut pas le temps d’aller plus loin, car bientôt Mary entra avec le plateau de thé et elle se recula légèrement, se détachant de lui.
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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Sam 25 Aoû - 10:15

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VIRGINIA&CHARLES
La pluie ne semblait pas prête de s’arrêter, elle semblait au contraire tomber avec encore plus de force que quelques minutes plus tôt, ce qui arrangeait finalement leurs affaires pour un temps. Charles savait très bien qu’elle ne pourrait pas demeurer ici pendant plusieurs jours, cela serait bien trop compliqué, encore pouvait il peut être espérer qu’elle reste pour la nuit, mais ce n’était évidemment pas des plus convenables de proposer à la jeune femme de rester pour la nuit…
La pluie ne cessait de marteler, elle semblait être une intruse désireuse d’observer le jeune couple, couple qui pour le moment se devait de vivre dans la pénombre. La luminosité dans la pièce était peu importante, les grandes fenêtres ne pouvaient compenser l’absence de luminosité extérieure. Il était difficile d’apprécier les hauts plafonds de la pièce et les quelques chefs d’œuvres qui s’y trouvaient en cet instant. Elle semblait aussi morne que le reste du pays, quoi que rien ne pouvait dire que le temps était le même à Londres. La pluie était de monnaie courante en Angleterre, Charles y était habitué, il en était de même pour Virginia et bien qu’il ait espéré pour ce jour, un soleil haut perché dans le ciel, il se devrait de supporter la pluie. A l’origine, il aurait aimé lui proposé un piquenique mais avait oublié qu’elle n’avait surement pas pu trouver à partir plutôt. Tant pis pour le piquenique, de toute manière le temps était bien trop pluvieux pour étendre un linge et manger dehors. Il devait se faire une raison et le temps semblait lui avoir donné la meilleure qu’il soit. Il ne savait encore pas du tout ce qu’il allait faire. S’il écoutait son cœur, il la demanderait en mariage sur le champs, elle pourrait alors accepter son offre et tous deux n’aurait plus qu’à attendre qu’une date soit fixé pour leur union. Il craignait cependant que la décision soit bien plus difficile à faire accepter à ses parents s’il leur imposait ce mariage. Il avait surement plus de chance en leur demandant avant son avis, mais là encore il pouvait très bien mentir vu qu’il savait déjà qu’il ne tiendrait finalement pas en comte leur avis. Cette maison, ce cottage, lui semblait parfait pour vivre sa vie avec Virginia, d’une certaine façon il leur ressemblait et puis c’était surement un lieu agréable pour éduquer des enfants. Car bien entendu, il y pensait, n’étais ce pas normal ? Il était désormais en âge de devenir père et ses retrouvailles avec Virginia avaient comme réveillé son besoin d’enfant. C’était d’ailleurs étrange, vu qu’il n’était pas une femme, il préférait donc garder cela pour lui, après tout il était un homme et il devait se comporter comme tel. Pas comme un homme efféminé aux coutumes étranges. Enfin, ce n’était pas non plus une honte de désirer les enfants, mais la partie enfant était finalement quant même bien plus réservé aux femmes qu’aux hommes. De plus, sans mariage, pas d’enfants et pour le moment, ils n’étaient même plus fiancé, qui plus est, il ne savait pas l’avis de Virginia à ce sujet. A l’époque, ils en avaient parlé quelques fois, mais désormais, peut-être avait-elle changé d’avis.

Il passa sa main dans ses cheveux avec délicatesse, il avait toujours aimer y promener ses doigts, partir du haut jusqu’aux mèches, c’était d’ailleurs assez rare qu’il en est l’occasion, fallait-il encore pour cela qu’elle ai les cheveux détachés. Il émit un rire amusé « On risquerait d’en mourir » Non que cela lui déplaise, rester toujours ainsi risquer de devenir compliquer avec le temps. Bien sûr, il l’avait comprise, c’était une sorte de taquinerie bien connue de Charles.
Heureusement pour Virginia, Charles savait aussi se montrer sérieux, ce qui n’était pas plus mal en vue de la situation. Il se contenta de lui sourire « Ces années ont étaient les pires années de ma vie, mais elles m’ont aussi permis de comprendre tout l’amour que j’avais pour vous. Malgré tout cela nous nous aimons encore et pour moi c’est la plus belle des preuves de notre amour »
Charles lui rendit son étreinte, il préféra tout de même éviter de trop la serrer contre lui pour qu’elle puisse espérer respirer. « Vous pouvez parler comme vous le souhaitez et quand vous le désirez, j’aime vous entendre parler et savoir ce que vous avez sur le cœur »
Il n’avait surement pas envie qu’elle se détache de lui, mais devant Mary cela était bien convenable. Il en profita donc pour s’asseoir sur le sofa avant de la tirer vers lui après que Mary est tiré sa révérence.

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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Sam 25 Aoû - 18:09


Charles Ellison & Virginia Thornton

A ses côtés, Virginia retrouvait ces sensations de bien-être et de sécurité qu’elle n’avait plus ressenties depuis l’enfance. Elle aimait entendre la pluie marteler les vitres alors qu’elle se trouvait à l’intérieur, à présent au chaud et au sec, près de Charles, en un lieu où nul n’avait le pouvoir de venir les déranger ou les interrompre. Le temps n’avait pas l’air de s’améliorer, bien au contraire, et la jeune femme commençait à désirer tout en craignant que cela ne continue. Elle ne pouvait dire le contraire, elle mourrait d’envie de prolonger sa visite autant que cela serait possible, mais cela serait contraire à ses intérêts et elle le savait parfaitement. Si elle se trouvait contrainte de passer la nuit ici, cela signifierait risquer que Lord et Lady Montgomery ne découvrent où elle se trouvait exactement. De plus, cela provoquerait un réel scandale, dont elle risquait de ne pas sortir indemne, et lui non plus si ses parents venaient à l’apprendre. Ce ne serait bon ni pour l’un, ni pour l’autre. Elle s’autoriserait à prolonger sa visite si le mauvais temps se poursuivait, mais peu importe la pluie, elle devrait partir avant que cela ne devienne trop inconvenant. Elle détestait tout cela, mais elle n’avait pas vraiment le choix. Elle aurait tant voulu pouvoir rester près de lui, réconfortée par sa présence alors que dehors les éléments se déchainaient. Tout ceci était terriblement injuste. A cause de la folie et de la cruauté d’un seul homme, elle se trouvait réduite à rien et privée du destin qui aurait dû être le sien : à l’heure actuelle, ils auraient dû être mariés et vivre le bonheur auquel ils s’étaient préparés. Elle aurait voulu revenir en arrière et changé les choses. Elle aurait voulu avoir le courage de lui écrire la réalité de la situation, ou de s’enfuir pour lui parler. Mais elle ne l’avait pas fait, blessée et déçue qu’il ne lui ait pas fait confiance. Elle avait écouté son orgueil plutôt que son coeur. Elle aurait pu s’éviter, leur éviter de nombreuses souffrances si elle avait agi autrement. A présent, elle avait le sentiment que son avenir était en suspend, dépendant totalement du bon vouloir de deux personnes, les parents de Charles qui décideraient ou non de l’accepter dans la famille. Sans doute penseraient-ils qu’elle ne le méritait pas, et ils auraient probablement raison : après tout, elle n’était plus rien, elle n’avait plus rien. Elle rêvait de faire des projets d’avenir mais se sentait bien trop tourmentée par toutes ces pensées qui ne cessaient de tourner, et tourner encore dans son esprit. Elle craignait que tous leurs projets ne restent jamais que des rêves et c’était pour cela qu’elle ne parvenait pas à oublier totalement les obstacles qui s’annonçaient.

Pourtant, lorsqu’il la faisait rire ainsi, il lui semblait qu’ils auraient pu tout surmonter, ensemble et rien d’autre ne comptait vraiment pour elle que cette complicité, cet amour qui existaient entre eux. « Vous savez parfaitement ce que je veux dire, ne vous moquez pas de moi. » Elle savait que jamais elle ne s'ennuierait avec lui, et qu’elle aurait été plus heureuse que n’importe qui d’autre si on l’avait laissée vivre à ses côtés. Etre séparée de lui durant tant d’années l’avait rendue amère et froide, tout le contraire de la personne qu’elle était supposée devenir.
Elle préféra s’écarter de lui le temps que Mary dépose le plateau de thé sur la petite table devant eux. Elle savait parfaitement que la domestique était au courant de tout, mais il aurait été inconvenant qu’elle doive assister à de telles démonstrations d’affection. Ils n’étaient pas mariés, et plus fiancés depuis longtemps. Néanmoins, dès que la domestique eut quitté la pièce, elle se laissa aller docilement contre lui sur le sofa.

« Je n’aurais jamais espéré vous revoir un jour et encore aujourd’hui, j’ai presque du mal à croire qu’un tel bonheur m’a été accordé. » Elle s’arrêta un instant et leva les yeux vers lui, plongeant son regard dans le sien. « Mais je ne peux m’empêcher de craindre les épreuves qui nous attendent encore. Je souhaiterais tant être de moins basse condition, pouvoir être telle que votre famille puisse désirer que j’en fasse partie. » Elle soupira et baissa les yeux, appuyant sa tête contre l’épaule du jeune homme. Elle s’en voulait de parler ainsi, ayant le sentiment de gâcher les quelques instants qu’ils avaient à passer ensemble. Elle avisa alors le plateau face à eux. « Peut-être devrions-nous boire le thé avant qu’il ne refroidisse. » Après tout, cette boisson chaude lui ferait sans doute beaucoup de bien.
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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Dim 26 Aoû - 9:37

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Jamais Charles n’aurait pensé vivre quelque chose de telle. A l’époque, lors de sa première rencontre avec Virginia, il n’était qu’un enfant, un enfant capricieux qui n’avait aucune envie de perdre son temps avec une fille. Et même après, il lui fallut du temps pour accepter Virginia. Mais le plus important à souligner c’est que son amour n’est pas naît parce qu’elle lui était destinée. S’il s’est mis à ressentir des sentiments pour Virginia, c’est uniquement grâce à elle. Et si elle ne lui avait pas été promise, au final cela n’aurait rien changé du tout. Il l’aurait quand même aimé. Le fait qu’ils soient fiancés avait juste permis de rendre les choses bien plus agréables. Ils n’avaient pas eu besoin de se cacher, pas eu besoin de penser à leur ensemble vu que tout avait été tracé. Ils s’étaient seulement laisser aller à leurs sentiments et ceux-ci avaient été forts. Mais aujourd’hui avec tout ce qu’ils avaient traversé, il savait que son amour était encore plus fort, que rien ne pourrait l’empêcher d’aimer Virginia, ni ses parents, ni le début de leur histoire, rien. Il aurait pu abandonner tant de fois, mais il était encore là. Il espérait encore que leur vie finisse par prendre le chemin qu’elle aurait dû prendre des années plutôt. Pourquoi auraient ils du tout abandonner, abandonner ce qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre ? Pour Charles, c’était tout simplement hors de questions, il n’allait pas souffrir pour l’opinion publique. Certains le faisaient, mais Charles n’était pas de ceux-là. Son tempérament était surement avant-gardiste, il l’acceptait sans aucun mal. Sa mère avait d’ailleurs du mal avec ce côté-là de la personnalité de son fils, mais il était désormais trop tard pour le changer. Elle avait surement compris que Charles en ferait à sa tête, quoiqu’elle dise, ou quoiqu’elle fasse, si elle voulait garder son fils, elle devrait céder. Charles le savait, cela lui donner une position plus favorable. Mais il n’était pas non plus totalement sûr de la réaction de sa mère et puis il n’y avait pas qu’elle, il y avait aussi son père et le reste de la famille. Sa décision allait peser sur sa famille entière mais Charles était bien décidé à prendre le risque…quitte à être égoïste. De toute façon, il se savait incapable de revivre les années qu’il avait passé sans elle, plus jamais. Il refusait de se sacrifier une fois de plus et il pourrait encore moins vivre en la sachant malheureuse de son côté. Non, il avait fait son choix et il était prêt à assumer les conséquences. Qu’importe ce qui allait arriver, il savait qu’il n’était pas seul et cela lui donnait une force certaine.

Assis dans le sofa, il la laissa prendre place avant de se lover tendrement contre elle, Il aimait ce contact, son contact et se demandait bien par quel miracle il avait pu réussir à s’en passer sans partir la retrouver. Il attrapa délicatement sa main pour joindre ses doigts aux siens, bien décidés à ne pas le quitter du reste de la journée. « Tout cela ne sera bientôt plus qu’un souvenir » Il plongea son regard dans le sien avec intensité, luttant contre l’envie de l’embrasser, il en avait tellement rêvé qu’il ne voulait pas précipiter le moment. Au contraire, il voulait que cela arrive en son temps, mais y avait il vraiment un temps pour ça ? Il posa délicatement sa tête contre elle, respirant avec un certain plaisir son odeur qui lui semblait une fois de plus inoubliable. « Je crois être le seul à devoir décider de la femme que je dois aimer » répondit-il en souriant d’un ton assez déterminé. Il jeta un œil sur le thé, en effet il serait bien dommage de le laisser refroidir. Tout en lui caressant délicatement le dos il lui indiqua de se servir. « Servez-vous »


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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Dim 26 Aoû - 13:34


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En cet instant, il lui semblait que le monde extérieur n’existait plus. Cette fois-ci, elle n’avait pas à craindre qu’ils soient interrompus par qui que ce soit, et surtout pas par Mary, dont elle connaissait la fidélité. La seule chose qu’elle pouvait appréhender étaient les minutes, puis les heures qui défileraient bien trop vite, interrompant leurs retrouvailles une fois encore. Mais pour le moment, elle était là, et pouvait lui parler, le toucher, respirer son odeur à sa guise. C’était ainsi que les choses devaient être, elle en était persuadée. Elle savait désormais qu’elle ne pourrait plus vivre sans lui, et dans ces moments là, toute raison semblait s’envoler. Avec lui, il lui semblait devenir folle et elle aurait été prête à tout, absolument à tout pour avoir l’assurance de pouvoir vivre à ses côtés le restant de ses jours. L’accord des Ellisons lui semblait de peu d’importance au fond. Ce n’était que lorsqu’elle se trouvait seule qu’elle comprenait que raisonner ainsi n’était ni judicieux, ni très réaliste. Qu’ils le veuillent ou non, l’avis de la société, ainsi que celui des parents de Charles avaient un grand poids. Le monde était ainsi fait, bien que ce soit loin d’être idéal, et ils devaient s’y plier. En attendant, ils avaient toujours cet instant, qui n’appartenait qu’à eux et à eux seuls. Les convenances et les règles n’avaient pas lieu d’être, du moins pour le moment. Etrangement, c’était comme si toutes ces années de séparation n’avaient pas eu lieu, ou du moins avaient bien peu d’importance. Toutes les souffrances qu’elle avait dû endurer étaient presque effacées grâce à la présence de Charles, à leurs retrouvailles et au bonheur qu’elles avaient engendré. Durant tout ce temps, jamais elle n’avait cessé de l’aimer, et lui non plus. Leurs souvenirs d’enfance lui paraissaient plus vivaces que jamais, bien qu’elle se sente malgré tout différente de la jeune fille qu’elle était alors, plus mature et plus usée par le temps et les épreuves qu’elle avait endurées. Cela lui permettait cependant d’accorder d’autant plus de valeur aux sentiments qui les unissaient et au temps qu’ils pouvaient passer ensemble. Autrefois, elle avait considéré leur bonheur comme acquis, mais à présent elle savait qu’un rien aurait suffi pour tout bouleverser et anéantir leurs chances à tout jamais.

Elle aimait pouvoir lui parler à loisir. Son amitié était quelque chose qu’elle valorisait autant que son amour et dont elle n’aurait également pu se passer. Il avait tant confiance en leur avenir qu’elle s’en voulait presque de ne pas y croire autant que lui. « Je l’espère, mais je crois malheureusement que je n’aurai l’esprit tout-à-fait tranquille que le jour où tout cela sera définitivement réglé. » Elle se sentait si bien contre lui, la main dans la sienne, qu’elle avait presque peur que sa raison ne la quitte totalement. De sa main libre, elle se mit à caresser délicatement le contour de sa joue du bout des doigts. Elle sourit à sa réponse. Il avait toujours été quelqu’un d’idéaliste. Elle aussi, l’avait été, mais ce côté là de sa personnalité avait changé au fil des années. « Il en serait ainsi dans un monde idéal, Charles. » Elle se sentait hypnotisée par son regard, par son odeur, sa voix. Elle se décida finalement à se redresser. Elle lui servit d’abord une tasse, qu’elle lui tendit. « Tenez, cela ne pourra que vous faire du bien. » Puis, elle en prit une autre à son tour, avant de se replacer contre lui, en faisant néanmoins attention de ne pas renverser le breuvage brûlant. Dès la première gorgée, elle se sentit totalement débarrassée de cette épouvantable sensation de froid qu’elle avait eue à l’extérieur. Elle se tourna vers lui afin d’aborder un sujet qui les intéressait tous deux. « Quand partez-vous à Aldbury? »
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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Mar 28 Aoû - 8:54

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Il était idéaliste, il n’y avait aucun doute la dessus. L’homme aimait voir le monde autrement, il aimait lui donner une sonorité d’espoir qu’il ne possédait finalement pas. Après tout s’il ne le faisait pas, personne ne le ferait pour lui. Alors oui, la déception risquait peut être d’être grande mais Charles le savait, il s’y préparait. Cependant s’il y avait une chose sur laquelle il ne ferait pas de concession se serait bien son mariage et la personne qui allait épouser. Car à vrai dire s’il était encore célibataire, ce n’était pas par manque de prétendantes, mais parce qu’aucune ne lui avait paru valable. Pour faire plus court, aucune n’avait été Virginia, voilà pourquoi il avait toujours refusé leurs mains les blessants pour la plupart en libérant d’autre pendant un laps de temps qu’elles espéraient plus long que le précédent. Le mariage était un vrai jeu, un jeu d’échec ou chaque clan avançait les pions pour gagner le plus d’avantage. Charles avait toujours refusé de n’être qu’un pion et ça ses parents l’avaient bien compris. Lui permettre d’épouser Virginia serait surement pour eux une sorte de soulagement, même si bien entendu l’identité de l’épouse risquait de poser problèmes. Sauf que Charles était bien décidé à ne pas leur laisser le choix. Depuis quelques années, il se débrouillait seul, il n’avait plus eut besoin de ses parents depuis des années, si bien que cela n’allait finalement rien changé pour lui. Il connaissait aussi assez bien sa mère pour savoir qui lui serait extrêmement difficile de vivre sans son fils et qu’elle préférait surement accepter ce mariage que ne plus jamais le revoir. Surtout que malgré son numéro 2, il avait toujours été apprécié par sa mère, peut-être plus que son frère ainé qui était plus hautain, plus froid, Charles était quelqu’un de bien plus chaleureux, de bien plus vivant. Voilà peut-être une raison qui le rapprochait plus de sa mère et donc qui allait lui donner un certain avantage face à cette situation. Mais pour le moment tout cela n’était que des pures suppositions. Car il était bien finalement incapable de savoir comment tout cela allait se passer. Il était sûr qu’il allait devoir agir en fonction des réactions de ses parents et tout ce qu’il aurait pu préparer jusqu’à alors fondrait comme neige au soleil. Il le savait bien mais cela le rassurait de préparer son entrée et ce qui allait dire, c’était plus rassurant. Il était pourtant décidé à ne pas céder et tous ceux qui connaissaient Charles pouvait dire qu’il risquait en effet de partir en claquant la porte pour ne plus jamais revenir. Dans la vie il arrive un moment où l’on doit faire un choix et ce choix viendrait de Charles et non pas de sa famille, pas encore, pas une fois de plus, ils en avaient assez fait. Non, Charles ne doutait finalement pas de son mariage, il savait qu’il allait y arriver, quelques soient les obstacles qui allaient devoir affronter, il ne s’arrêterait pas, il continuerait et jamais il ne laisserait la jeune femme derrière lui. Il voyait bien son inquiétude et bien qu’il souhaite la rassurer, il savait aussi qu’il ne pourrait le faire qu’en lui passant la bague au doigt, mais il préférait se retenir, il savait que ce n’était surement pas le bon moment. Si elle revenait fiancé chez sa maitresse, elle risquait de passer une bien mauvaise soirée et Charles n’avait pas envie qu’elle soit obligé de le cacher, il était donc bien mieux pour elle qui lui fasse sa demande après que ses parents aient donné leur feu vert. Il lui caressa tendrement la joue, tendresse, amour, tout pouvait se lire dans ses yeux, elle lui avait tant manqué, il aimait tant la douceur de sa main, il avait envie de tellement plus… Il saisit délicatement la tasse et en bu une gorgée. Cela faisait du bien, c’était agréable, très agréable même. « Demain » il n’avait pas envie d’attendre plus longtemps. « Vous pourrez bientôt dormir sur vos deux oreilles »


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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Mer 29 Aoû - 15:56


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Virginia détestait devoir faire face à tant de sombres pensées. Cependant, elle ne pouvait nier que ses espérances s’étaient radicalement améliorées depuis quelques semaines. Alors qu’elle se préparait à une existence faite de labeur, et même de misère, n’ayant pour lui réchauffer le coeur que le souvenir de ses jeunes années, celles où elle avait été si heureuse lorsque ses parents étaient encore en vie et qu’elle avait tout le loisir de vivre son amour pour Charles. Il avait fallu qu’il revienne soudainement dans sa vie pour que d’un coup, elle se remette à rêver de passer son existence entière à ses côtés, de l’épouser, de porter ses enfants. Elle ignorait le nombre d’années qu’il lui restait à vivre, mais elle savait que si on la laissait être unie à lui devant Dieu et les hommes, ces années seraient les plus belles possibles. Mais elle n’était pas idiote. Plus jeune, elle avait cru que leur amour parviendrait à tout surmonter. A présent, elle savait que la vie se chargeait parfois de séparer les êtres qui s’aimaient. Elle était plus mature, plus réfléchie, et savait apprécier davantage les sentiments qui les liaient tous deux. Elle savait désormais que l’amour était une chose rare et précieuse, qui méritait que l’on en prenne le plus grand soin. Elle voulait faire les choses dans les règles, et aussi tentant que cela puisse être, elle ne parvenait à imaginer se marier avec lui sans au moins l’acceptation de ses parents. Cependant, elle avait beau se dire tout cela, elle savait parfaitement qu’elle ne supporterait certainement pas d’être de nouveau séparée de lui, non, pas après tout le malheur que cela leur avait causé à tous les deux. Ils étaient faits pour être ensemble, et ensemble ils devaient être. Mais il était inutile d’envisager une solution de secours dès à présent. Pour le moment, elle fondait tous ses espoirs dans cette visite à Aldbury.

Le simple fait d’évoquer le lieu de sa naissance et des plus belles années de sa vie suffit à effacer pour un temps ses sombres pensées. Elle sourit rêveusement tout en buvant à petites gorgées le contenu de sa tasse. « Si vous saviez comme j’aimerais vous accompagner ! » Bien évidemment, elle ne le pouvait pas et en était parfaitement consciente. Que dirait Lady Montgomery si elle s’absentait soudainement, en dehors des vacances qui lui étaient accordées, et de plus en ne la prévenant que la veille? Que dirait le reste du monde à l’idée qu’elle puisse voyager seule, avec un homme qui n’était ni de sa famille, ni son fiancé, et qui en plus lui était supérieur socialement? Non, cela ne pouvait être malheureusement. « Pourrez vous vous rendre dans mon ancienne demeure et aller voir quels sont les gens qui y vivent? N’oubliez pas de regarder si les massifs de roses sont toujours là. D’ailleurs, n’hésitez pas à me rapporter le moindre changement que vous y verrez. » Dans son enthousiasme, elle manqua de faire tomber sa tasse, ainsi que le peu de thé qui y restait. Elle la vida entièrement avant de la reposer sur la table et de se blottir de nouveau contre lui, dans la position où elle se trouvait auparavant. Elle attrapa sa main libre et l’emprisonna délicatement dans la sienne, avant de plonger de nouveau son regard dans celui de Charles. Comment avait-elle pu vivre si longtemps sans lui? Il lui semblait qu’il était pour elle comme une drogue, une drogue dont elle était entièrement dépendante et ne pourrait plus jamais se passer. « Je ne vous l’ai pas demandé, mais pour quelle raison avez vous quitté Aldbury pour le nord? Puisqu’aucune femme n’est en cause, il doit y avoir autre chose... » Elle sourit avec malice, se souvenant de ses inquiétudes et de la jalousie qu’elle avait éprouvées en songeant qu’il aurait pu en épouser une autre. Elle savait qu’il avait investi dans la sidérurgie, mais ignorait ce qui l’avait poussé à accomplir une telle démarche. Il n’était guère courant pour un habitant du sud de choisir de s’établir au nord, elle en savait quelque chose, mais dans son cas à elle, ça n’avait pas été un choix.
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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Jeu 30 Aoû - 12:27

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[Rha je suis désolée, c'est trop nul, j'ai du mal en ce moment >.<]

VIRGINIA&CHARLES
La petite ville d’aldbury avait vu grandir Charles, comme elle avait vu grandir Virginia. Aucun autre endroit sur terre ne lui semblait si particulier que ce village. Peut-être était-ce tout simplement parce que cette petite ville avait été le lieu de bien des nouvelles choses. Et puis comment oublier le charme de ce lieu ? Charles aimait revenir chez lui, mais cela avait un gout amer en absence de Virginia. Il savait qu’il éprouvait surement bien plus de plaisir en rendant visite à ses parents en compagnie de Virginia. Ils possédaient tant de souvenir à deux. Cependant pour Charles cela n’était finalement que partie remise, il finirait bien par réussi à trouver un moyen de l’épouser et leur premier voyage serait surement de venir ici. Charles aurait aimé pouvoir lui offrir sa maison, lui racheter cette demeure qu’elle avait tant aimé, mais celle-ci n’était pas en vente et cela n’aurait pas été une très bonne idée. Sa situation n’était pas encore assez stable pour se permettre encore un tel achat, même si cela lui était venu en tête. Pour le moment, il était donc dans l’optique de l’épouser, par la suite il pourrait voir plus loin. Le plus important restait leur mariage et celui-ci risquait de poser quelques problèmes. Charles n’allait pas baisser les bras, il lui avait promis et il était sur de revenir avec une réponse positive, même si celle-ci devait être prise sans l’accord de ses parents. A vrai dire, Charles n’avait pas envie de trop penser à cela pour le moment. Cette pensée restait présente dans son esprit, mais il refusait qu’elle prenne trop de places. Non pas aujourd’hui, aujourd’hui, il ne voulait pas que cela se finisse mal, il voulait que cette journée reste une journée heureuse et non dictée par leurs doutes, mais pour le moment cela se passait bien. Elle semblait être tout à fait à l’aise à ses côtés. En tout cas lui l’était et il n’avait pas envie que cela change. Non, il trouvait que cette place allait parfaitement à Virginia et il n’avait aucune envie de la faire partir, aucune envie qu’elle disparaisse… Non pour lui c’était hors de questions, non, il ne pensait qu’à une seule chose lui passer la bague au doigt. Charles n’avait d’ailleurs aucune envie de se décoller de la jeune femme. Ils étaient très proches, plus proches qu’il n’aurait dû l’être. Bien trop proche par rapport à ce qui était toléré. Pourtant cela ne le gênait pas, il n’éprouvait aucun gène à s’approcher de la jeune femme, aucun gène à s’occuper d’elle. Il posa doucement sa tête contre elle, à vrai dire, il n’avait pas vraiment envie de boire du thé, même si cela faisant du bien. Non il préférait se lover contre elle et profiter de cette proximité. Il posa délicatement sa tasse qu’il avait finalement terminée avant de passer ses bras autour de la taille de la jeune femme. Intolérable ? Oui d’une certaine manière mais ni Charles ni Virginia ne semblaient penser ainsi et c’était bien ça l’important. « J’aimerais que vous m’y accompagner… ce n’est que partie remise, dans quelques temps nous pourrions y aller ensemble » Outre leur village de naissance, il avait aussi une folle envie de partir avec Virginia sur une ville de la côte. Il n’avait jamais pu voir l’océan ensemble, il se demandait d’ailleurs si Virginia avait déjà eu l’occasion d’y aller. « Avez-vous déjà vu l’océan ? » C’était une question assez importante, bien que finalement assez dénuée de sens au vue de la situation, mais le plus important pour Charles, c’était peut-être qu’ils soient tout simplement ensemble. Il sourit à sa demande, il se souvenait lui aussi des massifs de fleurs et surtout de l’odeur des roses qui emplissaient le jardin jusqu’à l’intérieure même de la maison. « Je n’y manquerais pas… » Il ne connaissait pas grands choses de ces nouveaux voisins, si ce n’est qu’ils étaient assez jeunes et assez silencieux. Charles émit un rire amusé à la dernière question de la jeune femme. En effet, celle-ci méritait une réponse « Pour échapper aux exigences de ma mère et pour gagner en liberté. Je n’en pouvais plus de toujours devoir agir parce qu’elle avait décidé qu’il devait en être ainsi, j’ai voulu prendre mon destin en main. Cela m’a permis de vous retrouver » répondit-il avant de plonger son regard dans le sien. Il avait toujours aimé ses yeux, aujourd’hui encore plus qu’avant.


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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Ven 31 Aoû - 12:20


Charles Ellison & Virginia Thornton

Aux yeux de Virginia, Aldbury était l’incarnation d’une sorte de paradis perdu. Elle avait toujours considéré ce petit village comme un Eden et le plus bel endroit sur Terre. Lorsqu’elle avait dû le quitter pour s’établir à Londres avec son oncle, elle en avait eu le coeur brisé, et avait longtemps rêvé du jour où elle pourrait y revenir. Mais à présent, même si elle espérait le revoir, elle savait qu’elle n’aurait pu y revivre à nouveau de manière définitive. Car Aldbury était certes le lieu de ses plus beaux souvenirs, mais également des pires qu’elle ait vécus. Y revenir serait s’exposer à la joie autant qu’à la mélancolie. Et puis, elle avait changé, elle le savait. Elle n’était plus cette enfant qui parcourait la campagne en courant et riant, ni celle qui aimait à se dissimuler loin des regards pour mieux profiter de la compagnie de Charles. Autrefois, elle aurait sans doute trouvé la situation qu’elle vivait en ce moment même très excitante. Se cacher des chaperons faisait partie d’un jeu, un jeu qui l’amusait beaucoup. A présent, elle se sentait plus vieille, plus usée et ces cachotteries ne la distrayaient plus du tout. Au contraire, les dissimulations lui étaient pénibles et elle ne les supportait que par amour pour lui, et parce qu’elle les espérait temporaires. Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir un mauvais pressentiment, une sensation désagréable qui l’empêchait de se dire enfin que tout serait bientôt terminé, qu’ils pourraient vivre heureux, ensemble. Mais elle préféra pour le moment garder tout cela pour elle, estimant que ce ne devait être que le fruit de ses inquiétudes. A présent, elle se trouvait à ses côtés, il lui assurait que tout se passerait bien et plus que tout elle avait envie de le croire. Tant qu’elle se trouvait là, tout contre lui, il lui semblait que rien ne pouvait lui arriver, qu’elle était en parfaite sécurité. Nul ne savait qu’elle se trouvait ici, et quand bien même, personne n’aurait osé affronter ce temps épouvantable pour venir la chercher. Désormais elle était au chaud, réfugiée près de l’homme qu’elle aimait et ce n’aurait pu être plus parfait. Sentir les battements de son coeur, son souffle chaud contre sa nuque, son odeur, tout cela lui permettait de se sentir parfaitement heureuse. Elle avait tant rêvé de cet instant qu’elle avait presque peur de se réveiller et de découvrir que tout cela n’était rien de plus qu’un simple songe.

« Je l’espère. Tant de choses me manquent là-bas... » Elle pensait notamment aux tombes de ses parents, restés au cimetière d’Aldbury. Son plus grand regret était sans aucun doute de ne pouvoir s’y recueillir lorsqu’elle le désirait, ou en ressentait le besoin. Elle se rapprocha davantage de lui, entourant son cou de ses deux bras. « Oui, quelques fois quand j’étais enfant et que mes parents désiraient se rendre à Bath. Mais cela fait si longtemps que je n’en conserve qu’un vague souvenir. » Puis, elle sourit, amusée. « Pourquoi cette question? Projetez-vous de m’y emmener? » Partir loin, voyager. C’était quelque chose qu’elle n’avait pu accomplir depuis de nombreuses années, depuis qu’elle n’était plus maîtresse d’elle-même et de son destin. Il lui semblait avoir presque oublié ce qu’était une vie sans devoir obéir aux ordres d’autrui. Au moins, grâce au prochain voyage de Charles, elle aurait la possibilité de revoir les lieux de son enfance, même indirectement, ce qui était déjà beaucoup plus qu’elle ne l’avait espéré. Elle écouta ensuite avec attention ses explications. Elle n’était pas surprise, cela lui ressemblait de vouloir ainsi s’émanciper de sa famille. Il avait toujours été indépendant d’esprit, l’une des qualités qu’elle appréciait tant chez lui. « Oui, qui aurait pu imaginer que nous nous retrouverions en un lieu si éloigné? » Elle se redressa légèrement afin de pouvoir rapprocher son visage de celui du jeune homme et caressa délicatement sa joue du bout des doigts. « Dites-moi tout Charles. Quelle a été votre vie depuis toutes ces années? Avez-vous été heureux au moins? » Il lui semblait que les années qui les avaient séparés constituaient un fossé, fossé qu’elle voulait à tout prix combler. Elle s’en voudrait probablement toujours de s’être laissée séparer de lui durant tout ce temps, mais c’était quelque chose qu’elle ne pouvait changer. En revanche, elle voulait savoir ce qu’il était advenu de lui, ce qu’il avait pu vivre.
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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Sam 1 Sep - 14:12

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[Rha je suis désolée, c'est trop nul, j'ai du mal en ce moment >.<]

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Charles n’avait pas envie de faire de sa vie, une vie d’ennuie. Il avait envie d’avoir une vie qui se méritait. Une vie dont il aurait été fier. Cela n’était pas encore le cas, il n’avait pas vraiment de fierté. Tout ce qu’il avait fait, il avait dû le faire pour espérer ne pas sombrer. Disons que travailler lui faisait du bien, cela l’avait empêché de trop penser. A l’époque, quand Virginia lui avait annoncé qu’elle avait trouvé un autre fiancé. Il avait préféré penser à autre chose, du moins il avait essayé. Cela n’avait pas fonctionné, il en était conscient, mais il ne s’était pas laissé faire. En fait, il avait tout simplement tenté de lutter contre lui-même, tenter de lutter contre ce qu’il ressentait, pour ne pas devenir une larve. D’une certaine façon ça avait fonctionné. Charles était toujours là, il avait supporté l’absence de Virginia. Mais c’était bien ça le problème, il avait juste supporté, il n’était pas passé au-dessus. Si ça avait été le cas, s’il avait réussi à l’oublier, il ne serait surement plus là aujourd’hui. C’était bien par amour et parce que la jeune femme était plus importante que toute les autres qu’il était présent. Les histoires d’amours étaient rares. Plus Charles y réfléchissait, plus il pensait à la difficulté de trouver quelqu’un qui vous corresponde vraiment. Quand on sait le nombre de personne qu’ils vivent justes à Londres, il est facile de se poser des questions. Comment trouver quelqu’un qui vous comble vraiment dans toute cette fourmilière. En y réfléchissant, Charles appréciait peu de gens, il en détestait finalement beaucoup plus qu’il ne les appréciait. Il était donc dans une situation qu’il jugeait finalement assez positive. Même s’ils allaient en avant de problèmes, ils avaient au moins la chance de se connaitre et de s’être trouvé. Charles n’avait pas besoin de rencontrer d’autres femmes, de chercher plus loin, il savait très bien qu’il s’agissait de Virginia. S’il pouvait vraiment aimer une femme, il s’agissait de Virginia. Il aurait surement pu avoir de la tendresse pour une autre, de l’amitié, mais pas de l’amour, cela n’était pas donné à tout le monde. Alors il avait le choix, soit il abandonnait cet amour pour une vie plus sereine, soit il choisissait l’amour et sa vie serait plus compliquée. Charles n’avait pas peur de devoir affronter la vie. Au contraire, une vie trop plate lui semblait des plus ennuyeuse et il préférait finalement vivre une vie plus dure mais une vie dont il serait fier. Virginia devait faire partie de cette vie, il était donc décidé à mener son but à terme.
Charles appréciait toujours autant le contact de la jeune femme et il semblait bien décidé à ne pas se décoller d’elle. En fait, au contraire, il était plus en train de se coller que de s’en aller. Il aimait l’océan, les vagues, tant de puissance, il se sentait si petit face à cet environnement. « J’aime l’océan, j’aimerais partager cela avec vous » Il aimait voir les côtes encore sauvage, ces endroits ou seul l’océan pouvait crier sa force. Là où l’homme n’était rien qu’une fourmi…
Virginia avait raison, il y avait bien peu de chance qu’ils se retrouvent si loin de leur petite ville de naissance et pourtant ils s’étaient retrouvés et pour Charles ce n’était pas une question de hasard. « Je crois qu’il y a des choses qu’on ne peut expliquer… » Comme leur amour par exemple, il ne savait pas pourquoi c’était elle, pourquoi il n’avait jamais vu qu’elle, mais il savait qu’il n’y aurait qu’elle. Charles n’avait finalement pas grand-chose à lui apprendre. « Rien de très palpitant je dois vous l’avouer. J’ai passé quelques années à étudier. Mes parents ont mis du temps avant d’accepter que je m’en aille et que je tente ma chance. En fait je ne leur ai pas vraiment laissé le choix. J’ai toute investi dans l’usine, j’ai eu de la chance… Sinon j’aurais tout perdu »


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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Dim 2 Sep - 21:36


Charles Ellison & Virginia Thornton

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la vie n’avait été tendre ni avec l’un, ni avec l’autre et Virginia ne pouvait s’empêcher de penser qu’envoyer cette fameuse lettre avait été la pire erreur de toute sa vie. Elle ne pouvait s’empêcher de regretter de s’être ainsi laissée persuader par son oncle, leur causant à tous deux une immense souffrance. Elle avait souvent pensé à ce qui se serait produit si elle avait décidé de lui envoyer immédiatement un billet pour tout démentir. Il serait sans doute venu la chercher. Ils se seraient probablement enfuis et mariés dans le secret. Ils auraient été pauvres, mais elle savait qu’ils auraient été heureux, au moins durant un temps. Car l’indigence éprouvait les caractères et les esprits. Comment être certaine qu’il ne l’aurait pas détestée au fil du temps? Comment savoir s’il ne lui en voudrait pas en l’épousant aujourd’hui, en tant que gouvernante et de plus criblée de dettes. C’était cela au fond qu’elle craignait le plus, plus que les bruits qui couraient, plus que le mépris de la société. Il semblait être prêt à défier ses parents, mais elle craignait que cette épreuve ne soit plus dure qu’il ne l’envisageait. Et s’ils faisaient, au fond, une épouvantable erreur? Elle préférait amplement terminer sa vie seule et pauvre plutôt que supporter la simple idée qu’il puisse lui en vouloir et la détester. Ces questions, elle devrait se les poser, tôt ou tard, de même que lui, car ce seraient les protestations auxquelles ils seraient confrontés. Elle aurait dû y songer dès maintenant et les lui opposer. Mais elle en était incapable. Elle ne pensait plus, ne réfléchissait plus. Il n’y avait que lui, son visage, ses yeux dans lesquels elle aimait tant se plonger, ses lèvres qu’elle mourrait d’envie d’embrasser sans oser le faire. Sa proximité, la chaleur qu’il dégageait, et surtout leur isolement, tout cela la rendait incapable de faire appel à toute raison. Elle se sentait folle, elle était folle, complètement folle. Durant des années elle s’était soigneusement appuyée sur des principes liés aux convenances, réglant sa conduite là-dessus, et voila qu’elle envoyait tout cela valser, sans l’ombre d’un remord. Elle se faisait presque peur, se sentant presque incapable de faire preuve de la moindre maîtrise en sa présence.

Elle se trouvait plus proche de lui que jamais, si proche que cela aurait sans doute été condamné par n’importe qui. Et pourtant, elle ne pouvait se décider à se détacher de lui, au contraire, c’était comme si cette présence lui était devenue absolument indispensable. A présent qu’elle l’avait retrouvé, elle n’envisageait pas de se séparer de lui. Elle voulait le suivre, où qu’il ait décidé de l’emmener. « Et j’adorerais voir l’océan avec vous. Cela ou tout autre endroit. » Si le destin les avait ainsi réunis, était-ce une volonté divine, cela signifiait-il qu’ils étaient réellement supposés terminer leur existence ensemble? Cette idée était si agréable et romanesque qu’elle avait envie d’y croire. Après tout, leurs retrouvailles étaient pour le moins invraisemblables. Elle sourit rêveusement. « C’est une belle idée, non? Que nous soyons destinés à nous retrouver. Jamais je ne l’aurais imaginé, même dans mes rêves les plus fous... »
Mais s’il était venu jusque dans le nord, ce n’était pas par le fait du hasard, mais pour des raisons bien pratiques. Bien qu’elle soit une femme et n’ait par conséquent reçu aucune éducation dans le domaine des affaires, elle avait appris à en avoir une certaine idée en entendant les conversations de ses employeurs à Milton. Elle savait parfaitement que ce type d’investissements étaient risqués, et qu’à tout moment sa situation pouvait être bouleversée. « Je vous reconnais bien là. Vous avez eu du courage, de vous opposer ainsi à vos parents. » Cela serait-il aussi facile s’agissant d’un mariage? Tant que Charles avait eu la possibilité de faire un bon mariage, il restait une chance de le voir bénéficier d’une certaine sécurité financière. Ce que Virginia apportait n’était que de la pauvreté et des dettes. Mais elle n’avait pas envie d’entendre raison, pas tout de suite, pas maintenant. Elle ne le pouvait pas. Elle sourit, amusée par la situation qu’elle vivait, si éloignée de l’image que les gens avaient d’elle. « Il me semble que toutes les commères d’Histon nous condamneraient si elles nous voyaient ainsi. Nous sommes deux imprudents et je crains que nous ne soyons tout deux perdus si cela venait à se savoir... »
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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Mar 4 Sep - 18:59

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La pluie continuait toujours à tomber, mais elle était moins vive. Ce n’était pas si mal d’ailleurs, trop de pluie ce n’était pas très pratique à la campagne. Les chemins allaient se transformer en boue, les chevaux perdraient plus souvent leurs fers, et puis on finissait aussi bien plus souvent mouillés. Bref rien de très passionnant, si ce n’est que Virginia pouvait demeurer plus longtemps à ses côtés. En tout cas pour le moment la pluie l’empêchait de partir. Mais de toute manière à voir les deux amoureux ce n’était surement pas dans son idée. Après tout, ils ne s’étaient pas vu depuis longtemps et voilà bien des années qu’ils n’avaient pas pu passer un tel moment, alors autant en profiter. Charles était un brin rêveur, cela lui causerait surement des tords, il le savait, mais il savait aussi qu’il appréciait plus la vie en tentant de voir le bon côté des choses. Il n’avait pas envie de se voir dépérir. De vivre dans un monde sans soleil, sans espoir, pour lui tout cela donnait un gout bien trop amer à la vie et il n’avait aucune envie que ce soit le cas. Et puis, il fallait bien qu’un des deux se montre plus optimiste que l’autre. Et c’était ce rôle que devait prendre Charles. C’était à lui d’avoir les épaules solides pour tenter de mener son couple au mariage. Il était donc prêt à faire face au monde, à sa famille et à la vie. Car oui, tout n’était pas si facile que ça, mais Charles le savait et il avait accepté ce fait. Seulement, il était décidé à ne pas se laisser abattre par le destin, pas comme avant. Non, aujourd’hui, il était assez âgé pour ne pas lâcher et pour savoir le chemin qui voulait emprunter, et non pas le chemin qu’on lui donnait. Après tout c’était une notion importante. La vie était faite de choix, des choix qui avaient leur importance et Charles voulait à tout prix éviter une nouvelle erreur. Il était sûr de ses sentiments. C’était d’ailleurs bien la seule chose que laquelle il ne doutait pas et il était si heureux de voir que Virginia pensait de même que cela lui donnait bien plus du courage qu’il n’aurait pensé avoir. Charles n’allait pas reculer à cause des conventions de cette société anglaise, une société des plus conservatrices qui laissaient finalement bien peu de chance à la jeunesse. Charles avait de la jeunesse, il était bien né, dans une famille riche capable de s’occuper de lui, de le lancer facilement dans une vie professionnelle. Il n’avait pas eu besoin de plus, pas besoin de sa battre, pas besoin de suer tous les jours pour arriver à se faire une place. Non cela lui avait donné un sacré avantage. Charles n’était pas homme à se reposer sur ses acquis, il savait voir ou il en était et il savait qu’il avait eu pas mal de chance. Il espérait donc pourvoir continuer dans ce sens-là, pouvoir épouser la femme qu’il désirait lui semblait le plus bel accomplissement de sa vie mais il devait encore réussir à faire sa demande et surtout à parler à sa mère. Il espérait pouvoir après amener Virginia dans leur ville natale, cela leur aurait surement fait du bien à tous les deux et puis il savait que la jeune femme y était attachée. Et sans le décès des parents de la jeune femme, ni elle ni Charles ne l’aurait quitté, vu qu’à l’heure actuelle il serait sans doute marié. « L’océan est sauvage, j’aimerais pouvoir partir avec vous sur une île déserte, cela risquerait d’être passionnant, si on enlève les serpents, les indigènes, les scorpions et tout ce que va avec » Bien sûr il n’avait aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler une île. Tout ce qu’il en savait, il l’avait tout simplement lu.

« Ma mère a toujours trop voulu dirigé ma vie, Je crois que je suis le seul à savoir ce qui me rendra heureux. Elle ne fait pas cela par méchanceté, mais elle se trompe et refuse de l’admettre. Quant aux mauvaises langues, nous avons la chance d’être seul. Personne ne pourra donc colporter sur nous et j’avoue que cette idée est agréable »


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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Jeu 6 Sep - 20:12


Charles Ellison & Virginia Thornton

Elle entendait le rythme des gouttes de pluie ralentir à l’extérieur du cottage, mais sur le moment, cela lui était égal. Elle n’avait pas envie de penser qu’il lui faudrait rentrer chez elle, ou plutôt, chez les Montgomery. Elle ne voulait pas s’arracher aux bras de Charles pour retourner dans cette demeure, raconter quelques mensonges sur l’après-midi qu’elle avait passé, puis se préparer à retourner à ses fonctions le lendemain. A présent qu’elle l’avait retrouvé, qu’elle avait la possibilité de se trouver près de lui, contre lui, elle craignait de devoir de nouveau le quitter. Ce sort auquel elle s’était résignée jusqu’à présent lui paraissait désormais inconcevable. Elle ne voulait plus vivre que des instants comme celui-ci désormais, de doux moments où elle aurait la possibilité de le voir, de lui parler, de le toucher, de l’aimer tout simplement, comme elle aurait dû normalement le faire si les choses s’étaient déroulées comme prévu. En cet instant, elle sentait qu’elle aurait été prête à tout pour lui. Il n’était pas seulement l’homme qu’elle aimait, il était également l’ami qu’elle respectait le plus et à qui elle savait pouvoir se confier. On ne pouvait pas dire qu’elle avait eu beaucoup de chance au cours de sa vie, et elle sentait que celle qui leur était offerte était précieuse, et qu’il ne fallait pas la gâcher. Néanmoins, elle savait également que tout ceci était fragile, et qu’un rien pourrait faire basculer leur situation. Oui, la société anglaise pouvait être particulièrement injuste et cruelle pour ceux qui s’aimaient en dehors des règles. Ils n’étaient certainement ni les premiers, ni les derniers à en avoir été victimes et cela l’attristait profondément. Leur bonheur aurait dû ne dépendre que d’eux et de personne d’autre. Il était injuste qu’ils n’aient droit qu’à ces quelques instants volés, même si ceux-ci était une réelle source de bonheur pour Virginia. Elle se sentait parfaitement bien, comme si chaque chose avait été à sa place. Elle le retrouvait, lui, et c’était comme si rien n’avait changé. Elle pouvait rire gentiment de son idée d’île déserte et s’en moquer un peu sans qu’il en prenne ombrage. « Je crains que nous ne finissions par mourir de faim sur votre île. » Elle avait le sentiment de réellement vivre, enfin, après toutes ces années où elle n’avait fait que survivre. Il lui semblait que son existence s’était embellie d’un éclat nouveau, différent, et elle espérait que cela durerait encore et encore, tout le reste de sa vie si une telle chose était possible. Toujours souriante, elle approcha sa main des cheveux sombres de Charles, jouant un peu avec une ou deux de ses mèches, comme elle le faisait si souvent autrefois.

« C’est vrai, personne ne le pourra, ou du moins je l’espère. Parfois les rumeurs démarrent de manière extrêmement inattendue. » A vrai dire, elle ne les craignait pas vraiment à ce moment même. Ce qu’elle craignait plutôt, était sa capacité à garder un certain contrôle d’elle-même en sa présence. Elle se souvenait parfaitement que cela lui avait toujours été difficile, et même s’ils n’avaient jamais franchi la ligne interdite, ils s’étaient conduits plus d’une fois d’une manière qui auraient fait rougir leurs parents de honte. Elle y repensait avec un certain amusement. « Mais je crois me rappeler que notre conduite passée nous a plus d’une fois exposé aux rumeurs. »
Bientôt, avec de la chance, beaucoup de chance, peut-être pourraient-ils enfin vivre comme bon leur semblait, sans se soucier de ce que pouvaient penser les uns et les autres, ou de ce qui pouvait se dire. C’est alors qu’elle réalisa qu’après cette journée, elle ne le reverrait probablement pas avant de trop nombreux jours. Elle sentait que leur séparation risquait d’être extrêmement douloureuse pour elle, ainsi que l’idée de le savoir encore plus éloigné, même si c’était pour une cause supposée leur servir tous deux. A cette pensée elle s’attrista soudainement et une ombre passa devant ses yeux. « Je réalise que lorsque vous partirez pour Aldbury, vous serez une fois de plus loin de moi. Promettez-moi que vous reviendrez aussi vite que vous le pourrez. » Elle baissa la tête, la reposant tout contre l’épaule du jeune homme, comme une enfant qui voudrait trouver refuge près de celui en qui elle a confiance.
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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Jeu 13 Sep - 11:51

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VIRGINIA&CHARLES
Reveur ? Oui il l’était, mais cela ne changeait pas le fait que Charles savait ce qu’il voulait et ou il voulait aller. Alors que certains cherchaient une vie calme et bien sous tout rapport, Charles avait envie d’une vie palpitante, vie qu’il aimerait. Il ne se voyait pas vivre comme tous ses gens, incapable de profiter de cette vie que dieu leur avait offerte. Dieu parle d’amour, la bible dit même que dieu est amour, alors pourquoi Charles se refuserait-il à l’amour ? Suivre les règles ? Toujours suivre les règles ? n’y a-t-il rien de plus ennuyeux que toujours devoir suivre les mêmes règles. Ses règles qui vous pourrissent, qui vous hantent, qui vous disent quoi faire, quand le faire. Mais Charles avait une question. Pourquoi ? Qu’elle était l’intérêt de se faire ça ? Si ce n’est d’être poli et cordial. Parce que finalement la vie c’était quoi ? Paraitre aux yeux des autres comme quelqu’un d’accompli ? Si votre voisin et le reste de l’Angleterre vous pointe du doigt, cela veut dire que vous êtes moins bien ? Charles n’était définitivement pas en accord avec cette idée. Il avait envie de vivre pour lui et non pour les autres. Il avait envie de vivre pour Virginia, pour leur couple , mais pas pour sa mère et encore moins pour la société. Car finalement, si les deux étaient obligés d’abandonner tout projet. Qui en souffrirait ? Sa mère ? Nan, La société ? Bien sur que non, eux par contre, l’histoire serait bien différente. Alors peut être que Charles n’avait tout simplement envie de s’empêcher de vivre pour les autres. Les autres pensaient-ils à lui ? Surement pas. Ils avaient fait le choix d’accepter la vie qu’on leur offrait, Charles ne le désirait pas, cela n’allait pas plus loin, il n’y avait pas de grandes explications, pas de grands discours à faire. C’était juste comme ça, c’était la vérité, il n’y avait rien de triché, rien de menti dans ses pensées. Charles était naturel, vivant, et Virginia faisait partit intégrante de sa personnalité. Il n’avait pas envie de la perdre, car cela le changerait. Il savait qu’elle était celle qui lui fallait et qu’importe les femmes qu’on pouvait lui présenter. A ses yeux aucune n’équivalait la jeune femme.

Ce jour là, dans l’intimité de son cottage, sous la pluie battante de cette journée, il savait que rien n’aurait pu être plus parfait, malgré le fait que la situation était loin d’être parfaite… et pourtant rien ne semblait pouvoir venir gâcher le bonheur qu’ils étaient en train de se créer. Vivre sur une île ? Charles en avait rêvé étant enfant. Avec le temps, il avait compris que ce n’était pas possible et qu’il était surement plus confortable de vivre ici, en Angleterre, que tout autre endroit au monde. Cependant, un petit voyage pour découvrir un autre pays, un autre continent, ne le génait pas. Au contraire, cela semblait l’intéresser au plus haut point. Mais pour le moment ce projet devait attendre. Il avait un autre en tête, un projet bien plus important. « Vous me sous estimez, je peux être très habile à la chasse. » Enfin ça, s’était un peu mentir, il tirait toujours à côté, raison pour laquelle, il n’y allait plus souvent. Charles sourit, il se souvenait de ses journées passaient dans les bras de la jeune femme. Plus d’une fois, il avait ressenti le désir d’aller plus loin, mais il savait aussi qu’il était important qu’une telle union charnelle se passe après le mariage…rien que pour la possibilité d’engendrer un enfant. Cependant, il ne put s’empêcher de rebondir sur cette phrase pour s’approcher délicatement d’elle tout en le regardant. « Méfiez-vous, il se pourrait très bien que je recommence » D’ailleurs, il ne s’était pas vraiment poussé quand elle parla de leur ville de naissance. « Je ne vais pas m’absenter longtemps…je reviendrais vite. »



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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Jeu 20 Sep - 22:08


Charles Ellison & Virginia Thornton

Aux yeux de Virginia, rien ne valait ces quelques instants volés, cette parenthèse enchantée dont elle voulait profiter avant de devoir rentrer et retourner à ses multiples devoirs. A présent, tout ceci lui semblait bien loin: les Montgomery, ses jeunes élèves, rien de tout cela n’existait plus. Il n’y avait plus qu’elle et Charles, l’homme qu’elle aimait par-dessus tout et qu’elle avait cru si longtemps perdu. Durant toutes ces années, elle avait vécu avec un souvenir. C’était son unique consolation à un moment où elle était persuadée de ne jamais le revoir. Sachant qu’il devait probablement la détester, la mépriser, elle avait préféré vivre avec les images de cette époque bénie où ils avaient la possibilité d’être ensemble et où leur futur mariage était une chose acquise. Elle regrettait de ne pas avoir davantage profité de son bonheur à cette époque, de ne pas lui avoir accordé une valeur suffisante. Elle était si persuadée de leur avenir, si certaine de passer le reste de son existence avec lui qu’elle n’avait pas pensé un seul instant que tout pouvait basculer avec une telle facilité. Mais peut-être était-ce mieux, au fond. Elle avait été insouciante et c’était sans doute ce qui lui manquait, l’insouciance. Les épreuves de l’existence lui avaient appris à quel point la vie pouvait être cruelle. Même si elle et Charles réussissaient enfin à se marier, même s’il parvenait à convaincre ses parents qu’elle était nécessaire à son bonheur, les choses pourraient toujours mal tourner. Il était injuste que son bonheur dépende de tant de facteurs. Ils s’aimaient et cela aurait dû suffire. Elle avait tant souffert qu’elle avait fini par cesser d’y croire, jusqu’au jour où ils s’étaient enfin retrouvés, et même à présent, elle craignait l’avenir. Mais aujourd’hui elle refusait de songer à tout cela. Elle était avec lui et c’était tout ce qui comptait. Il lui semblait qu’elle n’avait plus été si heureuse depuis longtemps. Le retrouver, être ainsi prêt de lui, protégée de la pluie, lui apportait plus de bonheur qu’elle aurait pu l’imaginer.

A présent qu’elle y réfléchissait, elle aurait adoré pouvoir s’échapper avec lui, fuir loin de la société, de tous ceux qui la connaissaient et la jugeaient. Mais c’était impossible et elle le savait bien, cependant cela faisait du bien de s’extirper de la réalité, même si ce n’était que pour quelques instants. Et elle aimait le fait qu’il se laisse aller à la rêverie avec elle. Elle rit, se moquant gentiment de lui lorsqu’il parla de sa soi-disant habileté à la chasse. « Ah vraiment? C’est étrange, je n’ai pas le souvenir d’un tel talent... » Elle savait parfaitement qu’il n’avait jamais été doué dans ce sport et l’avait souvent taquiné à ce sujet. C’était comme si les années de séparation n’avaient jamais vraiment existé. Pourtant, elle savait qu’ils avaient du temps à rattraper, mais elle n’avait pas oublié. Elle retrouvait les mêmes mots, les mêmes gestes, les mêmes jeux amoureux. Elle sourit d’un air malicieux, soutenant son regard. « Ah, vraiment, vous l’oseriez? » Elle sentait le poids de leur séparation peser sur elle, ne rendant leurs retrouvailles que plus intenses. Elle avait souvent été imprudente autrefois, et malgré les années et la maturité, elle craignait de l’être encore. Elle se sentait presque comme la jeune fille qu’elle était à l’époque, inconséquente et irréfléchie, peinant à réfréner ses désirs. En cet instant, seul comptait le fait qu’elle était avec lui, à ses côtés, sans chaperon d’aucune sorte. Mais bientôt, ce doux moment aurait une fin, et elle ne pourrait plus espérer le voir durant de longs jours. Elle ferma les yeux, appuyant doucement son front contre le sien. « Promettez-le moi... je ne serai pas tranquille tant que vous ne serez pas revenu. Le destin s’est tant acharné contre nous que je peine à croire que tout ceci soit bel et bien réel... »
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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Dim 23 Sep - 8:24

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VIRGINIA&CHARLESCharles n’était pas médium , il ne pouvait pas prévoir la réaction de sa famille à l’avance. Il savait finalement peu de choses sur la psychologie humaine et peut être était-il encore trop frais pour savoir que pour l’argent les gens sont capables de bien des choses. Mais dans son cas, il n’y avait pas qu’une histoire de billets, mais bien une histoire d’honneur familial qu’il n’avait finalement jamais compris. Pour lui, l’honneur était autre chose, quelque chose qui nous grandissait d’une certaine manière et cela n’avait rien à voir avec le mariage. Alors oui, il était surement bien trop fais pour savoir ce que la vie lui réservait. Charles était un idéaliste, un rêveur, un homme qui aimait s’enfuir de ce quotidien morose qu’on lui proposait. Ses parents ne l’avaient jamais compris, la seule chose qu’ils avaient toujours désiré c’était tout simplement que leur fils rentre dans le rang, qu’il fasse comme tout bon fils de bonne famille et cela résidait en particulier dans l’obéissance. Obéissance que Charles avait bien du mal à accepter. Il était assez rétif si l’on puis dire, mais jamais désagréable. Car Charles restait quelqu’un de sympathique et finalement de gentil ce qui lui donnait une certaine faiblesse face à ce genre de relations sociales. Il n’était cependant pas un idiot, et il savait qu’il était plus facile de se jouer de lui que de se jour d’un autre. Mais Charles était aussi un homme décidé et sa famille le savait très bien. Sa mère avait réussi à le séparer de Virginia une fois, elle n’y arriverait pas une deuxième fois. L’homme était d’ailleurs en colère. En colère contre cette femme qui lui avait donné la vie mais qui semblait désormais incapable de penser à lui. Après tout la seule chose qui l’intéressait, c’était d’empêcher les ragots. Car oui, si Charles se mariait avec une gouvernante, nul ne doute que ça allait faire du bruit et que sa famille en prendrait un coup. Egoïste ? D’une façon oui, il était égoïste, mais il ne voulait plus revivre de telles années. Et puis, il ne pouvait aimé une autre femme, alors pourquoi se forçait à vivre un mariage ou chaque jour lui semblerait être une torture. Non, Charles était prêt à lutter et ses parents étaient sans doute loin de se douter que leurs fils possédaient des réserves cachées. Mais autant les garder pour lui pour le moment. Charles savait très bien qu’il allait jouer à pile ou face, le pire c’est qu’il n’était pas sûr de pouvoir accorder confiance à sa mère, elle lui avait déjà tant menti.

Il n’avait finalement pas envie de partir voir sa mère pour lui parler de ses projets, mais il était tout de même quelqu’un qui assumait en quelque sorte et si il devait se marier, il devait en parler à ses parents. A vrai dire, il avait bien faillit prendre une autre solution : se marier et les prévenir après, mais il n’avait pas voulu les mettre devant le fait accompli. Il n’avait jamais eu de doute quant à ses sentiments pour Virginia, et aujourd’hui, une fois de plus, il savait qu’il n’aimerait qu’elle. La vie les avait changé mais leur amour était demeuré intact, il semblait même avoir grandi, la distance avait dû fortifier le désir, ce qui n’était pas plus mal. Il posa son front contre le sien, et profita quelques secondes de ce contact en restant silencieux. Charles aimait le silence, il trouvait qu’il possédait bien des vertus et qu’un moment de silence pouvait remplacer bien des phrases. Doucement il releva la tête pour regarder la jeune femme, une mèche rebelle lui barrait le regard, il la remit délicatement en place. « Je vous le promet, je ne les laisserais pas nous séparer une fois de plus. Mais promettez-moi vous aussi d’être forte car vous serez la victime directe de cette promesse. ». Aucun mensonge, il savait parfaitement qu’il irait jusqu’au bout, mais il savait aussi que Virginia allait devoir faire face à des choses seules, et ça il ne pourrait le faire pour elle.



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MessageSujet: Re: I have waited so long for this day [Charles & Virginia]   Sam 29 Sep - 13:47


Charles Ellison & Virginia Thornton

Virginia savait qu’à l’instant où Charles parlerait d’elle à ses parents, ils risqueraient de déclencher une réaction en chaîne. Elle savait qu’ils ne verraient probablement pas cette union d’un bon oeil, malgré le fait qu’elle soit la fille de leurs vieux amis disparus. Ces anciennes relations ne comptaient plus vraiment face à l’état de pauvreté dans lequel se trouvait la jeune femme aujourd’hui. Elle n’avait rien d’un parti idéal, bien au contraire et elle ne pourrait apporter à leur fils aucune fortune. Un mariage était avant tout une transaction qui aurait dû permettre au jeune homme de s’assurer une certaine sécurité financière. Au lieu de cela, il allait devoir annoncer à sa famille qu’il choisissait de prendre pour épouse une gouvernante, et de plus endettée. Non, elle n’espérait pas que les Ellisons donnent leur bénédiction, mais en revanche, elle espérait qu’ils acceptent la situation, par amour pour leur fils. Elle craignait réellement qu’ils rejettent tout en bloc et menacent même de le renier. Elle savait que cela lui ferait de la peine, à lui, mais également à elle. Elle ne se rappelait que trop bien de la bonté dont les parents de Charles faisaient preuve à son égard à une certaine époque, voyant déjà en elle leur future belle-fille. Leur mépris serait sans aucun doute extrêmement dur à supporter, et elle ignorait comment elle réagirait, et comment lui réagirait. Elle ne savait que trop bien à quel point se trouver séparé de sa propre famille était douloureux, elle n’osait imaginer ce qu’il en était lorsqu’une telle situation était provoquée par la volonté de cette dite famille. Elle ignorait ce qui les attendait, et cela lui faisait peur car elle ne pouvait prévoir la manière dont l’un et l’autre réagiraient si le pire des scénarios venait à se produire. C’était bel et bien là ce qu’elle craignait le plus, bien davantage que les commérages qui ne tarderaient sans doute pas à suivre. Car si réellement ils se fiançaient, tous le sauraient, sans la moindre exception et ils seraient l’objet de multiples racontars. Charles serait-il exclu de la société pour avoir choisi une simple gouvernante? Elle l’ignorait, mais le craignait, non pas par peur d’en être privée, mais parce qu’elle ne voulait surtout pas être cause d’une quelconque souffrance pour lui. Il était l’être qu’elle aimait le plus au monde, celui que, plus que jamais, elle désirait épouser et elle ne voulait certainement pas être un poids pour lui, ni aujourd’hui, ni jamais.

Elle aurait réellement voulu l’accompagner chez ses parents pour l’aider à faire face à la situation. Elle s’en voulait de rester à l’écart et savait également qu’elle serait terriblement angoissée, jusqu’au jour où il reviendrait pour lui rapporter ce qu’il s’était produit là-bas. La promesse qu’il lui fit la toucha réellement. Tous deux avaient eu bien plus que leur part de malheur, il était temps à présent qu’ils puissent se retrouver. Elle leva les yeux et plongea son regard dans le sien. « Vous savez que je n’ai plus aucune famille qui puisse interférer. Si vous êtes à mes côtés, je me sens capable de tout affronter. » Elle prit la main du jeune homme dans la sienne et en embrassa tendrement la paume. Elle n’aurait pu être plus heureuse qu’en cet instant. Soudain, une brusque pensée lui vint à l’esprit et elle laissa échapper un léger rire. « Oh et Lady Montgomery qui vous voyait déjà courtiser sa fille ! Je n’ose imaginer ce qu’elle pensera de moi lorsqu’elle saura. » Elle ne craignait pas de l’affronter cependant, non pas du tout. Elle savait que la tante de Charles était bien loin d’être une mauvaise femme. Elle était simplement une mère particulièrement concernée par l’avenir de ses filles, et qui verrait probablement Virginia comme une sorte de rivale ou une intrigante lorsqu’elle saurait la vérité. Mais elle finirait par s’y faire, sans aucun doute. Elle n’aurait pas vraiment le choix, après tout.
La jeune femme jeta un coup d’oeil par la fenêtre, où la pluie avait pratiquement cessé. Le temps était toujours plutôt gris, mais les rayons de soleil ne tarderaient sans doute pas à éclairer la campagne. « Dire qu’il me faudra bientôt repartir... J’aimerais ne plus avoir à vous quitter, jamais. »
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